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Susana Nunes
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Maman, entrepreneuse & un peu magicienne ✍️ J’écris sur la maternité, la paternité & l’invisible 🎙️ Podcast Gardiens de la Naissance : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2 🔮 J’explore tes blocages (même les vieux dossiers) & on les transforme
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Mama_ourse 2 weeks ago
Je l'entends souvent dans les témoignages de jeunes mamans : leur partenaire n'est pas violent, il n'est pas absent au sens physique du terme, mais il n'est pas vraiment là. Et la femme, elle, finit par tout porter, la charge mentale, la charge émotionnelle, la charge relationnelle. Sans que personne n'ait voulu ça. Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, j'ai eu une conversation avec Zeinab Ben Slimane, experte en trauma et système nerveux, sur ce que ce déséquilibre dit du masculin blessé, et sur ce qu'on peut en faire. Ce qu'elle pointe est précis : le masculin blessé ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. Il peut être dans le contrôle. Mais il peut aussi être dans l'effacement total, et c'est cette deuxième forme qui est la plus invisible, la plus répandue, et souvent la plus difficile à nommer. Ce que j'ai trouvé vraiment bien dans cette conversation, c'est qu'elle ne pointe personne du doigt. Elle explique d'où ça vient, comment le trauma se transmet biologiquement de génération en génération, et ce que les deux partenaires peuvent faire pour changer la dynamique. Un épisode pour les futurs pères et les couples qui veulent comprendre ce qui se joue vraiment sous la surface et avancer vers plus d'équilibre, ensemble. Par ici : https://fountain.fm/episode/eGtqr3g0rK3JVv1Sav4h #paternity #couple #trauma #masculin #nostrfr #systemenerveux #parenting #gardiensdelanaissance #value4value #guerisoninterieure #father @Fountain
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Mama_ourse 2 weeks ago
On parle beaucoup de la femme en période de préconception d'un bébé. Son alimentation, ses cycles, ses bilans. Et c'est légitime. Mais à que moment parle-t-on de l'impact de la santé de l'homme dans cette histoire ? La qualité du sperme (sa mobilité, l'état de l'ADN qu'il transporte...) se construit sur les deux à trois mois qui précèdent la conception. Ce n'est pas figé, c'est vivant, et c'est directement influencé par ce qu'il fait au quotidien, son hygiène de vie. Et cela a un impact pas que sur la conception et la santé du bébé, mais aussi sur les nausées du premier trimestre, les fausses couches, le bon fonctionnement du placenta. Je suis consciente que ce n'est pas une information facile à recevoir par beaucoup d'hommes, qui se sentent déjà visés au quotidien par tout un tas d'injonctions. Mais en être conscient ça change tout. Cela veut dire qu'ils ont un vrai rôle à jouer dès la préconception. Cela leur donne une fenêtre d'action réelle. Concrètement : la chaleur excessive (bonjour les caleçons synthétiques trop serrés), le tabac qui fragmente l'ADN spermatique, l'alcool en excès, le stress chronique qui impacte la testostérone, certains perturbateurs endocriniens du quotidien... tout ça joue. Quelques ajustements sur trois mois font une vraie différence biologique. Mais ce qui m'intéresse encore plus, c'est ce que ça change dans la tête. Quand un futur père comprend qu'il est déjà acteur, pas en soutien, pas en spectateur bienveillant, mais biologiquement dans le jeu, quelque chose se déplace. Le projet d'enfant n'est plus porté par un seul corps. Il est cocréé, depuis le départ. C'est justement le sujet d'un épisode bonus de Gardiens de la Naissance : #paternity #preconception #fertility #epigenetics #futurpapa #parenting #gardiensdelanaissance #pregnancy #nostrfr
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Mama_ourse 3 weeks ago
Sébastien est père de cinq enfants. Lorsque je l'ai interviewé pour le podcast, je m'attendais à quelqu'un qui me parlerait de paternité avec l'assurance de celui qui a depuis longtemps trouvé sa place. Ce que j'ai eu à la place, c'est un homme qui a commencé par me décrire, avec une tranquillité presque amusée, le père qu'il n'avait pas été. À son premier accouchement, il se décrit lui-même comme le cameraman. Présent techniquement, mais spectateur d'une aventure qui se passait dans le corps de sa compagne et pas vraiment dans le sien. Il allait travailler. Il rentrait. Il subvenait aux besoins. Sa compagne se sentait seule, et lui ne s'en rendait pas compte. Ce qui change au deuxième enfant, c'est un geste simple : l'haptonomie. Il pose ses mains sur le ventre de sa compagne, il appelle le bébé, le bébé vient. "Je n'étais plus en marge de quelque chose", dit-il. Pour la première fois, la grossesse devient réelle pour lui aussi, depuis l'extérieur. Il passe de cameraman à acteur (de nouveau ses mots). Et, à chaque naissance suivante, quelque chose se construit un peu plus : le portage, la présence à l'accouchement, un lien d'attachement qui change progressivement la dynamique du couple et de la famille entière. Ce que j'observe depuis que j'accompagne des familles autour de la naissance : les pères ne sont pas absents parce qu'ils ne veulent pas être là. Ils sont perdus parce que personne ne leur a montré comment entrer dans la danse. Et cette absence a des conséquences réelles, pour la mère qui porte plus, pour le couple qui s'étiole doucement, pour l'enfant qui le ressent. Sébastien le dit avec une précision qui va au-delà du ressenti : les taux de testostérone qui baissent chez le père impliqué, les changements neurologiques liés à la proximité avec le nouveau-né, la densité du lien d'attachement quand on s'y donne vraiment. Et quand ce lien est là, la mère peut souffler. Le couple respire. Les enfants le sentent. Un père mieux préparé, c'est une mère qui va mieux, un couple qui tient, une famille qui respire différemment. C'est pour ça que ce podcast existe : faire circuler ces témoignages, vers les pères, vers les femmes, vers les professionnels qui accompagnent des familles. L'épisode complet avec Sébastien est ici : https://fountain.fm/episode/JYdQN5N2EAkSE56GrlwS Tu l'entendras parler également de la solitude de la traversée du deuil périnatal en tant que père et de son 5ème enfant, "le boss de dernier niveau". #paternity #birth #naissance #father #death #attachement #maternity #haptonomie #deuil #parenting #value4value #couple #nostrfr @Fountain
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Mama_ourse 3 weeks ago
Messieurs : je ne vous vois pas comme des “mecs”. Je sais, je ne suis pas française, il y a des mots que je ne saisis pas pleinement. Mais “mec”… j’ai vraiment du mal. Il y a quelque chose de détaché dans ce mot, comme s’il effaçait quelque chose en vous. Comme s’il décrivait celui qui fait le minimum, qui passe à côté. Comme je suis passionnée de langues, je suis allée creuser l’étymologie : “mec” vient de l’argot du XIXe siècle. Il désignait un souteneur, un proxénète. “Maque”, “maquereau”, “mec” : c’est la même famille de mots. Un homme qui existe dans l’ombre des femmes, pas par lui-même. Quelque chose de ce flottement est resté, je crois. Cette image d’un homme un peu en retrait, un peu en marge de lui-même. Moi, je vous vois comme des hommes. Des hommes avec une puissance infinie qui ne demande qu’à être reconnue, par vous, avant tout. C’est ce que je porte avec Gardiens de la Naissance. Et oui, parler de puissance masculine en tant que femme, dans un monde où les rapports hommes-femmes sont encore en train de se redéfinir, je sais que ça peut surprendre. Je l’assume. Parce que ce que j’observe, c’est que trop d’hommes arrivent à la naissance de leur enfant sans s’y être vraiment préparés, à côté de leur bottes. Je sens et j’entends leur impuissance, voire leur détresse. Si tu t’apprêtes à devenir père, voilà ce que je veux te dire : ta partenaire n’a pas besoin d’un mec. Ton bébé non plus. Ils ont besoin d’un homme ancré, quelqu’un qui tient. Pas une autorité, pas un sauveur. Quelqu’un qui crée une bulle de sécurité autour d’eux, et qui la tient même quand c’est difficile. Ce rôle, Patrice le décrit de façon bouleversante dans l’épisode 5 du podcast. Pour lui, tenir ce rôle, c’est faire confiance à l’intuition de sa femme et à son corps. C’est travailler ses propres peurs pour ne pas les déposer sur elle. C’est être capable de dire non, même à une figure médicale d’autorité, quand il s’agit de protéger l’intégrité de la femme qui accouche ou de son bébé. Ce n’est pas héroïque. Ce n’est pas inné non plus. Et ce n’est pas une critique : c’est un constat. Les pères d’aujourd’hui naviguent dans un contexte que leurs propres pères n’ont jamais connu : des naissances de plus en plus médicalisées, des attentes de coparentalité très élevées, peu de modèles pour incarner ce rôle de soutien profond sans tomber dans le contrôle ou l’effacement. Les premiers gestes avec ton bébé ? Ton instinct peut t’emmener loin. Mais savoir comment être là pour ta partenaire quand elle dit qu’elle n’en peut plus, sans minimiser, sans prendre le dessus sur ce qu’elle veut vraiment… ça, ça ne s’improvise pas. C’est pour ça que je suis là. (Ce message s’adresse aux pères, parce que c’est à eux que Gardiens de la Naissance est dédié. Mais il vaut pour tout co-parent qui n’a pas vécu la grossesse et l’accouchement de l’intérieur.) #futurfather #birth #father #PostPartum #parenting #GardiensdelaNaissance #nostrfr
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Mama_ourse 1 month ago
Lors de ma première grossesse, mon mari n'était pas sûr de vouloir couper le cordon. Je trouvais ça bizarre. J'étais convaincue que c'était son rôle, son moment. J'avais tort. Il a fallu une formation avec Robin Lim, sage-femme reconnue, personnalité de l'année 2011 désignée par la CNN, pour que je comprenne vraiment ce que ce geste représente. Et ce qu'on rate en réduisant la place du père à une paire de ciseaux. Au lieu de prendre les ciseaux, elle leur propose de prendre le cordon dans le creux de leur main. De le sentir battre. Ce geste surprend l'équipe médicale. Mais une fois qu'il a senti ce pouls sous ses doigts, quelque chose se passe. Il devient le gardien de l'intégrité physique de son bébé. Personne ne coupe ce cordon avant qu'il ait terminé son travail. Et cela devient le symbole de son entrée dans la paternité. Elle m'a aussi appris que dans certaines cultures, on préfère que ce soit un inconnu qui coupe, pour que le père ne soit pas symboliquement celui qui pose ce premier geste de séparation entre la mère et son enfant. Cela m'a beaucoup questionnée sur notre façon d'intégrer les pères à la naissance. On leur donne quelque chose à faire. Un geste symbolique, rapide. Et on appelle ça leur moment. Ce n'est pas suffisant. La vraie place d'un père à la naissance ne tient pas dans une paire de ciseaux. Elle tient dans sa capacité à être informé, présent, et à protéger ce qui compte. Si tu travailles avec des couples qui attendent un bébé, ou si tu es toi-même en attente, je parle beaucoup plus en détail de tout cela dans le défi Gardiens de la Naissance, un programme audio pensé pour les futurs pères. #naissancephysiologique #accouchement #parenting #father #maternity #birth #nostrfr
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Mama_ourse 1 month ago
Clotilde était enceinte de jumeaux. Le gynéco voulait lui prescrire une injection pour la maturation des poumons. Elle n'était pas en menace d'accouchement prématuré, elle avait des questions, elle voulait peser le pour et le contre. Son mari Patrice était là. Il a dit : "On prend les papiers, on réfléchit, on revient vers vous." Le médecin s'est senti vexé. Ce n'est pas une histoire contre le corps médical. C'est une histoire sur ce que ça veut dire, concrètement, d'être présent pour sa femme pendant une grossesse. Pas présent comme "je viens aux échographies". Présent comme : je connais son projet, je comprends ses droits et, quand elle est en position de vulnérabilité face à un praticien, je suis là pour que la décision soit éclairée, pas précipitée. Clotilde est doula. Elle accompagne des couples vers la naissance depuis des années. Et elle dit quelque chose que j'entends rarement formulé aussi clairement : "si j'avais été seule ce jour-là, j'aurais probablement cédé". Car elle était en position de fragilité, sous la pression de quelqu'un en blouse blanche qui attendait une réponse tout de suite. La place du père pendant la grossesse, on en parle souvent en termes de présence émotionnelle. Rarement en termes de protection concrète. Pourtant c'est peut-être là que ça se joue le plus, dans ces rendez-vous où le temps presse, où le jargon intimide, où la femme enceinte est seule face à un protocole qui n'a pas été discuté avec elle. J'ai interviewé Clotilde dans l'épisode 7 du podcast Gardiens de la Naissance, juste après avoir partagé le puissant récit de son mari dans l'épisode 6. Elle parle de tout ça, et aussi de ce que ça a coûté, dans leur couple, d'en arriver là. L'épisode sur @Fountain : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2 #grossesse #accouchement #parenting #nostrfr #value4value #maternity #couple #twins #birth #doula #father
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Mama_ourse 1 month ago
Oups, je crois que j'ai fait caca. Non ce n'est pas une erreur de titre. C'est littéralement le sujet dont je veux parler aujourd'hui. Parce que c'est un de ceux qu'on aborde rarement avant un accouchement alors que son impact est réel. Sur le déroulement du travail. Sur le vécu de la femme. Sur la réaction du partenaire. Quand une femme ne sait pas que c'est possible, elle accueille son bébé avec un sentiment de honte. Quand elle le sait mais en a peur, elle se retient. Et se retenir pendant le travail, ça freine l'ocytocine. Ce qui ralentit les contractions. Ce qui peut complexifier l'accouchement. Tout ça pour un tabou. Après devenir parents, notre rapport à cette production de notre corps change. Car essuyer les fesses d'un autre être humain devient notre quotidien. Faire caca avec du public aussi (si tu ne connais pas la chanson de GiedRé à ce sujet, je t'invite à la chercher sur Youtube, c'est une pépite !). Puis, l'enfant grandit et les expériences plus ou moins insolites aussi. Mais avant… c'est souvent le grand néant à ce sujet, encore plus que le sexe et l'argent. Et le partenaire dans tout ça ? Si personne ne l'a préparé à ce qu'il va voir, sa réaction, même involontaire, peut impacter le travail d'elle. Son cerveau en mode survie capte tout. J'ai écrit une newsletter complète sur le sujet cette semaine. La mécanique de ce qui se passe. L'impact improbable sur la santé du bébé. Et même la beauté de tout cela. Et, bien-sûr, la conversation de couple à avoir avant, parce que ce n'est pas du tout juste une conversation sur le caca. 👉 C'est par ici : www.susananunes.com/newsletter #accouchement #naissance #physiologie #ocytocine #poop #nostrf #sagesfemmes #microbiome image
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Mama_ourse 1 month ago
Il y a un angle mort dans toute la conversation sur le baby clash. On s'inquiète, à juste titre, pour les couples qui se séparent. Pour les adultes qui vivent une crise. Pour les familles qui se recomposent. Mais ces 50% de couples qui clashent, ce sont aussi 50% de bébés qui naissent dans un contexte de tension. De conflits. De silences lourds. D'épuisement et de détresse à peine masqués. Et le bébé, lui, capte tout. Son système nerveux est en construction. Il se calibre littéralement sur l'environnement émotionnel dans lequel il arrive. C'est tout un changement sociétal qui est en train de s'opérer. Comment sera une société dont les racines reposent sur de l'insécurité émotionnelle vécue si tôt ? Ce texte n'est pas là pour culpabiliser qui que ce soit. Je sais à quel point ça peut être un vrai défi pour les couples. C'est courageux de quitter une relation qui ne fonctionne plus, de se choisir. Et traverser une période de tension en post-partum, ce n'est pas un échec car c'est souvent inévitable. Ce texte est là pour interroger. Comment sommes-nous arrivés là ? Et ces 50% de couples qui clashent en plein post-partum, est-ce une vraie fatalité ? Je n'y crois pas. Je suis convaincue que si ça clashe aujourd'hui plus qu'avant, ce n'est pas juste parce qu'avant on encaissait plus ou qu'on acceptait de rester dans des relations dysfonctionnelles par convention. En prenant un Xanax et en mettant le sujet sous le tapis, comme on m'a dit cette semaine. Je suis convaincue que c'est aussi parce qu'on manque de préparation. On n'a plus de rites de passage. Plus de village. La mère se retrouve souvent seule face à un bouleversement identitaire total. Le père, lui, arrive dans un rôle qui a radicalement changé. Et c'est une bonne nouvelle : vivre avec des pères absents, ça n'a pas été vraiment un cadeau pour beaucoup d'enfants. Mais on n'a pas forcément les clés. Ce n'est pas inné de vivre ce qui n'a jamais vraiment été vécu par les générations précédentes. Il n'a pas eu de modèle de père présent. Elle n'a pas eu de modèle de mère soutenue. Et ils se retrouvent tous les deux, épuisés, amoureux mais dépassés, à réinventer quelque chose sans mode d'emploi. Si tu es en projet bébé ou si tu accompagnes des futurs parents, j'ai créé un quiz : "Mon couple est-il prêt pour l'arrivée d'un bébé ?", avec un mini-accompagnement gratuit de 9 semaines par mail. Chaque semaine, un sujet à aborder en couple et une action concrète à réaliser ensemble. Demande-moi le lien en commentaire ou en MP si cela t'intéresse :) #parenting #parentalitée#babyclash #postpartum #couple #maternite #nostrfr image
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Mama_ourse 1 month ago
En plusieurs années à travailler autour de la naissance, j'ai rarement entendu un homme parler de l'accouchement de cette façon. Patrice est gérant de garage. Père de trois enfants. Il n'avait jamais voulu être père. Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, il raconte comment ses jumeaux sont nés dans les toilettes de son appartement, comment il a clampé deux cordons avec des pinces à sac congélation, et comment il a refusé que le SAMU emmène sa femme et ses bébés dans deux ambulances séparées. Mais ce qui m'a le plus frappée dans son récit, c'est cette phrase : "En tant que papa, tu ne sers à rien pendant l'accouchement. Faut juste être là." Et il ajoute : "C'est très difficile." C'est une description précise d'une compétence rare. Être une présence stable, sans paniquer, quand ta femme est en plein travail — c'est probablement l'une des choses les plus difficiles qu'un homme puisse faire. Parce qu'être là sans agir, pour quelqu'un habitué à résoudre les problèmes, c'est contre-intuitif. Parce que garder sa propre peur sous contrôle, sachant que la femme va la capter, sachant que son stress à lui peut bloquer le travail — c'est une connaissance que la plupart des hommes n'ont tout simplement pas. Ce que Patrice a appris, c'est ce que j'essaie de transmettre dans ce podcast et plus globalement dans le défi audio : le rôle du partenaire le jour de l'accouchement n'est pas spectaculaire. Il est fondamental. Pas sauveur. Gardien. L'épisode complet est disponible dans Fountain : Et si tu connais un futur père qui pourrait en avoir besoin - c'est le moment de le partager. #Paternity #NaissancePhysiologique #birth #Podcast #father #Maternity #parenting #GardiensDelanaissance #Accouchement #Naissance #Consentement #jumeaux #twins #fountain #value4value @Fountain image
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Mama_ourse 1 month ago
Hier, deux avions de chasse ont survolé ma maison. Mes enfants sont rentrés en panique. Et moi aussi j'ai pleuré - en enchaînant des scénarios catastrophe dans la tête. Réaction excessive ? Peut-être en apparence. En réalité : mon cerveau faisait exactement ce pour quoi il a été reconfiguré depuis que je suis mère. Quand on devient parent - et qu'on est vraiment présent pour son bébé - des zones cérébrales liées à la vigilance et à la détection des menaces augmentent en volume. C'est visible au scanner. Ce n'est pas de l'anxiété pathologique. C'est une adaptation neurologique. Ces changements touchent les mères. Mais aussi les pères présents. Et ils peuvent durer bien au-delà des premières semaines. Anna Roy, sage-femme, a d'ailleurs intitulé son livre "Le post-partum dure 3 ans" pour cette raison. Ce que je trouve frappant : combien de professionnels de santé informent vraiment les futurs parents de ces transformations ? Combien d'entreprises adaptent leurs conditions de travail à cette réalité neurologique ? Et dans le même temps, les rares professionnelles qui osent accompagner les familles en dehors du cadre strict - sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile, créatrices de ressources sur l'accouchement physiologique - font face à des suspensions, des mises en demeure, des pressions institutionnelles. La semaine dernière, Nina Narre, à l'origine du documentaire "Faut pas pousser" et de programmes d'accompagnement uniques en France pour les accouchements physiologiques, a reçu une mise en demeure de l'Ordre des Sages-Femmes lui demandant de cesser toute activité en deux semaines. On peut débattre des cadres réglementaires. Mais difficile de ne pas se poser la question : qui protège-t-on vraiment, quand on réduit au silence ceux qui informent et accompagnent ? Je travaille dans le champ de la périnatalité. Et je vois chaque semaine des parents qui arrivent à la naissance sans avoir jamais entendu parler de leurs droits, de la physiologie de leur corps, des choix qui s'offrent à eux. Ce n'est pas une fatalité. C'est le résultat d'un système qui préfère l'efficacité au respect de l'individu. La suite de cette réflexion - et des ressources pour aller plus loin - dans ma newsletter, chaque mardi : #nostrfr #maternite #accouchement #parentalite #postpartum #droitsdesfemmes #santedesfemmes #grossesse #cerveaudesparents #neurosciencesparentales #accouchementphysiologique #sagefemme #empowerment #santementale #parentingconscient #parenting image
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Mama_ourse 2 months ago
Nicolas est éclairagiste pour le théâtre. Pas professionnel de santé, pas militant de la naissance physiologique. Juste un homme qui a décidé de se préparer en conscience à la naissance de son fils parce que sa compagne lui avait dit qu'elle avait besoin qu'il soit pleinement là. Ils ont préparé un accouchement à domicile après une PMA. Autant dire qu'ils partaient de loin. Ce qui m'a frappée dans son témoignage, c'est la précision de ce qu'il décrit. Pendant les contractions dans le bain, il comptait en silence pour ne pas la stresser. Il envoyait des messages discrets à la sage-femme pour vérifier que tout allait bien, sans que sa femme le sache. Il cherchait comment lui transmettre de la confiance sans briser sa concentration. Et quand leur fils n'a pas crié à la naissance, il a vécu une chute émotionnelle très violente - en quelques secondes, seul, sans pouvoir le montrer. Ce que ça dit sur le rôle du partenaire dans une naissance, et plus largement dans toutes les transitions intenses de la vie : être présent ne suffit pas. La qualité de la présence change tout. Et cette qualité-là, ça se prépare. On forme les gens à gérer des projets complexes, des équipes sous pression, des situations de crise. On ne forme presque jamais les futurs pères à traverser l'une des expériences les plus intenses de leur vie. Nicolas a eu la chance d'avoir une sage-femme qui lui a laissé l'espace pour nommer ses peurs, une compagne qui lui a dit ce dont elle avait besoin, et des amis qui avaient vécu ça avant lui et qui lui ont tout raconté. Tout le monde n'a pas cette chance. C'est pour ça que Gardiens de la Naissance existe. Pour que ce qui s'est transmis dans ce salon un soir entre amis puisse arriver jusqu'aux pères qui n'ont personne pour leur dire. L'épisode complet avec Nicolas est disponible sur Fountain → https://fountain.fm/episode/N4s1GIGFYd6OEtJi7ehc Et si tu veux commencer à te préparer concrètement, le défi audio Gardien de la Naissance est par ici → www.gardiensdelanaissance.com #paternite #naissance #accouchementadomicile #birth #parentalite #nostrfr #gardiendelanaissance #PMA #value4value @Fountain
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Mama_ourse 2 months ago
À dilatation complète depuis six heures. Ma sage-femme et mon mari dans la pièce d'à côté. Et moi, seule dans la chambre, à rugir comme je n'avais jamais rugit de ma vie. Et puis la fragmentation, cette expérience de déconnexion totale que certaines femmes traversent au pic du travail, peut-être liée à une sécrétion spontanée de DMT, une substance psychédélique naturellement produite par le cerveau. Certaines femmes voient des paysages, survolent des volcans, revisitent des souvenirs enfouis. Moi, je suis redevenue un bébé dans le ventre de ma maman. J'ai décidé de naître de nouveau - cette fois par voie basse, moi qui suis née par césarienne. J'ai pleuré comme un nouveau-né un petit moment. Ma sage-femme et mon mari m'ont dit plus tard que c'était extraordinaire ce qu'ils avaient entendu. Mon fils est né peu après. Souvent je dis que cette version de moi qui est là aujourd'hui est née quelques minutes avant la naissance de mon fils. Littéralement. Que j'ai choisi de plonger et d'être ici et maintenant, juste avant lui. Et la raison pour laquelle mon mari est parti au bon moment - pour me laisser l'espace de plonger - c'est qu'il savait où j'en étais dans le vortex de la naissance. Ce concept développé par Karine Langlois, une sage-femme québécoise, qui cartographie le voyage intérieur de l'accouchement. Pendant le travail, une femme n'a pas besoin de comprendre ce qui se passe dans son corps. Moi j'avais lu le vortex, j'avais la théorie en tête - et j'étais quand même paniquée, à essayer de raisonner quelque chose qui ne se raisonne pas. Ce qui fait la différence, c'est ce que l'entourage sait. Savoir que la phase où elle dit "je ne peux plus" est souvent le signe qu'elle est presque là. Savoir reconnaître la fragmentation - et la protéger dans le silence plutôt que de l'interrompre. Savoir tenir l'espace pendant qu'elle traverse - sans chercher à résoudre, sans ramener dans le rationnel. Ce n'est pas inné. Ça s'apprend. Si tu connais des futurs parents qui préparent une naissance - partage. Et si tu veux lire l'article complet sur le vortex et ce que ça change pour l'accompagnement, il est dans ma newsletter : www.susananunes.com/newsletter #NaissancePhysiologique #Accouchement #GardiensDelaNaissance #VortexDeLaNaissance #Périnatalité #PréparationNaissance #ParentalitéConsciente #SantéFemme #NaissanceRespectée #Maternité #DMT #psychadelics #birth #nostrfr
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Mama_ourse 2 months ago
Il y a des témoignages qui nous rappellent qu'on a le droit de choisir. Dans le dernier épisode du podcast Gardiens de la Naissance, j'ai interviewé Jean-Luc, père de 4 enfants. Et son récit m'a vraiment remuée. Parce que Jean-Luc ne parle pas contre la maternité. Il ne juge personne. Il raconte juste son cheminement. Les 3 premières naissances : maternité, péridurale, protocole classique. Jean-Luc me le dit sans détour : "J'étais spectateur. Les médecins disaient à ma femme quoi faire. Moi, je suivais." Il était là, oui. Mais pas vraiment acteur. Et puis arrive le 4ème enfant, une surprise. Et une décision : accouchement à domicile. Et là, tout change. Jean-Luc ne se contente plus de "tenir la main", il devient pilier. Il prépare l'espace. Il accompagne chaque contraction. Il est son ancrage. Il protège leur bulle. "On n'était que tous les deux. Et on vivait cette aventure ensemble jusqu'au bout." Le bébé naît à 18h33, dans l'eau, à la maison. Et 5 minutes plus tard, les 3 autres enfants viennent rencontrer leur petit frère. Dans le salon. Près du feu. "Ce moment-là, c'était d'une intensité rare." Ce que Jean-Luc nous rappelle : ✅ On a le droit de se poser des questions ✅ On a le droit de ne pas juste "suivre le protocole" ✅ Se préparer à la naissance, c'est pour les deux ✅ L'accouchement peut être un moment de puissance, pas de soumission Je ne dis pas que l'accouchement à domicile est LA solution. Chaque femme, chaque couple, chaque naissance est unique. Mais ce que je défends, c'est qu'on doit avoir le choix. Le vrai choix. Celui qui vient de l'information, de la préparation, de la réflexion. 👉 L'épisode sur Fountain : #Paternite #NaissanceRespectee #AccouchementaDomicile #NaissancePhysiologique #PreparationNaissance #Podcast #GardiensDeLaNaissance #baby #birth #TémoignagePère #Nostrfr #fountain #value4value @Fountain image
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Mama_ourse 2 months ago
J'ai passé des heures sur mon premier projet de naissance. Deux pages hyper denses (j'avais même revu les marges pour que ça passe !). Tous les scénarios prévus. J'étais rassurée. Le jour J ? Je ne sais pas si quelqu'un l'a lu vraiment. Pire : j'ai découvert que certains gestes sont pratiqués "par défaut" sans qu'on te demande ton avis. Comme la délivrance dirigée – cette injection d'ocytocine de synthèse juste après la naissance, même si tu viens d'enfanter naturellement. Ma sage-femme m'a dit plus tard : "Ah oui, la délivrance dirigée, on la fait systématiquement. Si vous ne voulez pas, il faut l'écrire explicitement." Mais déjà... il fallait le savoir ? Moment de révélation : le problème n'était pas mon projet de naissance. C'était ma stratégie. Car le projet de naissance ne garantit RIEN s'il n'est qu'un papier remis à la maternité. Pourquoi ? → L'équipe de garde ne sera probablement pas celle qui t'a suivie → Les salles peuvent être pleines, l'équipe débordée → Chaque maternité a ses protocoles "par défaut" → Certains gestes sont pratiqués sans qu'on te demande ton avis Et pourtant, le projet de naissance reste l'outil le plus puissant de préparation. Mais pas pour les raisons qu'on nous raconte. Contrairement à ce que je croyais, le projet de naissance n'est pas une sorte de contrat avec l'équipe médicale. C'est un outil de préparation pour TOI. Pour ton COUPLE. Mais seulement si tu sais comment l'utiliser. J'ai découvert 3 conditions essentielles que personne ne m'avait expliquées. Sans elles, ton projet de naissance ne te servira probablement à rien : - Condition 1 : Savoir ce qui est VRAIMENT important pour toi (pas ce que tu crois devoir accepter) - Condition 2 : Connaître les protocoles de TA maternité et les arguments médicaux - Condition 3 : Et la plus importante... celle que presque tout le monde oublie, dans ma prochaine newsletter ! Un rappel légal important : le consentement éclairé, c'est la LOI. Article L1111-4 du Code de la santé publique : aucun acte médical ne peut être pratiqué sans ton consentement. La loi Kouchner : tu as le droit de refuser, même si l'équipe pense que c'est dans ton intérêt. Dans ma prochaine newsletter, je reviens sur : - Pourquoi la plupart des projets de naissance échouent - Les 3 conditions essentielles (en détail) - La checklist des questions essentielles à poser à la maternité - Le paradoxe Michel Odent qui m'a bouleversée - Comment préparer ton partenaire à être ton gardien 📧 Inscris-toi à ma newsletter pour y avoir accès Le lien est dans mon profil (ou envoie-moi un message, je te l'envoie directement). Ton accouchement, tes choix, ton pouvoir. #AccouchementRespect #Consentement #ProjetDeNaissance #Empowerment #AccouchementNaturel #FutursParents #DroitsDesFemmes #AccouchementPhysiologique #Maternite #Birth #Pregnancy #Nostrfr image
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Mama_ourse 3 months ago
L'écart de salaire entre hommes et femmes passe de 7 % sans enfant à 22 % avec enfant. Tu as bien lu. L'écart TRIPLE avec l'arrivée d'un bébé. La fameuse « pénalité maternelle ». Et en partie à cause de 3 idées reçues qui sont FAUSSES : - 50/50, c'est équitable - le PACS est aussi bien que le mariage - il faut travailler dur pour gagner sa vie Beaucoup de mères se retrouvent dans une situation de dépendance économique, sans comprendre comment elles en sont arrivées là. Tellement le cheminement est fait de conventions sociales et de non-dits. Et, en cas de séparation, leur niveau de vie chute de 20 %, alors que celui de leur partenaire augmente. Si tu veux t'outiller sur ce sujet, que ce soit pour trouver des solutions pour commencer à épargner ou à investir, ou alors pour comprendre ce qui te bloque financièrement, rejoins-moi au Sommet de la Souveraineté Financière des Mères, qui a lieu dans quelques jours. Mon intervention porte sur le transgénérationnel et l'argent : comment l'histoire de nos parents et grands-parents impacte notre relation à l'argent aujourd'hui, et surtout comment s'en libérer pour construire une relation plus apaisée. Parce que tant qu'on ne comprend pas d'où viennent nos blocages, on continue de se saboter. Le sommet, c'est : → un événement 100 % gratuit, en ligne → des intervenantes de qualité sur des sujets concrets → des outils pour transformer ta relation à l'argent Lien d'inscription : #SouveraineteFinanciere #Maternite #egaliteFemmesHommes #IndependanceFinanciere #educationFinanciere #nostrfr #money #maternity image
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Mama_ourse 3 months ago
50 % des couples envisagent de se séparer dans la première année après la naissance de leur enfant. Et 25 % finissent par le faire. La moitié. Pas parce qu’ils ne s’aiment plus. Pas parce que « un bébé, ça passe ou ça casse », comme me l’a dit un jeune papa récemment. Mais parce qu’on ne les a jamais préparés à ce qui les attend vraiment. Il y a quelques mois, j’ai créé un quiz pour les couples en projet bébé, pour les aider à identifier leurs zones de fragilité. Je ne m’attendais pas du tout au succès qu’il allait rencontrer. J’ai d’abord bricolé un simple formulaire. Puis j’ai été dépassée par la suite des événements et j’ai dû le réduire à une version PDF… qui, malgré tout, continuait d’avoir beaucoup de succès. Depuis cette semaine, je suis toute en joie. J’ai la chance d’avoir un mari autodidacte, passionné de challenges techniques, qui croit profondément en moi. Et qui m’a offert une toute nouvelle version de ce quiz ✨ Portée par l’excitation de la nouveauté, j’ai aussi étoffé le guide qui l’accompagne : un parcours en 10 étapes, à raison d’une par semaine, pour aborder chaque sujet en profondeur, avec à chaque fois des passages à l’action concrets et pratiques. Oui, je sais. C’est sans doute un peu trop pour un outil gratuit. Peut-être qu’un jour je l’intégrerai à mon modèle économique. Mais en attendant, si tu es en projet bébé, il est tout neuf, tout beau, et accessible en un clic : #FutursParents #PreparationNaissance #VieDeCouple #ChargeParentale #ParentaliteConsciente #CoupleEtParentalite #PostPartum #CoParentalite #ProjetBebe #CongeParental #nostrfr #parenting
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Mama_ourse 3 months ago
Près d'un couple sur deux traverse une crise ou se sépare dans l'année qui suit l'arrivée d'un bébé. On parle beaucoup du baby blues. De la fatigue. De la charge mentale. Mais très peu de la sexualité en postpartum. Comme si c'était secondaire. Comme si ce n'était pas assez important pour mériter qu'on s'y attarde. Pourtant, la sexualité est un puissant vecteur de connexion, de communication dans le couple. Dans le nouvel épisode du podcast Gardiens de la Naissance, j'ai invité Roxane, créatrice de Maternité Sauvage et accompagnatrice en sexualité sacrée. Elle a vécu exactement ce dont je parle. Son premier accouchement a été traumatique. Cette expérience l'a complètement coupée de son corps et de sa sexualité : "C'était une déconnexion totale. Mon énergie sexuelle avait disparu." Le silence s'est installé dans son couple. Pas parce qu'ils ne s'aimaient plus. Mais parce qu'ils ne savaient pas comment en parler. Puis sa deuxième fille est née à la maison. Une naissance libre, choisie, puissante. Et ça a rallumé quelque chose en elle. C'est après cette naissance qu'elle a découvert les pratiques taoïstes et la sexualité sacrée avec son mari. Une révélation qui a transformé leur couple. Ce qu'elle partage dans cette conversation : 1. Ce qui change dans le corps d'une femme après avoir enfanté 2. Pourquoi le silence s'installe 3. Le modèle de sexualité qu'on nous a vendu ne fonctionne pas 4. Le toucher sensuel vs le toucher sexuel 5. Le concept taoïste de "garder la marmite frémissante" 6. Il n'y a pas de délai "normal" Comme Roxane, je suis convaincue que le postpartum peut être une opportunité. Une opportunité de redécouvrir son corps. De réinventer l'intimité avec son partenaire. De construire quelque chose de plus profond. Mais pour ça, il faut briser le silence. Il faut oser dire : "Voilà où j'en suis. Voilà ce dont j'ai besoin." Si vous êtes parents ou futurs parents, je vous invite à écouter cet épisode. Seul·e ou en couple. Cette conversation peut être le début de quelque chose de plus grand. Une intimité retrouvée. Une sexualité réinventée. 🎧 Épisode 3 du podcast Gardiens de la Naissance, disponible sur toutes les plateformes. À propos de moi : Je suis Susana, créatrice du podcast Gardiens de la Naissance. J'accompagne les futurs pères et les couples à se préparer ensemble à l'arrivée de leur bébé. #postpartum #parentalite #couple #sexualite #intimite #naissance #maternite #paternite #podcast #gardiendelanaissance #nostrfr #sex image
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Mama_ourse 3 months ago
Quand j'ai appris que j'étais enceinte d'un garçon, c'était un choc. Je m'étais projetée comme maman de filles mais jamais de garçons. Et honnêtement les modèles d'hommes autour de moi me faisaient peur… J'ai donc passé beaucoup de temps à me former. Merci à Elodie Da Silva pour ses newsletters si qualitatives. Et à Aurélia Blanc pour son livre "Tu seras un homme féministe mon fils". Car clairement élever un garçon (ou des enfants en général !), ce n’est pas simple aujourd'hui. Entre nature et culture, on navigue dans un terrain subtil. Personnellement, la question m'est arrivée tout de suite : comment éduquer mon petit garçon pour qu’il devienne un homme doux, respectueux, capable d’exprimer ses émotions, féministe… sans nier ses besoins physiologiques, son énergie, sa façon d’apprendre. Sans l'empêcher d'être fort ? Parce qu’au-delà des discours idéologiques, la science le confirme : il existe des différences physiologiques et développementales entre les garçons et les filles. 👉 Les garçons ont souvent un besoin de mouvement plus important, un apprentissage plus kinesthésique, une régulation du stress qui passe par l’activité physique. 👉 Le jeu physique pour eux n’est pas un “défouloir”, mais un canal d’apprentissage majeur. 👉 Le système scolaire actuel pénalise souvent ces besoins, créant stress, agitation, diagnostics précoces. Mais reconnaître ces différences ne signifie pas valider les stéréotypes. Au contraire : c’est leur offrir à nos garçons, à nos hommes de demain, les conditions d’un épanouissement complet - humain, émotionnel, physique. L’objectif n’est pas d’en faire “un homme fort” ou “un homme sensible”, mais de l’aider à devenir un homme libre, capable de s'écouter et écouter les autres. Capable d'exprimer ses émotions, sa vulnérabilité ET exprimer sa force, sa puissance. -- Je suis Susana et je me pose (beaucoup) de questions sur la place de l'homme et des pères dans notre société patriarcale. J'ai créé le podcast Gardiens de la Naissance pour donner de la place à leurs récits personnels intimes dont on manque cruellement aujourd'hui. #education #masculinites #parentalite #boys #kids #parenting #famille #nostrfr image
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Mama_ourse 3 months ago
J'étais enceinte de ma première fille et inscrite au CHU, une maternité de niveau 3. Dans ma tête : sécurité maximale, surtout que ma fille était en siège. Je me disais que c'était une grande structure, "ils ont sûrement l'habitude, ils vont savoir m'accompagner." Sauf que voilà ce qui s'est passé : → Proposition de césarienne d'emblée (alors que la césarienne a plus de risques qu'un accouchement par voie basse d'un bébé en siège) → Radio du bassin imposée (alors que ces mesures n'ont aucune valeur prédictive) → Accord pour la voie basse… sans vra soutien car aucune personne du personnel était vraiment formée pour accompagner un accouchement physiologique d'un bébé en siège. Ce jour-là, j'ai compris que le niveau d'équipement d'une maternité ne dit rien sur sa capacité à accompagner la physiologie. Puis, l'été dernier, j'ai visité Bumi Sehat à Bali. Une clinique associative à prix libre. Zéro comparaison avec nos structures ultra-équipées. Leurs statistiques ? Bluffantes. - Utilisation d'instruments quasi inexistante - Transferts en urgence rarissimes - Taux de césariennes extrêmement bas Leur secret ? Ils respectent la physiologie. Vraiment. Profondément. Au point que même quand le bébé est en détresse, ils ne se pressent pas pour couper le cordon et l'éloigner de la mère. Au contraire, ils utilisent même le cordon comme un moyen de pomper sur le placenta et réanimer le bébé de manière physiologique. Alors je me pose la question : qu'est-ce qui réduit vraiment les risques ? Multiplier les surveillances et générer du stress ? Ou respecter le corps, accompagner la physiologie, créer un environnement de confiance ? Je précise : je ne suis pas contre l'hôpital. Quand il y a une vraie complication, le plateau technique sauve des vies. Mais je suis convaincue que nous sommes allés trop loin dans la médicalisation systématique. Cette quête du risque zéro par la technologie a créé de nouveaux risques : interventions en cascade, complications iatrogènes, traumatismes de naissance. Le choix de la maternité influence profondément le vécu de grossesse, d'accouchement et de post-partum. Et surtout, on a le droit de droit de changer quand on ne se sent pas écouté.e ou respecté.e. De changer de sage-femme. De gynécologue. De maternité. Pour aider les futurs parents dans ce choix, j'ai créé une checklist complète des questions à poser + un générateur de projet de naissance personnalisé (le plus complet disponible gratuitement à ce jour). 👉 Inscris-toi à ma newsletter pour accéder à l'article complet + recevoir les outils gratuits : #Maternite #Grossesse #Accouchement #Nostrfr #birth #pregnancy
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Mama_ourse 3 months ago
Dans mon dossier médical de maternité, il est écrit : "a mal vécu son séjour à la maternité". Pas "a été mal accompagnée". Pas "aurait eu besoin de plus de soutien". Non. J'ai mal vécu. Comme si c'était MA faute. MA responsabilité. MON échec. Pourtant, j'avais suivi tous les cours de préparation. Même fait des préparations complémentaires réputées. Une amie médecin m'a parlé aussi de son dossier : "très agitée, risque de dépression post-partum", alors qu'elle était juste en colère parce qu'on avait jeté son colostrum et donné du lait artificiel à son bébé sans lui dire. Alors pourquoi cette responsabilisation systématique des mères ? Parce que reconnaître l'inadaptation du système, c'est s'engager dans un combat de plus : - Plus de moyens pour les hôpitaux - Plus de sage-femmes - Des formations renforcées à la physiologie - Un vrai accompagnement émotionnel Les soignant.e.s sont déjà épuisé.e.s, sous-payé.e.s, surchargé.e.s. Je ne leur en veux pas personnellement. Mais je refuse qu'on continue à faire porter aux mères la responsabilité d'un système défaillant. Ce qu'on oublie c'est que les femmes n'ont jamais eu à affronter un enfantement et un post-partum isolées, sans village de soutien. Physiologiquement, ce n'est pas normal. D'où les taux alarmants de dépression post-partum aujourd'hui en France, ainsi que de suicides maternels (la première cause de décès des jeunes mamans). Pourtant, il existe des pistes. Depuis 5 ans je me creuse la tête : comment bien vivre son accouchement et son post-partum dans ces conditions ? J'ai identifié 2 pistes essentielles qui peuvent vraiment changer la donne. Et non, je ne parle pas de techniques de respiration ni de préparations à la naissance coutant plusieurs centaines d'euros. Je parle de 2 choses simples que tout couple peut mettre en place, indépendamment de ses moyens. Et qui font TOUTE la différence. 👉 Inscris-toi à ma newsletter pour recevoir l'article complet où je détaille les 2 pistes, immédiatement applicables : #Maternite #PostPartum #Accouchement #Parenting #MamaWarrior #Nostrfr #birth