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Christophe Boutry
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(Ex-DGSI) ̶H̶a̶u̶r̶u̶s̶ | #Cyber #Justice 💾 Auteur 📖 | Consultant en analyse criminelle | 🇫🇷 YouTube channel creator ➡️ https://youtube.com/@Ced_haurus > ⚡️ Projet nostr:npub1n2878xq8jmacnjsyun6a0nrys7tcglzq8znzv05s33ddrxupd36q6uhtpg ➡️ Relay wss://relay.nostrmap.net > 🔵 Fuites Infos (recensement des fuites de données impactant la France 🇫🇷 https://fuitesinfos.fr
🔴 Les iPhones XS, XR, 11, SE 2e Gen, définitivement compromis au niveau sécurité 🔽 Tu te souviens de checkm8 ? La faille qui permettait de jailbreaker tous les iPhone jusqu'au X. Elle n'avait jamais été corrigée parce qu'elle était dans la BootROM, le tout premier code exécuté au démarrage, gravé directement dans le silicium, que @Apple ne peut corriger. Son successeur vient de sortir. Il s'appelle usbliter8 et il touche les puces A12 et A13, soit les iPhone XS, XR, 11 (toute la gamme), SE 2e gen, et plusieurs iPad. Même principe, même conséquence : Apple ne pourra jamais corriger ça. Le bug vient du contrôleur USB intégré à la puce. En envoyant une séquence précise de paquets pendant le démarrage, les chercheurs de Paradigm Shift arrivent à prendre le contrôle total du processeur. Sur A13, Apple avait ajouté une protection spécifique contre ce type d'attaque. Ils l'ont contournée quand même. Une fois dedans, tu peux faire tourner du code non signé, désactiver les protections de sécurité, et te retrouver aux portes de la Secure Enclave, le coffre-fort de l'iPhone. Le code est public. Ces appareils ne recevront jamais de patch. Vulnérables à vie. Ce que ça permet en pratique : 👉 Supprimer les limites de tentatives sur le code d'accès et le brute-forcer en quelques heures. C'est exactement comme ça que fonctionnent les outils forensiques utilisés par les forces de l'ordre sur les appareils checkm8. Accès physique requis. Mais pour un appareil saisi ou volé, c'est suffisant. Source :
👉 N'acceptez plus jamais le traqueur publicitaire Utiq ! Je mets en ligne Utiq Tracker et son extension Utiq Detector 🔗 543 sites recensés utilisant Utiq en Europe et dans le monde, et la liste s'allonge chaque jour. Traduit en 9 langues pour le site et 41 langues pour l'extension, Utiq Tracker vous permet de comprendre le fonctionnement d'Utiq et de voir quelles plateformes ont choisi de vous traquer via votre opérateur téléphonique. ✅L'extension vous avertit lorsque vous naviguez sur un site utilisant Utiq, grâce à des indicateurs de détection fiables. Un site non référencé détecté ? Signalez-le directement depuis le pop-up pour l'ajouter à la liste. Tout est open-source, publié sur GitHub (lien sur le site). Servez-vous en, proposez des sites à ajouter, téléchargez la liste. #Privacy #Utiq
Palantir et la DGSI, la rupture. Il était temps, c’était 10 ans de trop. image
👉[Searcher] BFMTV et franceinfo ont offert une visibilité nationale à un service illégal de recherche dans des bases de données volées. Résultat : des milliers d'utilisateurs ont afflué sur leur Discord en quelques jours pour souscrire à la version payante. BFM, pendant ce temps, vos propres journalistes y sont menacés de swating et d'attaque à la bombe. Sous l'œil bienveillant du modérateur. Les administrateurs, tous Français, Emin D., Sohan G., Noam S., Sajid M., Ryad K., Omar M., Petra B., Aimane EB. sont pour la plupart connus des services de police. Parfaitement identifiables. Ils ont tenté de faire avaler aux journalistes que tout cela était légal. Ils savent très bien que non. Ils savent que les données viennent de cyberattaques. Et ils en collectent eux-mêmes. Les échanges internes ne laissent aucun doute : prix de revente, techniques d'acquisition, demandes de dox en flux continu, méthodes de hack. C'est le fond de commerce de tous ces lookups, qui devraient être démantelés depuis longtemps. 1/ Discord, vous laissez prospérer ce serveur jusqu'où ? 2/ Qu'est-ce qu'on attend pour faire fermer ce site ? Les fuites de données sont quotidiennes. Ces plateformes d'agrégation nous mettent tous en danger. Au prochain rapt crypto, personne ne pourra dire qu'il ne savait pas.
📲 Saviez-vous que dans iOS 27, Apple a prévu une liste de pays où le chiffrement des messages RCS (SMS) est interdit ? Chine 🇨🇳. Corée du Sud 🇰🇷. France 🇫🇷. Le reste du monde déploie l'E2EE, le chiffrement de bout en bout entre iPhone et Android. Une avancée majeure pour la confidentialité de vos SMS. En France, c'est bloqué. Les opérateurs sont prêts techniquement. Ce n'est pas un problème d'infrastructure. C'est un choix politique. Les raisons sont multiples, la France ayant toujours une longueur d'avance pour affaiblir votre sécurité et s'assurer de pouvoir garder un oeil sur vous. Mais l'une des pistes probables : La PNIJ - la Plateforme Nationale des Interceptions Judiciaires. Un outil qui permet à l'État d'accéder à vos communications. Le chiffrement de bout en bout sur ces millions d'échanges quotidiens lui couperait l'accès. Définitivement. Alors notre gouvernement fait tout pour que vous restiez exposés. image
🔴La DINUM reconnaît un incident sur Tchap Un attaquant a utilisé un compte légitime compromis pour accéder à la plateforme. Ce qui a pu être consulté, selon la DINUM : uniquement des salons publics. Ouverts à tous par conception. Non chiffrés. Les conversations privées restent protégées. Le compte malveillant a été identifié et bloqué. La CNIL a été notifiée. Le diagnostic est en cours. Le petit rappel à ses agents : un salon public Tchap peut être rejoint par n'importe quel utilisateur. Rien de sensible ne doit y circuler.... Vu ce qui a été publiée par le cybercriminel, je pense qu'il va falloir faire le ménage dans les salons. View quoted note →
🔴Un cybercriminel affirme avoir obtenu l’accès à un compte valide sur Tchap, la messagerie sécurisée de l’administration française. Quelques explications 🧵 À partir de ce compte, il prétend avoir pu collecter : 👉 73 467 comptes d’agents publics 👉 643 459 messages 👉 876 salons avec historique accessible 👉 plus de 59 000 fichiers 👉 environ 13,5 Go de données 👉 des métadonnées liées aux comptes, aux salons et aux terminaux À ce stade, prudence : il s’agit d’une revendication. Rien ne permet encore d’affirmer que tous les chiffres sont exacts, ni que tous les contenus annoncés sont sensibles. De quoi parle-t-on ? 🔽 Tchap est la messagerie interministérielle de l’État français. Elle est utilisée par des agents publics pour échanger dans un cadre professionnel, au sein d’administrations, de ministères ou de groupes de travail transversaux. Elle a été pensée comme une alternative souveraine aux messageries privées grand public, notamment WhatsApp, Telegram ou Signal, afin d’éviter que des échanges professionnels de l’administration française transitent par des services commerciaux étrangers. Techniquement, Tchap repose sur Matrix, un protocole de messagerie décentralisée. Matrix permet à plusieurs serveurs de communiquer entre eux, un peu comme le courrier électronique : un utilisateur d’un serveur peut échanger avec un utilisateur d’un autre serveur, si la fédération est autorisée. Tchap utilise cette logique pour organiser une messagerie répartie entre plusieurs environnements administratifs. Son interface vient de l’écosystème Element, le client Matrix le plus connu, adapté ici aux usages de l’administration. Attention ⚠️ Si les données revendiquées sont authentiques, cela ne signifie pas automatiquement que le chiffrement de Tchap aurait été cassé. Cela ne veut pas dire non plus que toute la plateforme aurait été compromise. Le scénario avancé ressemble plutôt à l’exploitation maximale d’un compte légitime. (ce que le cybercriminel revendique) Autrement dit : l’attaquant ne dit pas avoir “cassé Matrix”. Il affirme avoir obtenu un compte valide, puis utilisé ce compte pour voir tout ce qu’il pouvait voir. C'est là que le sujet devient intéressant. Ce que l’acteur affirme avoir exploité 🔎 Selon l’auteur de la revendication, l’accès initial aurait été obtenu par ingénierie sociale sur un compte lié à un agent de l’Éducation nationale. Une fois connecté, il aurait utilisé des fonctionnalités normales de Matrix pour : 👉 explorer l’annuaire des utilisateurs 👉 rechercher des salons 👉 consulter les espaces accessibles 👉 remonter l’historique des conversations disponibles 👉 récupérer les fichiers partagés dans ces échanges Dans Matrix, un compte peut voir plusieurs types d’informations selon la configuration du serveur et des salons : 👉 annuaire des utilisateurs 👉 salons publics ou semi-publics 👉 salons déjà rejoints 👉 salons thématiques 👉 espaces transversaux 👉 historiques visibles aux nouveaux membres 👉 médias partagés 👉 métadonnées de terminaux 👉 clés publiques des appareils Autrement dit, un compte compromis ne donne pas seulement accès à “ses messages privés”. Il peut aussi devenir une porte d’entrée vers tout ce que ce compte est autorisé à voir. Pourquoi 600 ou 800 salons seraient accessibles ? 🏛️ Accéder à plusieurs centaines de salons ne veut pas forcément dire que l’attaquant aurait forcé l’accès à des conversations privées. Sur Matrix, certains salons peuvent être publics, transversaux, thématiques ou joignables par tout agent authentifié. Des noms de salons comme : 👉 “Outils collaboratifs” 👉 “Droit pénal et procédure pénale” 👉 “Intelligence artificielle” 👉 “Médecine-santé” 👉 “Sécurité civile” ressemblent davantage à des espaces de discussion communautaires qu’à des canaux hautement confidentiels. Mais cela ne rend pas l’incident négligeable. Un salon public interne à l’administration n’est pas un salon public au sens d’Internet. Il peut contenir des échanges professionnels, des documents, des liens de réunion, des noms d’agents, des habitudes de travail, des informations contextuelles et des fichiers dont l’agrégation devient sensible. Le problème de l’annuaire 👥 L’acteur affirme avoir utilisé la fonction de recherche de l’annuaire Matrix pour énumérer les utilisateurs. Il aurait interrogé automatiquement la fonction de recherche des comptes pour reconstruire une liste de dizaines de milliers d’agents. Cette liste contiendrait notamment : 👉 noms d’affichage 👉 adresses professionnelles 👉 ministères ou organismes de rattachement 👉 serveurs d’origine 👉 métadonnées liées aux comptes et équipements Ce type d’énumération n’a rien d’impossible si la recherche n’est pas assez limitée, pas assez cloisonnée ou pas assez protégée contre les requêtes répétées. Ce n’est pas forcément un “piratage profond”. Cela peut être un abus massif d’une fonctionnalité légitime. Le sujet des fichiers 📁 Le point le plus préoccupant concerne les fichiers. L’auteur affirme avoir téléchargé plus de 59 000 médias et documents, pour environ 13,5 Go. Dans Matrix, les fichiers partagés dans les conversations sont référencés par des identifiants médias. Selon la configuration du serveur, connaître l’identifiant ou l’URL d’un fichier peut parfois permettre de le récupérer, ou au minimum faciliter son téléchargement via l’API média. Cela ne veut pas forcément dire que “tous les fichiers de Tchap” étaient librement accessibles. Le scénario le plus vraisemblable est plutôt celui-ci : L’attaquant aurait lu des messages accessibles au compte, extrait les liens ou identifiants de fichiers présents dans ces messages, puis téléchargé les pièces jointes correspondantes. Si ces messages provenaient de salons inter-administrations, les médias pouvaient être hébergés sur plusieurs serveurs Tchap. Les éléments sensibles revendiqués 🧨 L’acteur affirme également avoir trouvé : 👉 des liens Zoom 👉 des codes Webex 👉 des scripts PowerShell 👉 des références à des annuaires internes 👉 des identifiants techniques 👉 des mentions “Diffusion Restreinte” Ces affirmations doivent être prises avec précaution. Une mention “Diffusion Restreinte” dans un message ou un nom de fichier ne prouve pas automatiquement qu’un document protégé a été exfiltré. Un identifiant trouvé dans un script ne prouve pas non plus qu’il est encore actif ou exploitable. Mais ces éléments montrent un risque classique des messageries internes : les utilisateurs y déposent parfois des informations techniques ou opérationnelles qui ne devraient jamais circuler dans un salon. Le vrai problème n’est pas forcément Matrix 🧠 Matrix est un protocole puissant, pensé pour la fédération, l’interopérabilité et le chiffrement. Mais comme toute infrastructure collaborative, sa sécurité dépend énormément de sa configuration et de sa gouvernance. Les vraies questions sont donc : 👉 qui peut voir l’annuaire ? 👉 qui peut rejoindre quels salons ? 👉 un nouvel entrant peut-il lire l’historique ? 👉 les médias sont-ils protégés par l’appartenance au salon ? 👉 les salons publics internes sont-ils audités ? 👉 les pièces jointes sensibles sont-elles contrôlées ? 👉 les secrets techniques sont-ils détectés lorsqu’ils sont partagés ? Le chiffrement de bout en bout ne règle pas tout 🔐 Le chiffrement protège contre certains accès techniques non autorisés, mais il ne protège pas contre un compte légitime compromis qui lit ce qu’il est autorisé à lire. Si un agent est membre d’un salon, ou si un salon est accessible à tous les agents, le chiffrement ne transforme pas ce salon en coffre-fort. Le risque se déplace alors vers la gestion des droits, des usages et des espaces. Le vrai problème : non pas une preuve que Tchap serait “cassé”, mais la possibilité qu’un seul compte ait permis de cartographier beaucoup trop de choses. Quels risques si la revendication est confirmée ? 🚨 Si les éléments avancés sont exacts, l’incident serait sérieux pour plusieurs raisons. D’abord, l’énumération de plus de 73 000 agents permettrait de construire une base de ciblage très précieuse pour du phishing, de l’usurpation ou de l’ingénierie sociale. Ensuite, les messages et salons exposés pourraient révéler des habitudes de travail, des interactions entre services, des sujets internes et des informations organisationnelles. Enfin, les fichiers partagés peuvent contenir des documents administratifs, des captures, des pièces jointes, voire des informations techniques réutilisables dans d’autres attaques. Conclusion 🧭 À ce stade, rien ne permet d’affirmer que l’intégralité de Tchap aurait été compromise. Rien ne démontre non plus un casse du chiffrement Matrix. Le risque ne vient pas toujours d’un attaquant qui casse la porte. Parfois, il entre avec un badge valide, puis découvre que beaucoup trop de portes sont restées ouvertes.
👉 Yoti, plateforme de vérification d'âge, aurait "signalé" un utilisateur aux autorités pour détection d'usage de GrapheneOS Voici ce qui s'est passé. Un utilisateur tente de vérifier son âge sur PlayStation Network via Yoti . Son appareil tourne sous GrapheneOS. Le scan échoue à répétition, 8 à 10 fois. Il contacte le support Yoti pour comprendre. La réponse arrive de help@yoti[.]com : "Due to past security concerns, Yoti automatically flags multiple verification attempts and any devices running GrapheneOS. These instances are automatically reported to both the authorities and our security team." Traduction : "En raison de problèmes de sécurité passés, Yoti signale automatiquement les tentatives de vérification multiples ainsi que tout appareil fonctionnant sous Gra…"En raison de problèmes de sécurité passés, Yoti signale automatiquement les tentatives de vérification multiples ainsi que tout appareil fonctionnant sous GrapheneOS. Ces cas sont automatiquement signalés aux autorités ainsi qu'à notre équipe de sécurité." L'utilisateur avait fourni ses vrais documents d'identité. Il n'a pas contourné quoi que ce soit. C'est le système de Yoti qui semble avoir échoué à les traiter. Pourquoi ? GrapheneOS restreint les APIs caméra et biométriques. Un scan qui fonctionne sur Android stock peut échouer en boucle sur GrapheneOS. L'échec répété n'est pas une fraude. C'est une incompatibilité technique. Evidemment, il est très facile de détecter qu'un smartphone utilise GrapheneOS. GrapheneOS n'est interdit nulle part. C'est un Android open source durci, utilisé par des journalistes, des avocats, des chercheurs en sécurité, et des gens comme vous et moi, soucieux de leur sécurité. Mais pour Yoti, l'utiliser suffirait à vous classer comme suspect. En vertu de quoi ? Soit Yoti signale effectivement quelqu'un, quelque part, pour avoir utilisé un OS légal. Soit c'est une formule boilerplate conçue pour faire peur. Dans les deux cas, c'est un problème. Si c'est réel : aucun texte n'impose à un prestataire de vérification d'âge de signaler aux forces de l'ordre un utilisateur détecté sous GrapheneOS. C'est une politique unilatérale sans base légale identifiable. Si c'est un bluff : menacer un utilisateur d'une procédure légale fictive est une pratique commerciale déloyale dans la plupart des juridictions. En revanche, ce que ça révèle, c'est que petit à petit, utiliser des OS alternatifs va entraîner des restrictions, des suspicions, pour mieux permettre de déployer leurs systèmes de régulations. Et demain, ce ne sera pas seulement GrapheneOS. À chaque étape, on nous dira que c’est pour la sécurité, pour les enfants, pour la lutte contre la fraude, pour la conformité. Mais à la fin, le résultat sera le même : l’utilisateur qui cherche à se protéger devra se justifier, tandis que l’utilisateur entièrement traçable sera considéré comme normal. C’est cette inversion qu’il faut refuser. La vie privée ne doit pas devenir une circonstance aggravante. La sécurité numérique ne doit pas devenir un marqueur de suspicion. Et les infrastructures de vérification d’âge ne doivent pas devenir des postes-frontières privés où des entreprises privées décident, dans l’opacité, quels appareils sont acceptables et quels utilisateurs méritent d’être signalés. Si Yoti confirme cette pratique, il faudra demander sur quelle base juridique repose ce signalement, quelles autorités sont destinataires, quelles données sont transmises, combien d’utilisateurs sont concernés, combien de temps ces informations sont conservées, et quels recours sont offerts aux personnes faussement signalées. Et si Yoti ne la confirme pas, il faudra expliquer pourquoi son support a pu écrire une telle chose à un utilisateur. image
👉 Suite et fin du prétendu hack du Dossier Médical Partagé (DMP). L'Assurance Maladie annonce une action en justice pour la perturbation engendrée et le déficit d'image causé par la visibilité offerte par ce hacker. View quoted note →
👉Enfin un outil de transfert de fichiers européen, chiffré de bout en bout, et transparent sur ce qu'il fait de vos données ! ➡️ Oubliez WeTransfer, Dropbox & co. Vos fichiers y sont lisibles par l'hébergeur, analysables, transmissibles à des autorités étrangères. Retyc lance sa version pour toutes et tous. Partagez vos fichiers, contrats, documents sensibles sans sacrifier la sécurité et la confidentialité. Ce qui change vraiment : 🔐 Chiffrement de bout en bout, opéré dans votre navigateur avant l'envoi 🇫🇷 Hébergement 100% européen, zéro AWS, zéro Azure, zéro GCP 🕵️ Architecture zero-knowledge, ils ne peuvent pas lire vos fichiers, même s'ils le voulaient 🚫 Zéro IA, zéro tracking publicitaire, zéro script tiers 📄 White paper public, code crypto open-source, page de transparence exhaustive 💶 Gratuit pour démarrer Bravo aux Lyonnais de Retyc pour cette initiative ! ➡️ image
👉 Un mot sur la prétendue fuite du "DMP", le Dossier médical partagé. Je vois passer les gros titres et les superlatifs sur la reprise d'une revendication d'un cybercriminel avec à la clé "34 millions de DMP". Pour le moment c'est surtout un agrégat de données recyclées repeint aux couleurs du DMP. Une petite analyse n'aurait pas fait de mal avant de se lancer... Un dossier médical... sans rien de médical On nous vend une fuite du Dossier médical partagé sans la moindre donnée médicale. Pas une ordonnance, pas une analyse, pas un champ libre de praticien, rien. C'est balot pour le coeur du DMP. En revanche, il y a des IBAN. Qu'est ce que ça fout là ? Le DMP, c'est votre carnet de santé numérique. Ça ne stocke aucune donnée bancaire, ce n'est pas sa fonction. Votre RIB, lui, il est dans votre compte Ameli, à la CPAM, pour vos remboursements. Un autre monde. Alors qu'est-ce que des IBAN viennent faire dans un "DMP" ? Posez-vous la question. La réponse tient en une ligne : s'il y a des IBAN, ce n'est probablement pas le DMP. Le détail qui tue : le numéro de Sécu et l'IBAN ne se touchent jamais.. J'ai regardé l'échantillon publié dans l'annonce, près de 900 fiches. Dans le système de santé, chacun est identifié par son numéro de Sécu, le fameux matricule INS. C'est la colonne vertébrale d'une vraie base santé. Or les fiches qui portent un numéro de Sécu et celles qui portent un IBAN ne tombent jamais sur la même ligne. Jamais. Zéro croisement. Dans une base unique et "authentique", votre numéro de Sécu est assis juste à côté de vos autres infos. Là, non. On a deux paquets distincts, collés l'un sur l'autre. Ce n'est pas une base, ce sont deux fuites différentes scotchées sous la même étiquette. Même la fiche de vente est gonflée (comme d'hab) Le vendeur annonce 80% de numéros de Sécu et 30 à 40% d'IBAN. L'échantillon, lui, donne 62% et 20%. Ca fait peu de numéro de sécu pour une base de données de santé. Le cybercriminel annonce avoir "scrapper le DMP". Scraper le DMP, vraiment ? Souvenez-vous de FICOBA On pourrait croire que les bases de l'Etat sont facile à récupérer avec des failles grossières. On a tous en tête FICOBA, le fichier des comptes bancaires géré par l'État, qui s'est fait siphonner début 2026. Forcément, on se dit qu'une grosse base sensible peut partir d'un coup, alors pourquoi pas le DMP. Sauf que regardez comment ça s'est passé pour FICOBA. Un identifiant de fonctionnaire habilité volé, un accès repéré et au final 1,2 million de comptes touchés, moins de 1% du fichier. Voilà à quoi ressemble une vraie extraction massive : un accès privilégié détourné, détecté et plafonné. Mais pas 34 millions de comptes santé authentifié aspirés tranquillement et "frais d'il y a deux jours". Et la fameuse faille IDOR ? Un blog "spécialisé" dans les fuites avance une piste technique : l'accès se serait fait avec des identifiants e-CPS, ceux des professionnels de santé, via une faille de type IDOR, suivie d'une élévation de privilèges. Le scénario n'est pas absurde. Il colle même au mode opératoire des attaques contre les opérateurs de tiers payant. On piège un pro de santé, on entre avec sa session légitime, et si le portail ne vérifie pas correctement qui a le droit de voir quoi, on énumère les fiches et on en moissonne des millions. Sauf qu'il y a un hic. Ce vecteur, au mieux, explique la moitié du fichier. Un portail santé compromis recrache de l'administratif : état civil, numéro de Sécu, contrat, assureur. Pas le carnet médical. Et surtout pas des IBAN, des mails et des téléphones, qui ne passent jamais par ces plateformes. Almerys le dit lui-même. Quant à "l'élévation de privilèges" posée après l'IDOR, ça fait bien sur le papier, mais si vous avez déjà l'IDOR, vous n'en avez pas besoin. Ça ressemble surtout à du vocabulaire pour faire sérieux. Alors c'est quoi, au juste ? Sûrement un agrégat Le bloc adresse, mail, téléphone, IBAN ne sort pas d'un système de santé. Ce profil-là, on le connaît, c'est celui des grosses fuites télécom et e-commerce, avec noms, adresses, téléphones et IBAN. Exactement ça. Le montage le plus probable : une couche "numéro de Sécu" d'origine santé, genre Almerys, recollée à une couche contact-bancaire genre Free, le tout dédoublonné, enrichi, repackagé, et rebaptisé "DMP" parce que ça fait un bien meilleur titre. Derrière l'emballage bidon, il y a de la vraie donnée. Des numéros de Sécu cohérents, des IBAN valides. Le risque pour les gens est réel, phishing, fraude au virement, usurpation d'identité. Donc vigilance tout de même. Mais non, ce n'est probablement pas LE piratage du Dossier médical partagé. C'est un assemblage de fuites recyclées maquillé en scoop. image
Nous avons un commentaire de la CNIL au sujet d’Utiq 🙂 « Contactée, la CNIL dit suivre "de près" cette technique et rappelle qu'elle est légale tant que l'internaute a cliqué et donc donné son consentement. » Voilà. Merci. Bonne semaine à tous. image
Le cookie est mort alors ils ont cuisinés une nouvelle merde pour vous traquer 👉 Utiq, c'est un système de tracking qui n'a pas besoin de cookie. Il utilise votre opérateur télécom. Le site que vous visitez transmet votre IP à Utiq. Utiq la transmet à Orange, SFR ou Bouygues. Votre opérateur crée un identifiant lié à votre numéro de téléphone. Et cet identifiant vous suit sur tous les sites partenaires. Vider votre cache ne change rien. La navigation privée non plus. C'est cross-plateforme. Votre IP = votre identifiant publicitaire. Formidable. Derrière Utiq, on trouve Deutsche Telekom, Orange, Telefónica et Vodafone. Les opérateurs qui transportent vos données depuis 20 ans viennent de décider qu'ils allaient aussi les monétiser. C'est présenté comme une alternative "éthique et européenne" aux GAFAM. 😂 Vous échangez Google contre votre opérateur télécom. Qui connaît votre numéro de téléphone, votre adresse, et tout votre trafic réseau. image
La loi RIPOST vient d'être adoptée au Sénat. Voici les "petites" modifications qu'elle introduit.. — VSA — Terminée "l'expérimentation" de la video surveillance algorithmique. On passe à grande échelle partout en France. La VSA, c'est de la vidéosurveillance coupée à l'IA. Des caméras existantes, reliées à un algorithme qui analyse les images en temps réel et détecte des comportements : une foule qui court, un objet abandonné, une personne à terre, un attroupement inhabituel. Pas de reconnaissance faciale (promis, c'est écrit dans le texte). Mais un système qui surveille, classe et alerte en continu, des agents, qui interviennent manuellement. Elle a été expérimentée pour les JO 2024. La logique était : un événement, une autorisation, une durée. Ça s'arrête quand l'événement est terminé. RIPOST change cette logique. Premier niveau : l'expérimentation est prolongée jusqu'en 2030 et étendue à toutes les manifestations sportives, culturelles ou récréatives. Plus seulement les JO, tous les événements. Deuxième niveau, le vrai changement : le texte crée une catégorie de lieux "de façon permanente… particulièrement exposés" aux risques. Gares, aéroports, centres commerciaux, places publiques. La liste sera fixée par arrêté du ministre de l'Intérieur. Dans ces lieux, l'autorisation VSA ne dépend plus d'un événement. Elle dure aussi longtemps que l'autorisation vidéoprotection du site. C'est-à-dire des années. Renouvelée automatiquement.... En principe, avant : on activait la surveillance pour un match, un concert, un sommet. Après : la surveillance tourne en fond, en permanence, dans les lieux que le ministère désigne. Un arrêté suffit. C'est pour ça que le mot "expérimentation" ne veut plus rien dire. On ne teste plus un outil, on construit le réseau de vidéosurveillance boosté à l'IA. Pour le reste : — RIPOST, c'est aussi — ▸ Les données LAPI des sociétés d'autoroutes et des parkings privés accessibles à la police via convention préfectorale. LAPI est le système de lecture automatisé de plaque d'immatriculation. Désormais, le secteur privé devient une source d'alimentation en données. ▸ Des fouilles à corps sans critère de suspicion dans les zones frontalières, le littoral, les ports et les gares, sur simple réquisition du parquet valable 12h renouvelables. Quel que soit le comportement de la personne. ▸ Le blocage administratif de contenus en ligne (sans juge) étendu au-delà du terrorisme, désormais applicable à la vente de protoxyde d'azote et d'explosifs sur internet. #nostrfr image
Nostr offre une flexibilité incroyable pour ceux qui aiment créer. Je n'ai jamais trouvé un client qui combine parfaitement mes exigences de simplicité, rapidité et design. Alors je me suis construit ma propre interface. Minimaliste, fluide, efficace. Et je prends du plaisir à utiliser Nostr de cette manière, au quotidien. Il y a tout un monde à développer, à améliorer, et tous ensemble, je pense qu'on peut faire grandir cette alternative aux réseaux centralisés, face à la régulation. #nostrfr image