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Susana Nunes
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Maman et entrepreneuse ✍️ J'écris sur la maternité & la paternité 🎙️ Créatrice du podcast Gardiens de la Naissance : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2
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Mama_ourse 1 week ago
L'écart de salaire entre hommes et femmes passe de 7 % sans enfant à 22 % avec enfant. Tu as bien lu. L'écart TRIPLE avec l'arrivée d'un bébé. La fameuse « pénalité maternelle ». Et en partie à cause de 3 idées reçues qui sont FAUSSES : - 50/50, c'est équitable - le PACS est aussi bien que le mariage - il faut travailler dur pour gagner sa vie Beaucoup de mères se retrouvent dans une situation de dépendance économique, sans comprendre comment elles en sont arrivées là. Tellement le cheminement est fait de conventions sociales et de non-dits. Et, en cas de séparation, leur niveau de vie chute de 20 %, alors que celui de leur partenaire augmente. Si tu veux t'outiller sur ce sujet, que ce soit pour trouver des solutions pour commencer à épargner ou à investir, ou alors pour comprendre ce qui te bloque financièrement, rejoins-moi au Sommet de la Souveraineté Financière des Mères, qui a lieu dans quelques jours. Mon intervention porte sur le transgénérationnel et l'argent : comment l'histoire de nos parents et grands-parents impacte notre relation à l'argent aujourd'hui, et surtout comment s'en libérer pour construire une relation plus apaisée. Parce que tant qu'on ne comprend pas d'où viennent nos blocages, on continue de se saboter. Le sommet, c'est : → un événement 100 % gratuit, en ligne → des intervenantes de qualité sur des sujets concrets → des outils pour transformer ta relation à l'argent Lien d'inscription : #SouveraineteFinanciere #Maternite #egaliteFemmesHommes #IndependanceFinanciere #educationFinanciere #nostrfr #money #maternity image
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Mama_ourse 1 week ago
50 % des couples envisagent de se séparer dans la première année après la naissance de leur enfant. Et 25 % finissent par le faire. La moitié. Pas parce qu’ils ne s’aiment plus. Pas parce que « un bébé, ça passe ou ça casse », comme me l’a dit un jeune papa récemment. Mais parce qu’on ne les a jamais préparés à ce qui les attend vraiment. Il y a quelques mois, j’ai créé un quiz pour les couples en projet bébé, pour les aider à identifier leurs zones de fragilité. Je ne m’attendais pas du tout au succès qu’il allait rencontrer. J’ai d’abord bricolé un simple formulaire. Puis j’ai été dépassée par la suite des événements et j’ai dû le réduire à une version PDF… qui, malgré tout, continuait d’avoir beaucoup de succès. Depuis cette semaine, je suis toute en joie. J’ai la chance d’avoir un mari autodidacte, passionné de challenges techniques, qui croit profondément en moi. Et qui m’a offert une toute nouvelle version de ce quiz ✨ Portée par l’excitation de la nouveauté, j’ai aussi étoffé le guide qui l’accompagne : un parcours en 10 étapes, à raison d’une par semaine, pour aborder chaque sujet en profondeur, avec à chaque fois des passages à l’action concrets et pratiques. Oui, je sais. C’est sans doute un peu trop pour un outil gratuit. Peut-être qu’un jour je l’intégrerai à mon modèle économique. Mais en attendant, si tu es en projet bébé, il est tout neuf, tout beau, et accessible en un clic : #FutursParents #PreparationNaissance #VieDeCouple #ChargeParentale #ParentaliteConsciente #CoupleEtParentalite #PostPartum #CoParentalite #ProjetBebe #CongeParental #nostrfr #parenting
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Mama_ourse 1 week ago
Près d'un couple sur deux traverse une crise ou se sépare dans l'année qui suit l'arrivée d'un bébé. On parle beaucoup du baby blues. De la fatigue. De la charge mentale. Mais très peu de la sexualité en postpartum. Comme si c'était secondaire. Comme si ce n'était pas assez important pour mériter qu'on s'y attarde. Pourtant, la sexualité est un puissant vecteur de connexion, de communication dans le couple. Dans le nouvel épisode du podcast Gardiens de la Naissance, j'ai invité Roxane, créatrice de Maternité Sauvage et accompagnatrice en sexualité sacrée. Elle a vécu exactement ce dont je parle. Son premier accouchement a été traumatique. Cette expérience l'a complètement coupée de son corps et de sa sexualité : "C'était une déconnexion totale. Mon énergie sexuelle avait disparu." Le silence s'est installé dans son couple. Pas parce qu'ils ne s'aimaient plus. Mais parce qu'ils ne savaient pas comment en parler. Puis sa deuxième fille est née à la maison. Une naissance libre, choisie, puissante. Et ça a rallumé quelque chose en elle. C'est après cette naissance qu'elle a découvert les pratiques taoïstes et la sexualité sacrée avec son mari. Une révélation qui a transformé leur couple. Ce qu'elle partage dans cette conversation : 1. Ce qui change dans le corps d'une femme après avoir enfanté 2. Pourquoi le silence s'installe 3. Le modèle de sexualité qu'on nous a vendu ne fonctionne pas 4. Le toucher sensuel vs le toucher sexuel 5. Le concept taoïste de "garder la marmite frémissante" 6. Il n'y a pas de délai "normal" Comme Roxane, je suis convaincue que le postpartum peut être une opportunité. Une opportunité de redécouvrir son corps. De réinventer l'intimité avec son partenaire. De construire quelque chose de plus profond. Mais pour ça, il faut briser le silence. Il faut oser dire : "Voilà où j'en suis. Voilà ce dont j'ai besoin." Si vous êtes parents ou futurs parents, je vous invite à écouter cet épisode. Seul·e ou en couple. Cette conversation peut être le début de quelque chose de plus grand. Une intimité retrouvée. Une sexualité réinventée. 🎧 Épisode 3 du podcast Gardiens de la Naissance, disponible sur toutes les plateformes. À propos de moi : Je suis Susana, créatrice du podcast Gardiens de la Naissance. J'accompagne les futurs pères et les couples à se préparer ensemble à l'arrivée de leur bébé. #postpartum #parentalite #couple #sexualite #intimite #naissance #maternite #paternite #podcast #gardiendelanaissance #nostrfr #sex image
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Mama_ourse 2 weeks ago
Quand j'ai appris que j'étais enceinte d'un garçon, c'était un choc. Je m'étais projetée comme maman de filles mais jamais de garçons. Et honnêtement les modèles d'hommes autour de moi me faisaient peur… J'ai donc passé beaucoup de temps à me former. Merci à Elodie Da Silva pour ses newsletters si qualitatives. Et à Aurélia Blanc pour son livre "Tu seras un homme féministe mon fils". Car clairement élever un garçon (ou des enfants en général !), ce n’est pas simple aujourd'hui. Entre nature et culture, on navigue dans un terrain subtil. Personnellement, la question m'est arrivée tout de suite : comment éduquer mon petit garçon pour qu’il devienne un homme doux, respectueux, capable d’exprimer ses émotions, féministe… sans nier ses besoins physiologiques, son énergie, sa façon d’apprendre. Sans l'empêcher d'être fort ? Parce qu’au-delà des discours idéologiques, la science le confirme : il existe des différences physiologiques et développementales entre les garçons et les filles. 👉 Les garçons ont souvent un besoin de mouvement plus important, un apprentissage plus kinesthésique, une régulation du stress qui passe par l’activité physique. 👉 Le jeu physique pour eux n’est pas un “défouloir”, mais un canal d’apprentissage majeur. 👉 Le système scolaire actuel pénalise souvent ces besoins, créant stress, agitation, diagnostics précoces. Mais reconnaître ces différences ne signifie pas valider les stéréotypes. Au contraire : c’est leur offrir à nos garçons, à nos hommes de demain, les conditions d’un épanouissement complet - humain, émotionnel, physique. L’objectif n’est pas d’en faire “un homme fort” ou “un homme sensible”, mais de l’aider à devenir un homme libre, capable de s'écouter et écouter les autres. Capable d'exprimer ses émotions, sa vulnérabilité ET exprimer sa force, sa puissance. -- Je suis Susana et je me pose (beaucoup) de questions sur la place de l'homme et des pères dans notre société patriarcale. J'ai créé le podcast Gardiens de la Naissance pour donner de la place à leurs récits personnels intimes dont on manque cruellement aujourd'hui. #education #masculinites #parentalite #boys #kids #parenting #famille #nostrfr image
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Mama_ourse 2 weeks ago
J'étais enceinte de ma première fille et inscrite au CHU, une maternité de niveau 3. Dans ma tête : sécurité maximale, surtout que ma fille était en siège. Je me disais que c'était une grande structure, "ils ont sûrement l'habitude, ils vont savoir m'accompagner." Sauf que voilà ce qui s'est passé : → Proposition de césarienne d'emblée (alors que la césarienne a plus de risques qu'un accouchement par voie basse d'un bébé en siège) → Radio du bassin imposée (alors que ces mesures n'ont aucune valeur prédictive) → Accord pour la voie basse… sans vra soutien car aucune personne du personnel était vraiment formée pour accompagner un accouchement physiologique d'un bébé en siège. Ce jour-là, j'ai compris que le niveau d'équipement d'une maternité ne dit rien sur sa capacité à accompagner la physiologie. Puis, l'été dernier, j'ai visité Bumi Sehat à Bali. Une clinique associative à prix libre. Zéro comparaison avec nos structures ultra-équipées. Leurs statistiques ? Bluffantes. - Utilisation d'instruments quasi inexistante - Transferts en urgence rarissimes - Taux de césariennes extrêmement bas Leur secret ? Ils respectent la physiologie. Vraiment. Profondément. Au point que même quand le bébé est en détresse, ils ne se pressent pas pour couper le cordon et l'éloigner de la mère. Au contraire, ils utilisent même le cordon comme un moyen de pomper sur le placenta et réanimer le bébé de manière physiologique. Alors je me pose la question : qu'est-ce qui réduit vraiment les risques ? Multiplier les surveillances et générer du stress ? Ou respecter le corps, accompagner la physiologie, créer un environnement de confiance ? Je précise : je ne suis pas contre l'hôpital. Quand il y a une vraie complication, le plateau technique sauve des vies. Mais je suis convaincue que nous sommes allés trop loin dans la médicalisation systématique. Cette quête du risque zéro par la technologie a créé de nouveaux risques : interventions en cascade, complications iatrogènes, traumatismes de naissance. Le choix de la maternité influence profondément le vécu de grossesse, d'accouchement et de post-partum. Et surtout, on a le droit de droit de changer quand on ne se sent pas écouté.e ou respecté.e. De changer de sage-femme. De gynécologue. De maternité. Pour aider les futurs parents dans ce choix, j'ai créé une checklist complète des questions à poser + un générateur de projet de naissance personnalisé (le plus complet disponible gratuitement à ce jour). 👉 Inscris-toi à ma newsletter pour accéder à l'article complet + recevoir les outils gratuits : #Maternite #Grossesse #Accouchement #Nostrfr #birth #pregnancy
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Mama_ourse 3 weeks ago
Dans mon dossier médical de maternité, il est écrit : "a mal vécu son séjour à la maternité". Pas "a été mal accompagnée". Pas "aurait eu besoin de plus de soutien". Non. J'ai mal vécu. Comme si c'était MA faute. MA responsabilité. MON échec. Pourtant, j'avais suivi tous les cours de préparation. Même fait des préparations complémentaires réputées. Une amie médecin m'a parlé aussi de son dossier : "très agitée, risque de dépression post-partum", alors qu'elle était juste en colère parce qu'on avait jeté son colostrum et donné du lait artificiel à son bébé sans lui dire. Alors pourquoi cette responsabilisation systématique des mères ? Parce que reconnaître l'inadaptation du système, c'est s'engager dans un combat de plus : - Plus de moyens pour les hôpitaux - Plus de sage-femmes - Des formations renforcées à la physiologie - Un vrai accompagnement émotionnel Les soignant.e.s sont déjà épuisé.e.s, sous-payé.e.s, surchargé.e.s. Je ne leur en veux pas personnellement. Mais je refuse qu'on continue à faire porter aux mères la responsabilité d'un système défaillant. Ce qu'on oublie c'est que les femmes n'ont jamais eu à affronter un enfantement et un post-partum isolées, sans village de soutien. Physiologiquement, ce n'est pas normal. D'où les taux alarmants de dépression post-partum aujourd'hui en France, ainsi que de suicides maternels (la première cause de décès des jeunes mamans). Pourtant, il existe des pistes. Depuis 5 ans je me creuse la tête : comment bien vivre son accouchement et son post-partum dans ces conditions ? J'ai identifié 2 pistes essentielles qui peuvent vraiment changer la donne. Et non, je ne parle pas de techniques de respiration ni de préparations à la naissance coutant plusieurs centaines d'euros. Je parle de 2 choses simples que tout couple peut mettre en place, indépendamment de ses moyens. Et qui font TOUTE la différence. 👉 Inscris-toi à ma newsletter pour recevoir l'article complet où je détaille les 2 pistes, immédiatement applicables : #Maternite #PostPartum #Accouchement #Parenting #MamaWarrior #Nostrfr #birth
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Mama_ourse 3 weeks ago
« Je suis désolé… je ne voulais pas pleurer. » C’est ce que me dit un jeune père en plein milieu de notre entretien. Il me raconte l’enfantement de sa femme, et surtout ces quelques secondes où leur bébé n’a pas respiré tout de suite. Ce n’était pas long. Sa femme ne s’en est même pas rendu compte. Le bébé allait bien. Mais pour lui, c’était une éternité. Un moment où il s’est senti totalement impuissant. Il baisse les yeux, il essaie de reprendre son souffle, et il s’excuse. S’excuser de pleurer alors qu’il a vécu un choc immense. S’excuser de ressentir quelque chose de profondément humain. C’est une scène que je vois souvent : dès que l’émotion déborde, beaucoup de pères se reprennent très vite. Comme si ce n’était pas légitime. Comme si leur vécu passait automatiquement en second plan. Parce que « ce n’est pas eux qui accouchent ». Parce que « tout s’est bien terminé ». Parce que leur rôle, on leur dit, c’est d’assurer, de tenir, de soutenir. Et surtout, de ne pas s’effondrer. Sauf que devenir père, ce n’est pas juste être le pilier à côté. C’est traverser des moments intenses, parfois violents, parfois magiques, souvent bouleversants. Et les jeunes pères ont très peu d’espaces pour en parler. Souvent aucun, en fait. C’est pour cette raison que j’ai créé Gardiens de la Naissance. Pour que les futurs et jeunes pères puissent enfin déposer ce qu’ils vivent. Pour qu’ils puissent se sentir soutenus, considérés, accompagnés. Et pour leur donner des clés concrètes afin de mieux soutenir leur partenaire, leur couple, leur famille - sans s’oublier eux-mêmes dans le processus. Parce qu’un père accompagné, c’est une famille plus solide. Cherche "Gardiens de la Naissance" dans n'importe quelle app de podcast ou demande-moi le lien en commentaire :) #paternité #naissance #parentalité #accompagnementpérinatal #doula #jeunespères #famille #postpartum #vulnérabilité #gardiensdelanaissance image
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Mama_ourse 0 months ago
"Les pères aussi souffrent. Mais personne ne leur demande comment ils vont." Somsac a perdu son père à 5 ans. Il n'a jamais eu de modèle paternel. Avant la naissance de son premier fils, sa compagne a fait deux fausses couches. Il m'a dit : "Je pensais pas m'attacher aussi rapidement. Mais je me suis beaucoup projeté. À chaque fois, on changeait de prénom. Et quand c'est parti, c'est un rêve qui part." Personne ne lui a demandé comment il allait. Il a ravalé sa tristesse. Il a coupé son ressenti. Il s'est dit qu'il devait être fort pour elle. Mais c'était difficile d'être présent pour les grossesses suivantes, trop peur de revivre une perte. Puis, pour le premier accouchement, Somsac et sa compagne voulaient accoucher de manière plus naturelle. Normalement c'était OK avec la maternité et les sages-femmes les ont laissés faire, mais dans une posture de surveillance. Pas d'accompagnement. Plutôt : "Si vous faites une connerie, on rattrapera." Somsac m'a dit : "On se sentait un peu démunis. On voulait plus de soutien, plus de compréhension. Mais on sentait qu'on sortait du cadre." Puis il y a eu l'allaitement. Ou plutôt, l'impossibilité de le lancer. Des sage-femmes qui leur ont donné de mauvais conseils. Qui ont été violentes avec sa femme épuisée. L'allaitement a duré 48h alors que sa femme y tenait. Enfin, pour le troisième enfant, ils ont choisi d'accoucher à la maison. Et là, tout a changé. Somsac a même réceptionné son fils. Il m'a dit : "C'est une autre sensation, une autre expérience. C'est vraiment moi qui l'ai touché en premier. C'est moi la première personne qui l'a pris dans les bras." Ce que j'apprends tous les jours avec les interviews que je fais pour Gardiens de la Naissance c'est que les pères portent un poids invisible. Celui de devoir être forts. De soutenir sans montrer qu'ils souffrent. De s'inventer un rôle sans modèle, sans mode d'emploi, souvent sans soutien. Somsac m'a dit : "Au début, je me suis dit que ça viendrait, que ce serait instinctif. Et en fait, non." Ce qui est instinctif, c'est de reproduire les modèles hérités. Même s'ils ne sont pas bons. Même s'ils ne correspondent pas à nos valeurs. Si on veut faire autrement, il faut reformater. Déconstruire. Réapprendre. Et ça, personne ne nous le dit. Je crois profondément que la naissance est un moment fondateur. Pas seulement pour les femmes. Aussi pour les pères. Et surtout pour un couple, une famille. 👉 Pour écouter l'épisode avec Somsac, cherche Gardiens de la Naissance sur n'importe quelle app de podcast. Ou demande-moi le lien en commentaire :) image #Paternite #Naissance #SanteMentale #Accouchement #FaussesCouches #ChargeEmotionnelle #fathers #GardiensDeLaNaissance #nostrfr #parenting
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Mama_ourse 1 month ago
"Cette société ne soutient pas les jeunes parents" C'EST FAUX. Elle fait bien pire. Elle interfère. Elle sabote. Elle leur rend la vie dure tout en prétendant faire le contraire. Ne pas soutenir, ce serait les laisser seuls, les abandonner. Or, ce n'est pas du tout ce qui se passe. On est omniprésents dans leur vie. Mais cette présence n'est pas soutenante. Elle est contraignante, stressante, parfois violente. Quelques exemples concrets : Pendant la grossesse : On sur-médicalise, on stresse avec la notion de risque permanent, alors que physiologiquement, une grossesse a besoin de sérénité pour bien se dérouler. Pendant l'accouchement : On met la pression dès le jour du terme pour déclencher, alors qu'on sait qu'il y a une marge d'erreur sur cette date et que le déclenchement sans indication médicale augmente les risques. Pour l'allaitement : On dit "l'OMS recommande un allaitement exclusif jusqu'à 6 mois" tout en sabotant les projets d'allaitement dès la maternité avec des pratiques inadaptées, et en faisant reprendre le travail aux mères au bout de 10 semaines. Pour le mode de garde : On dit "trouvez vite un mode de garde" alors que le choix est plus que limité et que les parents finissent par laisser leur bébé avec des personnes qu'ils ne connaissent pas. Pour le congé parental : On dit "mais si vous voulez plus de temps, prenez un congé parental" alors qu'il est scandaleusement peu indemnisé : 428€ par mois maximum. Moins que le RSA (635€ pour une personne seule). Je l'ai vécu : grossesse angoissante, accouchement et allaitement sabotés, difficultés énormes pendant le post-partum complètement minimisées. Sur mon dossier, il est écrit : "a mal vécu son séjour à la maternité". Comme si c'était de ma faute. Alors que c'est le système qui est défaillant. Somsac, père de 3 enfants, raconte lui aussi son parcours dans le dernier épisode de mon podcast Gardiens de la Naissance. Il parle de l'impuissance ressentie en maternité, de l'allaitement saboté, des fausses couches dont personne ne lui a demandé comment il les vivait. Et de l'accouchement à domicile de son troisième enfant, où il a enfin pu être pleinement présent. Cette société ne se contente pas de ne pas soutenir les parents. Elle leur rend la vie dure. Il est temps de le dire. Il est temps de changer les choses. 👉 Cherche "Gardiens de la Naissance" dans n'importe quelle plateforme de podcast ou demande moi le lien en commentaire image #Parentalite #SanteMentale #ViolencesObstetricales #Allaitement #CongeParental #PolitiquesFamiliales #Paternite #NaissancePhysiologique #Parenting #nostrfr
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Mama_ourse 1 month ago
Ce que personne ne dit aux futurs parents sur la date du terme (spoiler : elle n'est pas si précise) Quand on m'a annoncé la date de mon terme, j'ai juste noté l'information. J'étais heureuse d'avoir un repère, de pouvoir me projeter. J'étais loin d'imaginer la marge d'erreur possible et ses conséquences. Le déclic ? Une amie italienne enceinte en même temps. Sa maternité en Italie lui avait calculé un terme avec une semaine et demie de différence par rapport à sa maternité française. Une semaine et demie ! Quand on sait que dès quelques jours de dépassement, la pression pour un déclenchement se fait sentir (et qu'on connaît tous les risques associés à un déclenchement... cette différence n'est pas anodine. Voici ce que personne ne nous dit : La date du terme est une date PROBABLE basée sur un calcul théorique. Elle est calculée sur un cycle régulier de 28 jours. Or : → Nous n'avons pas toutes un cycle régulier → Nous n'avons pas toutes un cycle de 28 jours → Un stress ou un simple rhume peuvent perturber le cycle → Les études montrent des variations selon l'échographe qui vont jusqu'à 5/7 jours ! Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est le rôle crucial du partenaire dans les derniers jours. Et cela personne n'en parle non plus... Pour que le travail se lance naturellement, il faut de la sérénité. Le stress freine la production d'ocytocine, l'hormone indispensable à l'accouchement. Le rendez-vous à la maternité, le partenaire qui tourne en rond, la famille qui appelle tous les jours... tout cela freine le début du travail. La posture du partenaire les deniers jours avant le terme est donc DÉTERMINANTE. Dans ma prochaine newsletter, je détaille comment, précisément, il ou elle peut jouer un rôle déterminant dans ces derniers jours et pas uniquement pendant l'accouchement. Recevoir cette newsletter : #Grossesse #Accouchement #Maternite #birth #futurfather #paternite #dadtobe #nostrfr #futurpapa image
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Mama_ourse 1 month ago
"On vole l’accouchement aux pères." C’est une sage-femme qui me l’a dit. Elle a accompagné des accouchements à domicile pendant des années et préparait toujours les pères pour qu’ils puissent soutenir leur partenaire, même en cas de transfert à l’hôpital. Elle leur faisait faire des tableaux, connaître les différentes phases du travail, savoir quoi faire exactement à chaque étape. Selon elle, c’était indispensable : sans pères bien préparés, le risque de cascade d’interventions était trop important. Mais elle ajoutait quelque chose qui m’a frappée : « C’est triste. Ce n’est pas leur rôle. Cette pression leur vole leur propre entrée dans la paternité. » Et elle avait raison. On demande aux pères d’être des remparts, des garants de sécurité, des soutiens permanents. Mais on leur laisse rarement l’espace pour vivre leur propre naissance intérieure. On leur demande d’être solides, informés, performants… mais pas vulnérables, comme s'ils n'étaient pas en train de se transformer eux-mêmes. Et pourtant, cette transformation est essentielle. Devenir père, ce n’est pas juste accompagner, soutenir sa compagne. C’est un travail intérieur profond, un passage initiatique, une manière de se découvrir, de se relier à son enfant et de trouver sa place dans la famille. Avec Gardiens de la Naissance, c’est exactement ce chemin que je propose aux futurs pères. Pas pour leur apprendre à “mieux gérer” un accouchement. Mais pour leur offrir un espace où ils peuvent vivre leur transformation, accueillir leurs émotions, trouver leur place, et soutenir leur partenaire sans s’effacer. #paternite #parentalite #naissance #doula #accouchement #postpartum #famille #parentalite #nostrfr
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Mama_ourse 1 month ago
« Tu as été courageuse d’accoucher à la maison. » C’est une phrase qu’on me dit souvent et presque toujours après avoir appris que j’avais déjà vécu une césarienne. À chaque fois, elle me laisse pourtant un peu perplexe. Je ne me suis jamais sentie particulièrement courageuse. Au contraire, j’avais peur. Peur d’aller à la maternité, peur de ne pas réussir à refuser la péridurale, peur de ne pas réussir à faire entendre mes choix, peur d’être bousculée ou de ne pas être respectée. Peur de la cascade d’interventions. Peur de revivre une césarienne. Même en enfantant à la maison, dans un cadre pourtant choisi et préparé, j’ai douté. J’ai désespéré. J’ai demandé à partir à la maternité. J’ai demandé la péridurale. Ce qui m’a aidée à traverser ces moments-là n’avait rien d’héroïque : une sage-femme qui m’a ramenée au réel avec calme et lucidité ("si on fait ça, tu vas sûrement accoucher sur la route") et mon mari qui m’a proposé tout simplement de manger pour reprendre des forces. Alors quand on me parle de courage, je crois qu’on se trompe souvent d’endroit. Pour moi, le courage immense est chez les femmes qui partent à la maternité avec un projet d’enfantement physiologique, chez celles qui arrivent à dire non à une péridurale pourtant disponible et régulièrement proposée, chez les couples qui tiennent face à une équipe médicale qui ne soutient pas leur projet de naissance. Il est aussi chez celles et ceux qui parviennent à éviter la cascade d’interventions, ou à s’en extraire malgré tout. Le courage n’est ni un lieu, ni une méthode, ni une performance. C’est rester actrice de ses choix, même quand la peur est là - et parfois précisément parce qu’elle est là. — Je suis Susana, doula, et j’accompagne les femmes et les couples à reprendre leur place, leur voix et leur pouvoir de décision, quel que soit le lieu de naissance. #doula #enfantement #projetdenaissance #choixéclairés #autonomie #respectdelafemme #parentalité #accompagnement #naissance
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Mama_ourse 1 month ago
Il s’est fondu en larmes devant moi. De vrais sanglots, comme un enfant. Et moi je suis restée complètement immobile, paralysée par la surprise. Quelques jours plus tôt, je lui avais parlé de Gardiens de la Naissance. Je cherchais des témoignages de pères. Il m’a recontactée immédiatement, sans que j’aie besoin de le relancer. Je pensais qu’il avait envie de partager une expérience positive, tellement il avait l’air volontaire. Et puis, en plein milieu de l’entretien, il s’effondre. Il me demande d’arrêter l’enregistrement. Je ne comprends pas ce qui remonte en lui, il venait de me raconter la naissance de ses filles, comment sa femme avait été incroyable. Il fini par me raconter que le post-partum de sa deuxième fille a été le moment le plus traumatique de sa vie. Sa partenaire a développé une psychose, mais le diagnostic a mis du temps à être posé. Pendant des semaines, il a vécu dans une confusion totale, sans soutien, sans comprendre ce qui se passait. Il s’est senti démuni, incapable d’aider, incapable de rassurer sa fille et de protéger son bébé. Le tout s’est terminé par un divorce très violent dans sa rapidité. Aujourd’hui encore, il n’ose pas s’approcher de son ex-femme : la panique remonte immédiatement. Il a honte. Un père doit “tenir”, “protéger”, “être fort”. Il me cite même des statistiques sur l’impact du divorce sur les enfants - comme pour justifier rationnellement un échec qui n’est pourtant pas le sien. Je lui ai dit qu’il avait fait de son mieux. Qu'il portait trop. Et qu'il est un papa incroyable, que chaque weekend je me sens coupable tellement je le vois plus disponible et joyeux que moi pour ses filles. Cinéma, piscine, vélo, skate… ils ont toujours plein d'activités sympas programmées, alors que pour moi amener les enfants au marché et à la bibliothèque, c'est déjà beaucoup. Et là, quelque chose s’est relâché en lui. Il s’est senti moins seul. Et il a senti qu'on reconnaissait tous ses efforts pour compenser le divorce face à ses filles. C’est aussi pour cela que j’ai créé Gardiens de la Naissance. Parce qu'aujourd'hui c'est un vrai défi d'être père dans une société où il n'y a plus vraiment de village de soutien. Où les pères peuvent se retrouver démunis, incapables de soutenir seuls leur partenaire. Le podcast sort très bientôt ! Si tu es un papa et que toi aussi tu veux partager ton récit de paternité, envoie-moi un petit message ! #paternite #pere #parentalite #postpartum #naissance #doula #nostrfr #santementale #dad #famille
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Mama_ourse 2 months ago
Lettre ouverte aux sage-femmes du CHU de Nantes J'ai assisté à l'audience d'Elena Legal, sage-femme pratiquant des accouchements à domicile, poursuivie par votre ordre professionnel. J'ai vu votre présence dans cette salle. Vous vous trompez de combat. Vous vous battez contre une sage-femme qui répond à un besoin réel : celui de femmes pour qui l'hôpital représente une violence inacceptable, souvent après des traumatismes vécus. Des femmes qui ont le droit d'être accompagnées par une professionnelle compétente dans leur choix de naissance. Vous vous battez contre une sage-femme qui place le respect et la santé des femmes au cœur de sa pratique, qui assume ses choix sans se cacher derrière des protocoles désincarnés. Vous vous battez contre une consœur qui, de toute façon, a besoin de vous pour assurer la continuité des soins. Une professionnelle qui exerce depuis des années sans qu'aucune famille n'ait jamais porté plainte contre elle. C'est un gâchis. Un gâchis pour Elena. Pour ses patientes, aujourd'hui désemparées. Pour votre profession. Pour nous toutes, et notre liberté de choisir comment mettre nos enfants au monde. Le vrai problème n'est pas Elena et sa posture militante. Le problème n'est pas les accouchements à domicile. Le problème n'est pas "ces femmes inconscientes qui refusent la maternité". Le problème, c'est l'état catastrophique des services de santé en France. Le manque de moyens. Le manque de reconnaissance. L'épuisement des soignants. Face à ce système qui nous broie, il est tentant de désigner un bouc émissaire. De nous diviser plutôt que de remettre en question les vraies responsabilités. De cibler une consœur isolée plutôt que d'affronter collectivement ceux qui vous épuisent : manifester, faire grève, dire haut et fort que ça suffit. Je connais vos conditions de travail difficiles. Je connais le manque de reconnaissance scandaleux dont souffre votre magnifique métier. L'arrogance de certains médecins face à vous. L'écart de salaire injustifiable malgré vos années d'études et vos responsabilités immenses. Je vous aime pour avoir choisi ce métier. Et je sais que beaucoup d'entre vous êtes aussi des mères, des femmes qui avez peut-être vous-mêmes vécu des violences obstétricales. Nous portons toutes nos blessures et nos luttes. Si un jour vous commettez une erreur et que vous vous retrouvez face à une suspension, je vous souhaite sincèrement ceci : Que les femmes que vous accompagnez se mobilisent pour vous défendre. Que les familles prennent position dans les médias, sur les réseaux sociaux. Qu'elles financent vos frais juridiques. Que lors de votre audience, des dizaines de personnes posent un jour de congé en semaine pour venir vous soutenir. Car oui, aujourd'hui nous étions une centaine. Des familles de tout type d'origines, de profil. Une centaine à faire plus d'une heure de route pour qu'Elena ne soit pas seule. Alors qu'elle n'est "que" notre sage-femme. Parce quu'Elena ne nous a pas "accouchées". Elle nous a écoutées. Elle a accompagné et respecté nos choix, notre corps, notre rythme. Elle nous a fait sentir protégées. Elle a accueilli nos enfants avec ses compétences de sage-femme expérimentée, mais aussi avec un amour qui change tout. Cette mobilisation massive, c'est la preuve concrète de son professionnalisme et de ses compétences - bien plus parlante que n'importe quel diplôme ou protocole. Car les sage-femmes sont au service des femmes et de leurs bébés, pas au service d'un système. Vous aussi, vous êtes extraordinaires. Je l'ai vu de mes propres yeux. Quand l'une de vous m'a protégée face au discours agressif d'un anesthésiste alors que j'étais en plein travail. Quand l'une de vous m'a dit, les larmes aux yeux, que c'était beau ce que nous vivions avec mon conjoint, qu'elle ne voyait pas souvent d'accouchements physiologiques. Quand l'une de vous a passé 30 minutes à me masser la tête pendant que je pleurais, mon bébé loin de mes bras après ma césarienne. Oui, vous aussi vous êtes extraordinaires quand vous exercez votre métier avec votre cœur et humanité. Votre énergie, votre colère, votre légitimité de professionnelles : dirigez-les vers les vrais responsables. Vers ceux qui vous épuisent, vous sous-paient, vous méprisent. Vers ce système qui étouffe votre vocation. Ne laissons pas l'institution nous diviser. Nous toutes - mères, soignantes, femmes - méritons mieux. Nous méritons un système qui ne nous épuise pas, ne nous traumatise pas, ne nous oppose pas les unes aux autres. Nous avons toutes à gagner à nous soutenir, à défendre la diversité des pratiques respectueuses, à exiger ensemble de meilleures conditions pour TOUTES les naissances. Les femmes ont besoin de vous. Dans les hôpitaux comme à domicile. #AccouchementADomicile #SagesFemmes #ViolencesObstetricales #RespectDesChoix #AAD #Nantes #DroitsDesFemmes #SanteDesFemmes #Nostrfr #BurnoutSoignants #NaissanceRespectueuse
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Mama_ourse 2 months ago
"Les hommes ne pleurent pas" Ces dernières semaines, j’ai mené plusieurs interviews de pères pour mon podcast Gardiens de la Naissance. Et, à chaque fois, j’ai vu la même chose : des hommes qui pleurent. La naissance de leurs enfants a laissé en eux une trace puissante, souvent difficile à raconter sans que les émotions remontent. L’un d’eux m’a demandé d’arrêter l’enregistrement tellement c’était intense. Un autre n’était pas sûr de pouvoir continuer. Et puis il y a eu ce père de quatre enfants, qui me parlait de la naissance de sa petite dernière, accueillie dans leur salon, près d’un poêle à bois flambant neuf pour réchauffer la maison. Il me décrivait ce moment suspendu où les aînés sont arrivés quelques minutes après, en découvrant leur petite sœur avec des yeux émerveillés. Il m’a raconté aussi leur première nuit, tous ensemble dans le salon, et son fils aîné qui l’a aidé à entretenir le feu, fier de participer à ce moment presque initiatique. Pendant qu’il me parlait, ses yeux se sont embués. Il a ri, un peu gêné, et il a lâché cette phrase qu’on entend encore si souvent : « Les hommes ne pleurent pas. » Ce qui est fascinant, c’est que 100 % des pères que j’ai interviewés ont pleuré. Tous. Certains en silence, d’autres en me demandant de couper l’enregistrement. Des femmes qui pleurent j'en ai l'habitude. Pleurer devant des gens aussi. Surtout quand on parle de naissance (oui, du coup je pleure assez souvent 😅). Mais là c'est nouveau pour moi. Et visiblement pour eux aussi. J’ai senti, à chaque fois, à quel point ça leur coûte de laisser sortir ces émotions. Comme si leur propre vécu autour de la naissance n’avait jamais vraiment eu sa place. Comme si, parce que « ce n’est pas eux qui accouchent », ils n’avaient pas le droit d’être bouleversés. Avec Gardiens de la Naissance, je veux offrir cet espace-là. Un espace où les pères peuvent raconter, ressentir, se reconnaître dans les récits des autres. Un espace où leur puissance et leur vulnérabilité coexistent sans contradiction. Parce que pour devenir un père conscient - vraiment présent, impliqué, connecté - il faut autre chose que des modèles du passé ou des blagues de potes qui cachent leur émotion derrière l’humour. Le podcast sort très bientôt ! Si tu es un papa et que toi aussi tu veux partager ton récit de paternité, envoie-moi un petit message ! #paternite #parentalite #naissance #emotions #famille #nostrfr #fathers #birth
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Mama_ourse 2 months ago
Aimons les enfants-roi. Encore plus que les autres. Suite à l’une de mes dernières publications, j’ai reçu énormément de commentaires me disant que je faisais du mal à ma fille. Parce que je ne l’oblige pas à dire s’il te plaît et merci en toutes circonstances. Parce que je ne la force pas à obéir sans condition. On m’a expliqué qu’elle deviendrait “un petit tyran”. Un “enfant-roi” dans ce sens très français du terme, qui ne repose sur rien : aucun critère, aucune donnée, aucune étude. On m’a aussi dit que je devais lui faire du chantage, lui faire connaître la violence, “parce que c’est comme ça, il faut apprendre la vie”. Et puis les commentaires habituels : ces enfants “insupportables”, ces enfants “trop”, ces enfants qui seraient la preuve que les parents d’aujourd’hui sont laxistes. Je vais être très claire : ces discours me sont insupportables. Les enfants apprennent par imitation. Ce sont nous, les adultes, leurs modèles. Un enfant “insupportable” n’est pas un enfant tyran. C’est un enfant qui manque de sécurité intérieure, un enfant qui n’a pas trouvé un cadre cohérent autour de lui. S’ils sont insupportables, c’est peut-être parce que la société autour d’eux l’est d’abord. Et ça, c’est notre responsabilité à nous, les adultes. Pas la leur. En les appelant “enfants-roi” ou “enfants insupportables”, on pose la responsabilité sur leurs épaules. On fait comme si leur comportement était une faute personnelle. Alors qu’ils sont… juste des enfants. Jamais coupables. Des enfants qui demandent - avec leurs moyens d'expression à eux - à être compris, sécurisés, aimés. C’est pour ça que j’écris : aimons ces enfants-là encore plus que les autres. Parce qu’ils en ont cruellement besoin. Parce que si nous continuons à répéter qu’ils deviendront forcément des adultes irrespectueux, nous créons nous-mêmes cette fatalité. Nous fabriquons ce que nous redoutons. Et en plus, nous leur collons des étiquettes qui peuvent leur coller à la peau toute leur vie. — Je suis Susana, doula, et j’accompagne les futurs parents à faire la part entre les injonctions sociétales et les besoins réels, physiologiques, de leurs enfants. Parce que comprendre l’enfant, c’est aussi se libérer de tout ce qu’on nous a fait croire. #parentalite #enfants #education #famille #enfance #psychologie #nostrfr #parenting
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Mama_ourse 2 months ago
Récits extraordinaires d’allaitement - qui ne devraient pas l’être On pense souvent connaître “l’allaitement maternel”. Mais quand on écoute les femmes, leurs histoires racontent tout autre chose : un monde riche, multiple, profondément humain. Les récits que je te partage aujourd'hui ne datent pas d’un autre siècle. Ils ont eu lieu ces dernières années, je les ai entendus personnellement : 👉 Une mère portée par sa communauté Cette maman ne pouvait pas allaiter son bébé. Alors ses amies se sont mobilisées. Elles ont donné leur lait, se sont relayées, ont organisé une vraie chaîne de solidarité pour nourrir cet enfant. Une chaîne qui a tenu des mois ! 👉 Deux sœurs qui ont choisi le co-allaitement Leurs bébés sont nés à quelques semaines d’intervalle. En partant d'une blague, elles ont décidé de co-allaiter. Dès que nécessaire elles se partageaient leurs bébés. Elles ont partagé leur temps, leur énergie… et même leur corps. 👉 Une mère en deuil, entourée par la sororité Après la perte de son fils aîné, elle n’avait plus la force d’allaiter son nouveau-né. Alors ses amies ont pris le relais. Elles ont nourri son bébé pendant qu’elle traversait les jours les plus sombres de sa vie. Et, quand elle a repris assez de force, elle a pu continuer d'allaiter. 👉 Une athlète de haut niveau et l’allaitement long Entraînements quotidiens, compétitions, voyages… Et pourtant, cette sportive professionnelle allaite son bébé ET sa fille de 4 ans. Dans les vestiaires, entre deux séances, en déplacement. Elle prouve que le corps peut être à la fois performant et profondément maternant. Ce que ces histoires peuvent sembler extraordinaires. Mais en réalité, elles s’inscrivent dans quelque chose de très ancien : la diversité des formes d’allaitement qui ont toujours existé. Pendant des millénaires, l’allaitement long, le co-allaitement, l’allaitement partagé étaient… la norme. Ce n’était ni surprenant, ni marginal, ni héroïque. C’était la vie. La survie même. La transmission. Aujourd’hui, nous avons surtout perdu la mémoire de cette diversité. Et avec elle, beaucoup de femmes pensent qu’il n’existe qu’une bonne façon d’allaiter. Pourtant, il n’y a pas “un” allaitement maternel. Il y en a autant que de femmes, de bébés, de familles, de communautés. Et tous méritent d’être entendus et respectés. — 🌱 Je suis Susana, doula, et j’accompagne les femmes à vivre leur grossesse, leur enfantement, leur post-partum et leur allaitement avec confiance, douceur et puissance. #allaitement #maternite #parentalite #postpartum #doula #sororite #nostrfr #breastfeeding
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Mama_ourse 2 months ago
J'ai eu plus de suivi médical pour une chirurgie esthétique que pour ma césarienne. Il y a quelques années, j'ai subi une chirurgie orthognatique : une correction de la mâchoire pour traiter un décalage qui me créait des tensions chroniques dans tout le dos. C'était une chirurgie dite "de confort", accessoirement esthétique. Techniquement complexe (fracturer un os pour le rallonger artificiellement), mais réalisée par une petite incision interne. Le protocole de suivi : → 3 jours d'hospitalisation → Surveillance médicale constante → "Faites attention en vous levant, reposez-vous" → Rendez-vous de contrôle hebdomadaires, puis mensuels → Suivi jusqu'à 1 an post-opératoire → Accompagnement orthodontique en parallèle Quelques années plus tard, j'ai eu une césarienne. Pour ceux qui ne le savent pas, une césarienne implique : → L'incision de 7 couches de tissus (peau, graisse, fascia, muscles abdominaux, péritoine, utérus) → Le déplacement temporaire d'organes → L'extraction du bébé → La suture méticuleuse de chaque couche C'est une chirurgie abdominale majeure. L'une des plus pratiquées au monde. Le lendemain de mon opération : → "Levez-vous" → "Occupez-vous de votre bébé" → "Massez vous-même votre cicatrice" Je n'avais même pas le courage de la regarder. Je suis sortie de la maternité en fauteuil roulant, incapable de marcher. On m'a dit que cela n'avait "rien à voir avec la césarienne", que je m'étais "sûrement coincé le dos avec la fatigue". Je signalais qu'un côté de ma cicatrice tirait anormalement. On me répondait qu'elle était "belle". J'ai dû chercher par moi-même un ostéopathe compétent. Lui m'a confirmé ce que je ressentais : des adhérences cicatricielles qui m'empêchaient de marcher normalement. J'ai eu un unique rendez-vous de suivi à 3 semaines post-opératoire. Mon ressenti a été réduit à une phrase dans mon dossier médical : "A mal vécu son séjour à la maternité." Toujours les mères qui "vivent mal" des situations. Jamais les situations qui sont objectivement inadaptées. Si la césarienne ne concernait pas exclusivement les femmes, nous n'en serions pas là. Aucune autre chirurgie majeure n'est aussi systématiquement banalisée et sous-suivie. C'est un problème de santé publique, mais aussi un révélateur sociétal. Nous vivons dans une société qui : → Minimise la violence de l'acte chirurgical quand il concerne la naissance → Attend des femmes qu'elles se "lèvent" immédiatement après une opération majeure → Leur confie la charge d'un nouveau-né 24h/24 sans temps de récupération → Pathologise leur ressenti plutôt que de questionner les protocoles Les conséquences sont graves : → Complications non détectées (adhérences, infections, douleurs chroniques) → Impact sur la santé mentale maternelle → Difficultés dans le lien mère-enfant → Séquelles physiques à long terme C'est une honte collective de prendre si mal soin des mères, et donc des enfants d'aujourd'hui, des adultes de demain. Les femmes méritent mieux. Les bébés méritent mieux. Nous pouvons faire mieux. — Je suis Susana, doula, et parmi mes multiples passions… je pourrais écouter des récits de naissance à l'infini. Et pleurer à chaque fois. De tristesse, de colère, de bonheur. Et si tu me racontais le tien ? #SanteMaternelle #Cesarienne #SantePublique #DroitsDesFemmes #MedecineObstétricale #PostPartum #Doula #Chirurgie #Nostrfr #Birth
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Mama_ourse 2 months ago
"J'ai eu une enfance merveilleuse" C'est ce qu'affirmait Arno Stern, alors qu'il avait été un enfant juif. Qu'il avait vécu en Allemagne nazie, la guerre, la terreur, la persécution. "J'ai eu une enfance merveilleuse parce que, même si mes parents ne possédaient plus rien, ils m'ont transmis l'attachement." Cette phrase m'a profondément bouleversée. Elle m'a renvoyée à ma propre histoire. Mes parents se sont sacrifiés pour ma sœur et moi. Ils ont donné leur corps, leur esprit au travail : 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pendant des années. Quelques jours de vacances seulement, réservés aux fêtes de famille. Tout cela pour que nous ne manquions de rien. Pour que nous soyons bien habillées, bien nourries, bien formées. Mais voilà l'ironie cruelle : nous avons manqué de tout. Ce lien d'attachement dont parle Arno Stern, nous ne l'avions pas. Nous n'avions pas leur présence, leur cœur, leur bienveillance. Le confort matériel était là, mais le lien essentiel nous échappait. Aujourd'hui, comme beaucoup de personnes de notre génération, on se retrouve à faire des années de thérapie, à tout remettre en question, à chercher du sens… ou peut-être simplement à chercher cet attachement qui nous a manqué. Et je me surprends même à reproduire le même schéma de temps en temps. Travailler plus pour gagner plus, pour offrir plus à mes enfants. Alors qu'au fond, ils ont juste besoin que je sois là. Ce témoignage m'a rappelé l'essentiel : la richesse véritable d'une enfance ne se mesure pas en biens matériels, mais en présence, en attention, en liens authentiques. Merci à Cédric Rostein de l'excellent podcast Papatriarcat et André Stern pour cet épisode qui m'a permis de prendre conscience de ce piège dans lequel nous tombons si facilement. — Je suis Susana, doula, et j’accompagne les parents à être présents, attentifs et bienveillants avec leurs bébés, pour leur offrir ce qui ne s’achète pas : un lien profond et durable. #parentalite #attachement #enfance #famille #bienveillance #psychologie #heritage #sensdelavie #nostrfr #parenting
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Mama_ourse 2 months ago
"On ne peut pas compter sur les hommes." "Ils ne sont jamais là quand il faut." "Les hommes sont des lâches." "On ne peut pas leur faire confiance." J'ai écrit ces phrases d'une traite cette semaine. Sans réfléchir. Parce qu'elles vivaient en moi depuis toujours. Depuis plusieurs années, je travaille sur ce qu'on appelle la "blessure du féminin" : cet héritage transgénérationnel de femmes qui se sont sacrifiées, effacées, soumises. Je veux être une femme épanouie dans mon corps, libre de ce poids. Mais cette semaine, j'ai réalisé quelque chose de bouleversant. Ma blessure du masculin est tout aussi profonde. Et personne ne m'en avait jamais parlé. Ces femmes de ma lignée ne se sont pas sacrifiées dans le vide. Elles se sont effacées, battues, soumises… essentiellement à des hommes. Leurs pères, leurs maris. Des générations entières construites sur l'opposition, la méfiance, parfois la violence. Le problème ? Cette méfiance qui ne m'appartient pas parasite régulièrement ma relation de couple. En discutant avec mon mari, j'ai pris conscience que ces croyances inconscientes créaient des tensions invisibles. Mon conjoint est présent, fiable, engagé. Mais une partie de moi, héritée de mes ancêtres, ne peut pas pleinement lui faire confiance. Dans l'univers du développement personnel et de la thérapie, on travaille énormément sur le féminin sacré, la guérison du féminin blessé. C'est essentiel. Mais la blessure du masculin ? Celle qui se transmet de mère en fille sous forme de méfiance systémique envers les hommes ? On en parle peu. Pourtant, son impact est considérable : → Sur nos relations amoureuses → Sur notre capacité à faire confiance → Sur la manière dont nous éduquons nos fils et nos filles → Sur notre rapport au masculin en général La conscientiser, la verbaliser, la partager avec mon conjoint… a tout changé en 48 heures. C'est la puissance de la prise de conscience. De nommer ce qui était invisible. Si tu es une femme, je t'invite à explorer cette question : → Quelles croyances portes-tu sur les hommes ? → Peux-tu réellement leur faire confiance ? → Ces croyances viennent-elles de ton expérience personnelle ou de ton histoire familiale ? → Quel impact ont-elles sur tes relations professionnelles et personnelles ? Ce travail de conscientisation des transmissions intergénérationnelles est au cœur de mon accompagnement en tant que doula. C'est aussi pourquoi j'ai créé "Gardiens de la Naissance", la première série audio spécifiquement destinée aux futurs pères : pour reconstruire un pont entre le féminin et le masculin, dès la naissance. Parce que guérir nos blessures du masculin, c'est aussi permettre aux hommes de retrouver leur place. Leur vraie place. #Intergenerationnel #DeveloppementPersonnel #Couple #Psychologie #Guerison #Feminin #Masculin #Nostrfr