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Christophe Boutry
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(Ex-DGSI) ̶H̶a̶u̶r̶u̶s̶ | #Cyber #Justice 💾 Auteur 📖 | Consultant en analyse criminelle | 🇫🇷 YouTube channel creator ➡️ https://youtube.com/@Ced_haurus > ⚡️ Projet nostr:npub1n2878xq8jmacnjsyun6a0nrys7tcglzq8znzv05s33ddrxupd36q6uhtpg ➡️ Relay wss://relay.nostrmap.net > 🔵 Fuites Infos (recensement des fuites de données impactant la France 🇫🇷 https://fuitesinfos.fr
Une plateforme pour DPO qui va devoir aviser pas mal de DPO.... ↩️ En citation de @fuitesinfos : « 🚨 FUITES INFOS | Dipeeo — ~2 757 personnes concernées Dipeeo est une société française qui assure la fonction de délégué à la protection des données pour plusieurs centaines d'organisations et leur fournit une platefor… »
👉 Nouvelle fuite de données pour l'Etat, cette fois c'est Docurba du Ministère de l'Ecologie. ↩️ En citation de @fuitesinfos : « 🚨 FUITES INFOS | Docurba — ~2 751 personnes concernées Docurba est la plateforme numérique gratuite de l'État français qui sert à élaborer et à suivre les documents d'urbanisme (PLU, SCoT). Portée par la Direction géné… »
🚨 Fuite de données massive pour KLARK, plateforme d'agent IA pour service client de grande enseigne [140 Go] Environ 450 000 personnes concernées Les clients des marques suivantes sont concernés : ESL FACEIT Group, @ShowroompriveFR , Vestiaire Collective, Upway, Alltricks, Cultura, Side, @backmarket, Santévet, Ultra Premium Direct, La Fourche, Ramify, BUT, Tikamoon et Click & Boat - les quinze organisations les plus représentées en volume de conversations. Cinq autres apparaissent surtout par leurs équipes de support : Mirakl, Wonderbox, @Getaround , Swan et Infogreffe. Au total, 192 organisations clientes sont concernées. Aucune de ces marques n'a été attaquée. C'est leur prestataire commun qui l'a été. Toutes leurs conversations avec le support client passées par l'IA seraient dans le dépôt, ainsi que : · les coordonnées et l'identité des clients finaux (nom, prénom, e-mail, téléphone, adresse postale) · le motif de chaque demande, sa catégorie et son historique - donc une commande, un litige, un remboursement, un incident de livraison · les comptes d'accès à la plateforme, avec mots de passe hachés et secrets de double authentification · les clés et secrets d'interface applicative de chaque organisation cliente · quelques coordonnées bancaires, présentes dans le corps même des échanges Ce qui rend ce cas différent d'une fuite ordinaire, c'est que la victime nommée n'est pas celle qui perd le plus. Klark traite la relation client écrite de ses clients : ce sont les agents de support de ces enseignes, et surtout les clients finaux de ces enseignes, qui se retrouveraient exposés. Une trentaine de salariés d'un côté, des centaines de milliers de personnes de l'autre. Le dépôt porterait des données arrêtées le jour même de sa publication. Par @fuitesinfos
🔒 Vous croyez que votre VPN est actif en permanence ? Une interruption de quelques secondes peut suffire à exposer votre IP réelle sans que vous vous en aperceviez. #killswitch J'utilise Proton VPN 👉 Et la fonction dont je vais parler est celle que je conseille d'activer avant toutes les autres. Elle s'appelle le kill switch, et c'est probablement le réglage le plus mal compris de tout l'écosystème VPN. ⚡ Le problème qu'il résout Un tunnel VPN, ce n'est pas un état permanent, c'est une connexion. Et comme toute connexion, elle tombe. Vous sortez de veille, vous passez du wifi à la 4G, vous changez de borne dans un train, le serveur redémarre, l'appli plante en arrière-plan sur mobile. Pendant ces quelques secondes, votre système d'exploitation ne s'arrête pas de fonctionner pour vous attendre. Si rien ne bloque le trafic hors VPN, de nouvelles connexions peuvent alors emprunter la route réseau normale, celle de votre box ou de votre opérateur. Votre client mail relève vos compte, vos applis synchronisent, votre navigateur recharge un onglet. ❌ Tout ça part en direct, avec votre vraie adresse IP. Le tunnel peut remonter quelques secondes plus tard sans que vous ayez rien remarqué. Mais quelques secondes peuvent suffire pour qu'une application envoie une requête et associe votre IP réelle à un compte auquel vous êtes connecté. 🛡️ Comment ça fonctionne réellement Un kill switch n'est pas qu'un bouton dans une application. Il repose sur des mécanismes de filtrage au niveau du système : règles de pare-feu, politiques réseau ou fonctions spécifiques de l'OS. L'objectif ? Empêcher le trafic protégé de sortir directement sur Internet lorsque le tunnel VPN n'est plus disponible. La porte est fermée. Sur Windows ça passe par le Windows Filtering Platform, sur Linux par les tables de filtrage du noyau, sur Android par le service VPN du système, sur iOS et macOS par le framework réseau d'Apple. C'est pour ça qu'un kill switch digne de ce nom protège l'ensemble de l'appareil et pas seulement le navigateur. Vous ne perdez pas la connexion, vous perdez la possibilité de sortir sans tunnel. La nuance compte. 🔁 Le mode standard et avancé, la différence Le kill switch standard ne s'active qu'à partir du moment où vous êtes connecté au VPN. Il vous protège pendant une coupure, il se désactive quand vous vous déconnectez volontairement. Suffisant au quotidien. Le kill switch avancé, lui, bloque toute connexion internet tant que vous n'êtes pas sur un serveur @ProtonVPN , sans exception, et il survit à l'extinction et au redémarrage de la machine. Donc, il couvre la fenêtre que presque personne ne regarde : les premières secondes après un démarrage, quand le système monte le réseau avant que l'application VPN ait fini de se lancer. Il est disponible sur Windows, sur l'application graphique Linux, et en bêta sur iOS et iPadOS. 📱 Sur mobile, c'est le système qui commande Sur Android, le kill switch se configure dans les réglages natifs du système, et il se comporte alors davantage comme un kill switch avancé que comme un kill switch standard. Il faut activer deux options dans les paramètres VPN d'Android : VPN permanent, et blocage des connexions sans VPN. La seconde est celle qui'il faut activer, et beaucoup de gens n'activent que la première. Sur iOS et iPadOS, Proton VPN active automatiquement son mécanisme Always-on, qui cherche à maintenir ou rétablir la connexion VPN. Attention toutefois : Always-on et Advanced Kill Switch ne sont pas exactement la même chose. L'Advanced Kill Switch, désormais disponible en bêta, bloque spécifiquement l'accès à Internet lorsque Proton VPN n'est pas connecté. ⚠️ Ce qui peut foirer Le portail captif, d'abord. Wifi d'hôtel, aéroport, gare : le réseau veut vous afficher une page d'authentification, votre kill switch bloque tout, la page ne s'ouvre pas. C'est le scénario où les gens désactivent la protection pour se connecter, et où ils oublient de la remettre. La bonne pratique est de couper explicitement, de s'authentifier, puis de réactiver avant de faire quoi que ce soit d'autre. Sur plusieurs plateformes, kill switch et split tunneling ne peuvent pas être combinés de la même manière. Mais il existe des exceptions : sur Windows, Proton VPN permet notamment d'utiliser le split tunneling avec son kill switch. Le comportement dépend donc de la plateforme et de l'implémentation. L'IPv6, enfin. Historiquement, certaines mauvaises implémentations VPN pouvaient bloquer correctement l'IPv4 tout en laissant passer de l'IPv6. C'est donc un point à tester. Proton VPN prend aujourd'hui en charge IPv6 sur plusieurs plateformes et bloque ou désactive IPv6 lorsqu'il ne peut pas le protéger correctement. Il existe aussi des limites propres aux systèmes d'exploitation. Proton documente notamment certains comportements particuliers sur les plateformes Apple : selon la situation, des services système ou certaines transitions réseau peuvent se comporter différemment du trafic applicatif classique. Aucun kill switch ne dispense donc de comprendre les limites de la plateforme sur laquelle il fonctionne. 🧪 Testez le vôtre Notez votre adresse IP publique puis connectez-vous au VPN. Testez ensuite une véritable rupture du tunnel : changement de réseau, Wi-Fi coupé puis réactivé, sortie de veille ou interruption de la connexion VPN. Pendant cette coupure, essayez d'accéder à Internet. Votre IP publique habituelle ne doit jamais réapparaître. Pour aller plus loin, testez séparément les fuites IPv4, IPv6 et DNS. Le kill switch ne rend pas votre VPN plus rapide ni plus sûr cryptographiquement. Il garantit simplement que la promesse tienne aussi pendant les trois secondes où plus personne ne regarde. Et c'est précisément là que les fuites se produisent. 👉 image
AliExpress d'Alibaba a été surpris en train d'utiliser les systèmes audio des utilisateurs pour les suivre à la trace... ↩️ En citation de @brave : « Alibaba's AliExpress was caught using users' audio systems to track them. AliExpress wasn't recording users but instead playing a silent sound and measuring how users' specific devices processed it in order to fingerpri… »
👉 @SimpleXChat lève des fonds pour se développer ! Participez au développement de la messagerie chiffrée décentralisée. SimpleX est aujourd'hui l'un des rares outils privacy qui comptent vraiment. Pendant que tout le monde chiffre les messages, eux ont supprimé l'identifiant. C'est la seule réponse sérieuse à la surveillance des métadonnées, celle que Chat Control veut industrialiser. Et ils en sont là avec presque rien : 480 000 utilisateurs actifs, 20 millions de messages par jour, zéro marketing, financés par les dons de la communauté. Imaginez avec de vrais moyens. La levée sert exactement à ça. Des recrutements, la messagerie navigateur, les outils pour les créateurs, et le passage des serveurs à des opérateurs indépendants pour décentraliser le réseau pour de bon. C'est ouvert à tout le monde à partir de 100 $. Au-delà de 500 $ vous obtenez un public name sur le réseau pour votre chaîne ou votre activité. Une précision quand même : c'est du capital risque, la boîte n'a pas encore de revenus, ne misez que ce que vous pouvez perdre. Moi je l'ai fait en connaissance de cause. J'ai misé 200$ dessus car je crois qu'ils sont l'avenir de la messagerie. http://wefunder.com/simplexchat ↩️ En citation de @SimpleXChat : « SimpleX Chat crowdfunding is live! We are building the first messaging network that can't identify you – a decentralized, open-source network where only you decide who can connect to you and which servers to use, and no… »
Déploiement de la task force cyber ! ↩️ En citation de @fuitesinfos : « 🚨 FUITES INFOS | @datagouvfr DINUM — 15 021 enregistrements du pilotage cloud de l'État 🇫🇷 La DINUM est le service du Premier ministre qui pilote la transformation numérique de l'État et la doctrine « Cloud au centre… »
Exclusif 🔴 Lancement de la nouvelle-nouvelle stratégie cybersécurité française par le gouvernement Lecornu.
🔴 #stripe Après vérification, 57 sites/plateformes françaises sont concernées ainsi qu'environ 24 000 clients français. Les sites concernés sont avisés. Stripe n'est pas compromis, il s'agit de clés API agrégées. ↩️ En citation de @fuitesinfos : « 🔴 Fuites de données revendiquées chez @stripe (Régénérés vos clés API) Le 18 août 2026, un acteur publie gratuitement sur un forum cybercriminel une archive de 33 Go présentée comme une compromission de Stripe. Le titr… »
A lire sans modération 🧵 (et gg @ValeryMarchive 👌) ↩️ En citation de @manhack : « Le piratage du ministère de l’Intérieur : un coup de bol opportuniste (et même pas ciblé !), initié par la compromission de l'ordinateur *personnel* d'un fonctionnaire du ministère de... l'Agriculture, suivi du pwnage d… »
👌[Encrochat] Le logiciel espion classé « secret défense » de la DGSI, celui qui a fait tomber 6 500 personnes en Europe, vient d'être décortiqué. Ce n'était pas une arme cyber d'État. C'était un exploit récupéré sur GitHub, publié par Google, repéré chez Pegasus, collé à un outil de test open source. Le tout écrit avec une telle négligence qu'un expert allemand qui a analysé le code le compare à un projet d'étudiant. C'est français, et ça fonctionne ! Six ans de secret de la défense nationale pour ça. Rappel du dossier. EncroChat, c'était le cryptophone du crime organisé européen. 60 000 abonnés, 1 000 euros le téléphone, 1 500 euros l'abonnement semestriel. Un BQ Aquaris modifié, deux systèmes d'exploitation dont un caché derrière une combinaison de touches, une partition chiffrée, effacement automatique des messages sous quatorze jours. Pas de navigateur, pas d'app store, pas de GPS. Réputé impénétrable, et il l'était. La gendarmerie a passé des années à s'y casser les dents, les outils forensiques classiques ne donnaient rien. Puis, fin 2019, un coup de chance. Une chercheuse de Google Project Zero, Maddie Stone, tombe sur une faille Android 0-day utilisée dans une chaîne d'attaque qui installait Pegasus, le logiciel espion de NSO Group. Elle la documente le 27 septembre 2019. Nom de code Bad Binder, référence CVE-2019-2215. C'est son tout premier bug chez Project Zero. La faille traînait dans le noyau Linux depuis 2017 sans avoir jamais été corrigée côté Android. 2,5 milliards de téléphones exposés. Une semaine après le signalement, le proof of concept de Stone est publié sur GitHub, ouvert à tous. Google patche ses Pixel. Pas EncroChat. Les données récupérées en 2020 montreront que la totalité du parc tournait encore sur une build Android 8 datée du 14 novembre 2018. Une porte grande ouverte, laissée ouverte pendant deux ans. Le C3N, la cellule cyber de la gendarmerie, comprend l'opportunité. Presque tous les serveurs EncroChat sont hébergés chez OVH à Roubaix, donc en juridiction française. Réquisition. OVH copie 71 machines virtuelles réparties sur 33 sous-domaines, et 66 134 cartes SIM sont identifiées sur le réseau. le plan : reconstruire un clone du serveur de mise à jour d'EncroChat à partir des copies, faire basculer tous les clients du monde vers ce faux serveur via un load balancer, puis pousser Bad Binder dans une fausse mise à jour. Les téléphones vérifiaient les mises à jour à chaque usage, en silence, sans notification ni consentement. Le vecteur idéal. Le C3N passe la main au STNCJ, le service technique national de captation judiciaire, créé en 2018 et rattaché à la direction technique de la DGSI. Ces gens retournent sur GitHub. Ils y téléchargent Frida, un toolkit open source d'instrumentation Android que les chercheurs en sécurité utilisent pour tester des applications. Une fois lancé en root, Frida permet d'observer, d'intercepter et de modifier n'importe quelle action du téléphone en temps réel. Ce sera le cœur de l'implant français. L'équipe accumule les erreurs de code et repousse l'attaque de trois semaines. Mercredi 1er avril 2020, 15h15 : le code de l'implant, stocké sur une clé USB dans un coffre, est sorti et injecté dans le système de mise à jour d'EncroChat. Le lendemain matin, le trafic d'exfiltration sature les liens réseau d'OVH. 32 014 téléphones infectés en deux mois. Chaque événement remonte en JSON vers un serveur à l'adresse 147.135.143.19, dans la même plage IP que les vrais serveurs EncroChat. Chaque mot de passe saisi, chaque image créée ou reçue, chaque message, chaque note. Et surtout chaque changement de relais mobile, ce qui donne le suivi des déplacements en direct. Un message quittait le téléphone en moins d'une seconde et s'affichait sur un écran de police en moins de vingt. Sauf que le code était mauvais. La plupart des implants plantaient. Il a fallu réinfecter, relancer, recommencer pendant une semaine entière. Le 12 juin 2020, seconde tentative sur les nouveaux modèles X3, échec, couverture grillée. EncroChat coupe son réseau dans la nuit et conseille à ses clients de détruire physiquement leurs téléphones. Et là commence la vraie affaire. Des milliers de procès s'ouvrent partout en Europe sur la base de ces messages. La France refuse de dire comment ils ont été obtenus. Secret de la défense nationale, révélation passible de poursuites pénales. Des avocats se retrouvent à devoir contester une preuve dont personne ne veut expliquer la provenance. Ça dure six ans. Août 2024, un juge de Londres finit par ordonner à la police britannique de remettre un téléphone infecté à des experts indépendants. Direction Brno, en Tchéquie, chez Invasys, une société qui vend du logiciel espion aux gouvernements. Un NSO en version légale. Ils vont rejouer le hack français contre le hack français. Ils commencent par dessouder les puces mémoire, en détruisent deux sur six, et se heurtent à une partition chiffrée protégée par une double couche cryptographique adossée au matériel. Alors ils font exactement ce que le STNCJ avait fait : ils reconstruisent un faux serveur de mise à jour et poussent leur propre malware. En décembre 2024, ils extraient l'implant français. Début 2025, 70 % du code est reversé. Le verdict technique : trois processus cachés tournant en superuser permanent. Un contrôleur déguisé en « com. android.device », un nom qu'aucune application Android réelle n'utilise. Six hooks nommés sans la moindre précaution, Exploit_c à Exploit_h. Une bibliothèque baptisée « libexploit », ce qui, comme le note le rapport, indique assez clairement l'intention. Aucune contre-mesure élémentaire contre la détection. Deux détails valent le détour. Le code obfusqué contient des libellés de fonction en tchèque. Et cette erreur admise par le C3N en août 2020, où un « to » signifiait en réalité « from » dans les données d'appel, s'explique par deux mots oubliés dans le code. Révéler ces deux mots était officiellement un délit. Mais le plus grave n'est pas technique. Les 71 images de serveurs remises aux experts par la police britannique étaient altérées. Incomplètes, modifiées, corrompues, et précisément dans les zones critiques au fonctionnement du système. Invasys parle d'une violation grossière de la chaîne de conservation des preuves et estime que la manipulation semble délibérée. Coût de la rétro-ingénierie qui a fait sauter le secret : 2 millions de livres. Payés pour découvrir qu'un service d'État avait copié un exploit public sur GitHub et l'avait collé à un outil de test open source. Ce que cette affaire raconte n'est pas que la police française serait incompétente. Le hack a fonctionné, à très grande échelle. Le problème est ailleurs. Le secret défense a couvert pendant six ans un bricolage, pas une capacité stratégique. Et pendant ces six ans, des milliers de personnes ont été jugées sur des preuves que leurs avocats n'avaient pas le droit d'examiner, au nom d'un secret qui protégeait surtout l'embarras du prestataire. Enquête originale : Duncan Campbell et Bill Goodwin, Computer Weekly, 17 août 2026. Adaptation française : Jean-Marc Manach, Next.
Alaxione va tenter de minimiser en espérant faire croire que les serveurs tests n'était pas alimentés en données de patients. ↩️ En citation de @fuitesinfos : « 👉 Auprès de RTL, Alaxione confirme un piratage mais se défend en indiquant qu'il s'agit d'un serveur test sans données médicales ❌ Mais les échantillons publiés et les dernières informations postées par le hacker disen… »
Très belle collecte massive de datas de localisation par Google 👌 Ne faîtes pas ça > Désactivez l'historique de localisation dans votre compte Google. ↩️ En citation de @pierrelezan : « C'est assez sympa comme app, ça utilise l'historique de position de google maps et ça peut faire une petite vidéo pour visualiser. Ça se voit que j'ai du mal a rester en place 😅 https://t.co/OQgSqX1Oyd https://t.co/zPk… »
🔴 Après les fuites de données Cegedim (15,8 M, février 2026, confirmée), Almerys (15,45 M, mai 2026, confirmée), voici Alaxione. Vos données de santé, vos données des impôts, vos réservations de voyages, vos cryptos/armes et j'en passe.. l'année 2026 est une hécatombe pour les français. Suivez @fuitesinfos pour vous tenir informé. ↩️ En citation de @Ced_haurus : « 🔴 Alaxione : 6,8 millions de patients et 10,1 millions de rendez-vous médicaux mis en vente #fuitededonnees Dans la nuit du 19 au 20 août 2026, un acteur publie sur un forum criminel la base complète d'Alaxione, éditeu… »
🔴 Alaxione : 6,8 millions de patients et 10,1 millions de rendez-vous médicaux mis en vente #fuitededonnees Dans la nuit du 19 au 20 août 2026, un acteur publie sur un forum criminel la base complète d'Alaxione, éditeur français de logiciels médicaux installé dans les Pyrénées-Orientales. Le produit équipe des cabinets d'ophtalmologie, des orthoptistes, des centres et réseaux de santé : agenda médical, prise de rendez-vous en ligne, rappels automatiques, messagerie de coordination des soins. À cette échelle, une part importante de la patientèle ophtalmologique française est dans ce fichier. L'annonce, publiée le 19 août 2026, décompte 12,8 Go de datas et environ 18 millions de lignes : 6 835 489 lignes utilisateurs — patients et professionnels ; 10 145 988 rendez-vous ; 274 039 messages de la messagerie interne (144 310 actifs + 129 729 archivés) ; 4 202 motifs de consultation rattachables aux praticiens. Ce que contiennent les données Les patients. 133 colonnes par personne : nom, prénom, date de naissance, adresse postale complète, code postal, ville, téléphone mobile, adresse e-mail, langue, identifiant du cabinet de rattachement. Les dates de naissance couvrent près d'un siècle, de 1923 à 2020 — la file active d'un service d'ophtalmologie, où les patients âgés et les enfants sont massivement représentés. Les rendez-vous. date, heure, durée, praticien, lieu, statut du rendez-vous, honoré ou non, téléphone de rappel, et le motif en clair, consultation ophtalmologique, fond d'œil, adaptation de lentilles de contact. Une partie des créneaux porte la mention Doctolib, trace de l'interconnexion avec la plateforme. La messagerie interne. C'est la partie la plus grave. Les échanges entre secrétariats et praticiens sont stockés en texte clair, le patient concerné identifié par son identifiant et son nom fréquemment inscrit dans l'objet du message. On y lit des ordonnances, des cataractes, des équipements en lentilles, des examens OCT, des glaucomes, des DMLA, des injections intravitréennes, des chirurgies programmées, des motifs d'urgence, des annulations expliquées par l'hospitalisation d'un proche. Ce ne sont pas des identifiants techniques. Ce sont des données de santé nominatives au sens de l'article 9 du RGPD, associées aux coordonnées permettant de joindre directement les personnes concernées. L'origine revendiquée L'acteur décrit une porte ouverte, pas une intrusion sophistiquée : une base « tmp » complète importée dans l'instance de préproduction, d'où il l'a récupérée. Il affirme avoir obtenu plusieurs versions antérieures depuis des instances de développement avant d'atteindre la base complète, et mentionne une interface phpMyAdmin qu'il dit avoir sollicitée jusqu'à saturation d'espace disque, sans réaction en face. Il revendique deux accès antérieurs jamais publiés : un dump SQL en novembre 2025, un fichier de 4 000 lignes en mars 2025. Il déclare enfin avoir prévenu Alaxione deux jours avant la publication et alerté un journaliste, sans obtenir de réponse : la mise en vente étant présentée comme la conséquence de ce silence. Ces éléments sont ceux de l'acteur. Ils ne sont à cette heure ni confirmés ni démentis par Alaxione. 6,8 millions de lignes ne font pas 6,8 millions de personnes : une même personne suivie dans plusieurs cabinets apparaît plusieurs fois, et la table mélange patients et professionnels de santé. L'ordre de grandeur réaliste se situe entre 5 et 6,8 millions de personnes physiques concernées. image
Vous redécouvrez la Lune à chaque fois qu’on se fait salement poutrer. Arrêtez de nous faire croire qu’une « task force cyber » va changer quoi que ce soit. 5 000 fonctionnaires en charge de l’informatique à la DGFIP. 656 agents à l’ANSSI pour sécuriser les systèmes de tout l’État… avec un budget d’environ 130 millions d’euros. Et les mêmes constats, année après année. Les mêmes failles. Les mêmes excuses. Les mêmes annonces.Vous ne changerez rien. Demain vous serez encore la risée de la France et du monde, et vous redécouvrirez encore la Lune. Il faut revoir le système de la cave au grenier. ↩️ En citation de @SebLecornu : « Arrêtons de découvrir la lune à chaque cyberattaque. La menace est connue : massive, organisée, hybride. États compétiteurs, réseaux criminels et hackers isolés s’entremêlent désormais, les uns soutenant parfois les aut… »
🚨 Nouvelle fuite de données revendiquée chez Sport 2000. Le cybercriminel déjà à l’origine des récentes fuites visant la DGFiP et l’Éducation nationale, annonce cette fois avoir compromis Pilot, le système interne de réservation de Sport 2000. Il publie gratuitement une base annoncée à 17 851 réservations. L’analyse du fichier diffusé retrouve 17 850 entrées, comprenant notamment des réservations validées et annulées. Selon son récit, l’attaquant aurait eu accès directement à l’interface interne : environ 14 500 réservations auraient été récupérées via une fonction d’export, puis environ 3 350 réservations annulées parcourues dans l’interface. Pour près de 700 anciennes réservations, il indique avoir recherché individuellement les références historiques afin de retrouver les fiches correspondantes. Les données remontent au moins jusqu’à 2006 pour certaines dates de séjour, et les transactions vont de 2009 jusqu’au 10 août 2026. Les données présentes peuvent comprendre : • identité du client • adresse postale et pays • adresse e-mail • magasin et période de réservation • produits et montants associés • informations sur les skieurs : prénom, âge par tranche, taille, poids, pointure et niveau de ski Le fichier contient également les identifiants et références internes des réservations ainsi que les URL des fiches consultées. ⚠️ Il s’agit à ce stade d’une revendication cybercriminelle. image