Actus Loiret's avatar
Actus Loiret
npub1kndx...m3w3
BOT diffusant l'actualité du Loiret. Géré par westbam@nostr.fr
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
Montargis, une réunion publique sur fond de pugilat financier Une salle qui hue, applaudit, interpelle et siffle : la restitution de l’audit financier de Montargis s’est déroulée dans une ambiance houleuse. Ceux qui étaient venus entendre parler des comptes de la ville ont surtout assisté à un match de boxe, où les coups partaient aussi bien de la salle que de la tribune. Et où l’auditeur, venu parler chiffres, s’est parfois retrouvé arbitre malgré lui. À Montargis, l’audit financier a surtout donné lieu à beaucoup de comptes à régler – capture d’écran du site de la mairie de Montargis Par Guillaume Hussault. Dans les années 1950, la salle des fêtes de Montargis était un haut lieu de la boxe. Ce vendredi, les murs ont transpiré de vieux souvenirs. À défaut de pouvoir restituer sereinement l’audit commandé par la majorité RN, on y a au moins restitué l’ambiance. Dans les années 1950, on y comptait les points, ce 2 octobre 2026, on a surtout compté les coups. Premier round : factures impayées et premiers coups de sifflet La mairie RN avance deux millions d’euros de factures impayées par l’ancienne majorité. Nathalie Foulgot, adjointe aux finances, déroule les chiffres sous les sifflets et les huées. La facture de 173 000 € pour la démolition préalable au futur complexe scolaire de Crowborough déclenche quant à elle une salve d’applaudissements. Benoît Digeon, maire LR de 2020 à 2026 devenu conseiller d’opposition, prend la parole pour défendre son bilan sous les huées. L’adjointe aux finances, sur le ton de l’institutrice, finit par lui lancer : « On se tait, M. Digeon, vous sortez. » Et pourquoi pas « Levez la main avant de parler » ? Allons, allons, Maîtresse Nathalie… Dans la salle, les « hou » continuent. Pour ramener l’assemblée à son sujet, l’auditeur – Franck Valletoux, du cabinet Stratégies locales – a dû plusieurs fois prendre les rames. Normal, on est à Montargis, ville de rivières et de canaux : la Venise du Gâtinais. Il était venu expliquer les comptes, il s’est retrouvé à naviguer entre attaques, interruptions et règlements de comptes, finissant même par faire remarquer à l’adjointe aux finances que sa réponse avait duré aussi longtemps que l’intervention de l’ancien maire. Une façon élégante de rappeler que le public était peut-être venu pour autre chose que regarder les élus s’écharper. Deuxième round : pas de banqueroute, mais une sacrée passe d’armes Bruno Nottin, conseiller d’opposition PCF, estime pour sa part que l’audit ne révèle finalement pas grand-chose de nouveau pour ceux qui suivent la vie du municipale depuis des années : « On n’a rien appris. Peut-être que certains découvrent l’eau tiède : c’est toujours bien de le découvrir à un moment dans sa vie. » Il ne remet pas du tout en question le sérieux et la qualité du travail de l’audit : « Mais ça nous dit ce que l’on savait. » Il souligne surtout que « la ville n’est pas en état de banqueroute ni de faillite ; par contre, elle est en état de forte contrainte ». Son intervention dure trois minutes top chrono (montre en main), une intervention que Dominique Coquelle, actuel maire (ça file si vite à Montargis…), trouve pourtant « très, très longue », en précisant qu’il l’avait pressenti. Trois minutes ? Très, très long ? On comprend surtout que la majorité RN préférerait des réunions sans opposition : ça irait plus vite. Dalip Velhapi, conseiller d’opposition PS, finira par mettre des mots sur le spectacle auquel nous venons d’assister, qui tenait davantage du meeting politique que de la restitution d’audit. Rappelons à ceux auxquels cela aurait échappé que Montargis est de nouveau en campagne électorale depuis le jeudi 24 septembre, date à laquelle s’est profilée la possibilité que le Conseil d’État annule les élections municipales de mars 2026 dans la douce Venise du Gâtinais, pour irrégularité. Dominique Coquelle, maire RN de Montargis et Nathalie Foulgot, adjointe aux finances, orésentant les listings des factures impayées – capture d’écran FB mairie de Montargis Le chef de cabinet sort les gants pour le dernier crochet L’auditeur ramait toujours au moment où Jean-Marie Albouy, actuel directeur de cabinet, entre en scène. Sous les hou et les ha, en plus des applaudissements nourris (et pourquoi pas des hourras tant qu’on y est ?), il a  déclaré : « Ça fait trente ans que je fais de la politique, donc des gens qui hurlent pendant que je parle, ce n’est pas ça qui m’inquiète. » Après son adjointe aux finances, voici l’actuel maire Dominique Coquelle débordé par son chef de cabinet ! De là à retrouver ce dernier en tête de liste aux prochaines élections municipales, il n’y a plus qu’un pas. 29 000 € plus tard, le match continue Mais au fait, combien a coûté cet audit ? « 29 000 € », répond Maîtresse Nathalie. Dans l’assistance, on se demande si cette facture viendra s’ajouter à la liste des impayés. D’autant que la Chambre régionale des comptes – qui, selon une cadence d’environ six à sept ans, passe régulièrement au peigne fin les comptes des communes – a commencé son propre audit. Olivier Masson, des Citoyens du Montargois, se dit déçu par un audit qui ne répond pas aux questions que son groupe pose depuis des années. Il informe au passage que Thomas Ménagé, député RN de a circonscription, avait demandé à rencontrer les représentants de son groupe au sujet de la caserne Gudin et du port Saint-Roch. « J’en avais profité pour demander si les Citoyens pouvaient réfléchir à ce qu’il fallait demander au cabinet d’audit. Il n’a pas donné suite. » De quoi nourrir sa déception, forcément. Le niveau de défiance des Citoyens du Montargois est donc à son maximum, puisqu’ils semblent également considérer que les contrôles réalisés ne répondent jamais complètement à leurs questions.  « Tais-toi et rame », le mantra de la soirée On a d’ailleurs vu l’auditeur, en mode survie, souquer ferme pour répondre en termes simples aux questions très techniques d’Alphonse Proffit, autre membre des Citoyens du Montargois. Des questions claires comme de l’eau de canal, auxquelles Franck Valletoux a dû répondre aussi simplement que possible – merci d’avoir pensé au public ! – alors qu’il était pris au milieu des remous. Pour ceux qui avaient oublié leur casquette de comptable public au vestiaire, il a ainsi expliqué qu’en 1995, « le changement de nomenclature comptable avait conduit à intégrer dans les comptes les actifs historiques des collectivités, bien souvent pour un euro symbolique». Résultat : « on n’a pas la vraie valeur comptable du patrimoine des collectivités locales en France ». À chaque collectivité, désormais, de procéder à son propre inventaire patrimonial. De son côté, le public souquait ferme pour ne pas boire la tasse. Après plus de deux heures de brouhaha et d’avalanche de chiffres, il est temps de quitter cette ambiance de ring, même si le match semble loin d’être terminé. Direction le centre-ville pour regarder cette fois-ci le match de foot dans une ambiance autrement plus sympathique. Mais pas de soirée foot pour notre confrère de La Rep, obligé d’aller écrire son papier dans la foulée. A lire aussi sur Magcentre: Municipales à Montargis : l’élection annulée, le RN va faire appel L’article Montargis, une réunion publique sur fond de pugilat financier est apparu en premier sur Mag'Centre. Une salle qui hue, applaudit, interpelle et siffle : la restitution de l’audit financier de Montargis s’est déroulée dans une ambiance houleuse. Ceux qui étaient venus entendre parler des comptes de la ville ont surtout assisté à un match de boxe, où les coups partaient aussi bien de la salle que de la tribune. Et […] L’article Montargis, une réunion publique sur fond de pugilat financier est apparu en premier sur Mag'Centre. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
La lutte contre l’obésité va-t-elle rapporter gros ? Instaurée en France en 2012, la « taxe soda » renforcée en 2025, voulait faire croire que c’était une mesure de santé publique. Dans le projet du budget 2027, toujours au nom de la lutte contre l’obésité, le gouvernement qui cherche des recettes, envisage de nouvelles ponctions sur les produits sucrés. Or une étude récente publiée dans PLOS Medicine jette un pavé dans la mare. Ses conclusions remettent sérieusement en question l’efficacité réelle de ces mesures, en particulier dans la restauration rapide. Selon ces travaux de recherche, les taxes ciblant exclusivement les boissons sucrées ne parviennent pas à réduire la consommation de calories par boisson dans les enseignes de fast-food. Dans l’étude, l’analyse de plusieurs millions de repas montre que la taxe s’avère trop faible pour modifier durablement les comportements des consommateurs dans leurs choix des menus pris en fast-food. Sa spécificité, limitée aux seules boissons, pousse parfois les clients à reporter leur consommation sur d’autres produits tout aussi malsains et caloriques. La ministre de la Santé, la docteur Stéphanie Rist, ne s’y était pas trompée puisqu’elle avait rendu un avis défavorable sur cette taxe, considérant qu’il était bien plus utile de mettre en place des accords avec les industriels de l’agroalimentaire afin de lutter efficacement contre la surconsommation de produits sucrés. Loin de l’effet supposé sur la santé publique, la nouvelle fiscalité sur le sucre risque de se transformer en simple outil de remplissage des caisses de l’État. Si l’objectif affiché reste louable, cette approche uniquement financière montre des limites. Sans une politique globale de lutte contre la sédentarité et l’offre des aliments ultra-transformés et sucrés, ces taxes ne feront pas diminuer la prévalence de l’obésité en France mais pèseront un peu plus sur le pouvoir d’achat des ménages. L’article La lutte contre l’obésité va-t-elle rapporter gros ? est apparu en premier sur Mag'Centre. Instaurée en France en 2012, la « taxe soda » renforcée en 2025, voulait faire croire que c’était une mesure de santé publique. Dans le projet du budget 2027, toujours au nom de la lutte contre l’obésité, le gouvernement qui cherche des recettes, envisage de nouvelles ponctions sur les produits sucrés. Or une étude récente […] L’article La lutte contre l’obésité va-t-elle rapporter gros ? est apparu en premier sur Mag'Centre. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
Retour sur une semaine tendue de mouvements lycéens La montée en tension des blocus et des manifestations lycéennes et étudiantes à quelques mois des élections présidentielles est le symptôme d’une configuration politique tout ce qu’il y a de plus classique et « en même temps », comme dirait l’autre, inédite en bien des points. Petite vue d’ensemble sur cette semaine anxiogène, notamment en région Centre Val-de-Loire. Revendications des lycéens affichées devant le lycée Arago à Perpignan. Frenchbluesman — Wikipedia Par Joséphine Qu’est-ce qui se passe ? Partant de Seine-Saint-Denis le 21 septembre, le mouvement de protestation lycéen a fait tâche d’huile et dix jours plus tard, des centaines d’établissements sont bloqués, des manifestations et des affrontements se déroulent sur tout le territoire, y compris en province, y compris dans des petites villes, par exemple Loches, Chinon, Pithiviers, Montargis, Mer ou Gien si l’on considère l’exemple de la Région Centre Val de Loire. Les revendications sont assez claires quoi que disparates, ce qui n’est pas étonnant de la part d’un mouvement spontané qui agrège des colères et des frustrations accumulées : davantage de moyens pour l’embauche de personnels – aussi bien professeurs qu’infirmiers, assistants sociaux, assistants d’éducation, médecins, psys… – ; la rénovation des bâtiments vétustes ainsi que leur adaptation aux enjeux climatiques ; une réforme du système des stages en entreprise pour les bacheliers pro ; la suppression de ParcourSup’ et d’une orientation vécue comme opaque et incertaine, d’autant plus avec les perspectives de limitations des places à l’Université et d’augmentation des tarifs de l’enseignement supérieur, y compris dans les BTS qui accueillent les élèves des filières technologiques, élèves souvent issus des classes populaires ; l’allégement des emplois du temps qui sont en France parmi les plus denses au monde et qui limitent la vie sociale et les loisirs d’élèves pourtant soumis à un stress permanent. Blocus des lycéens en octobre 2026 (Blois) DR Wikipédia Une dynamique complexe Bien entendu, et comme d’habitude lors de ce type de mouvement depuis les années 1960, d’autres dynamiques viennent se greffer aux blocus lycéens. D’une part, des groupuscules de l’ultra-gauche politique et syndicale entendent participer à une montée en tension et à une brutalisation des regroupements pour établir un rapport de force avec les autorités tout en politisant des jeunes lycéens, il est d’ailleurs probable que des groupes d’ultra-droite profitent de la situation pour organiser des violences ponctuelles pour « débloquer » des lycées et facultés. D’autre part, des groupes plus informels pratiquant du vandalisme et des pillages limités, par simple opportunisme mais aussi par goût de la violence et de l’esthétique du chaos, phénomène lié à la profusion d’images mettant en scène les fameux « black blocs » aussi bien lors de manifestations (Sivens, lois El Khomri, Gilets Jaunes, réformes des retraites, Sainte Soline…) que lors d’émeutes urbaines. Dans les grandes villes, des petits groupes de délinquants organisés peuvent se joindre au mouvement pour confronter la police et occuper symboliquement des territoires suivant une culture et une modalité de puissance importée du fonctionnement et de l’imaginaire des gangs. Les rapports du renseignement qui ont fuité dans la presse montrent aussi des singularités propres à ce qui se passe depuis quelques jours : l’importance de l’utilisation des feux d’artifice comme arme par destination, l’extrême mobilité et agilité de certains individus qui utilisent des trottinettes électriques, le poids des algorithmes et de l’IA notamment sur Snapchat et TikTok qui favorisent la circulation de rumeurs et d’informations au sujet de rassemblements, générant même de manière autonome des affiches, tracts et événements sur les réseaux sociaux, rendant tout suivi policier quasi impossible. Un mouvement difficile à saisir Autre élément pointé par le renseignement et par des élus et sociologues qui ont observé le mouvement ces derniers jours : le mélange très hétérogène des jeunes lycéens qui manifestent. Il y a des meneurs politisés de manière assez classique via leur entourage, des partis et syndicats, jeunes souvent issus de lycées de centre-ville et appartenant à des milieux plutôt aisés ; il y a des suiveurs qui participent aux blocus pour tout un tas de raisons qui vont du mal-être diffus au lycée jusqu’au plaisir d’avoir des moments de liberté entre copains et copines, en dehors du contrôle de l’institution et des parents, à arpenter la ville, avec le sentiment de puissance et de solidarité lié à l’effet de groupe. Mais il y a aussi des élèves le plus souvent racisés de lycées de quartiers populaires ou de lycées professionnels qui ajoutent aux revendications citées plus haut une colère et une méfiance envers la police, attitude héritée de leur expérience quotidienne où ils subissent contrôles au faciès et interventions musclées, ce que des jeunes rencontrés devant un cordon de CRS à Tours ont pu, du reste, me raconter. L’amalgame de tous ces groupes est lui-même assez complexe et mouvant, souffrant des stéréotypes sociaux des uns sur les autres mais bénéficiant aussi du sentiment de vivre quelque chose en commun et d’être maltraités par les pouvoirs publics, éducatifs et surtout policiers. Quid des gauches de gouvernement ? De leur côté, les forces de gauche, les syndicats et nombre de leurs élus et représentants se rendent sur les blocus depuis le début de semaine afin d’écouter les lycéens, faire de la médiation pour éviter les dérapages mais aussi pour s’interposer et tenter de contrôler l’activité policière qui multiplie violences (une centaine de jeunes blessés) et arrestations (environ 5 000 jeunes dont 1700 sur la seule journée du vendredi, soit plus que la pire journée des manifestations des Gilets Jaune en décembre 2018). C’est d’ailleurs dans ce contexte que des élus tourangeaux et orléanais d’EELV, du PCF et de LFI ainsi que des cadres locaux de la CGT ont subi des charges de CRS, des bousculades et même, selon certains témoins et vidéos, des injures de la part de policiers (). Par des communiqués et des prises de parole, ces organisations politiques et syndicales affirment leur soutien aux revendications lycéennes, dénoncent les violence des manifestants même si parfois ils affirment la comprendre – comme par exemple le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko – et entendent proposer aux jeunes des débouchés politiques concrets à cette colère. Même le Parti Socialiste via les parlementaires tourangeaux Laurent Baumel et Pierre-Alain Roiron ou ses fédés départementales 37 et 41 ainsi que les délégués locaux de Place Publique dénonçaient la réponse répressive du gouvernement et affichaient leur soutien aux lycéens, offrant ainsi un moment unitaire inédit à gauche depuis l’été 2024. Et pendant ce temps-là, à droite… En face, le gouvernement et la coalition des droites macronistes, Horizons, Modem ou LR – et même les partisans de François Hollande ou de Bernard Cazeneuve – politisent et simplifient à outrance le mouvement, bien qu’ils s’en défendent, jouant à leur habitude la carte de la raison et du « bon sens ». Tout ce qui se passe serait un coup de LFI qui impulse, organise et attise la colère des jeunes pour semer le chaos et préparer une prise de pouvoir par la rue, et cela avec l’appui de puissance étrangères et d’organisations secrètes, le Point et Cnews évoquant carrément la main des Frères Musulmans derrière tout cela . Bruno Retailleau, lui, parle des Insoumis comme d’un parti de « collabos des islamistes » et propose de tout simplement interdire LFI. Par ailleurs, plusieurs vidéos tronquées diffusées par la fachosphère et reprises par Europe1 et Frontières détournaient la réalité pour accuser des élus LFI de participer à des violences. En Région Centre-Val-de-Loire, les politiques de droite ont également pris la parole, essentiellement directement sur les réseau sociaux. Le député Henri Alfandari (Horizons), dans une vidéo partagée sur Facebook et avec des montages fallacieux, met en cause directement LFI qui serait à l’origine des groupes violentes organisés. Roger Chudeau, député RN de Loir-et-Cher, est sur la même ligne : il qualifie de globi-boulga les revendications des lycéens et accuse également « LFI et ses proxis de l’ultra-gauche, la racaille et ses nervis fascistes spécialistes des émeutes qui agissent en voyous », reprenant les fausses informations diffusées par la fachosphère. Christian Capelle, membre de la majorité UDI de Vendôme, a lui dénoncé les jeunes et « leur manipulation par la gauchiotte extrême comme LFI, les verts, la CGT, les communistes, ils cassent et incendient, ils agressent et ne font que détruire la France alors qu’il faudrait la construire ». Tout cela en faisant mine de croire que LFI avait les moyens, d’un claquement de doigts et en secret, de mettre en mouvement des blocus et des violences sur tout le territoire avec des légions de jeunes aux ordres, prêts à se sacrifier. Pour mémoire, quand Louis Boyard, député LFI avait essayé de mobiliser les lycéens en 2023, cela avait fait flop et on disposait des vidéos de ces appels tout à fait publics sur les réseaux sociaux. Comme si LFI avait intérêt à jouer le désordre à quelques mois de la présidentielle, renforçant probablement le réflexe de vote d’ordre vers la droite. Comme si dans le passé on avait pu (dé)montrer cette capacité mobilisatrice de LFI lors des Gilets Jaunes ou des émeutes de l’été 2023 lors desquelles le mouvement mélenchoniste avait été en réalité largement dépassé, malgré des accusations de manipulation déjà à l’époque. Comme si le renseignement intérieur n’avait pas les moyens de caractériser ces éventuels faits séditieux et de les porter à la connaissance de l’autorité judiciaire. Mais qu’importe, le gouvernement et les macronistes continuent leur communication de diversion et d’outrance. Sois jeune et tais-toi Dans les discours du gouvernement et de la droite au début des blocages, les jeunes étaient renvoyés au statut de simples d’esprit incapables d’avoir des revendications si elles ne leur sont pas soufflées à l’oreille via leur smartphone branché en direct sur le « gourou Mélenchon ». Cela dit, depuis quelques heures, les éléments de langage évoluent quelque peu : il y aurait les jeunes lycéens gentils et manipulés à qui on propose des réunions au ministère et dans les rectorats et puis il y a les jeunes méchants qui veulent tout casser et qu’il convient de réprimer. Tactique typique depuis 2014 et le triomphe du hollando-vallsisme puis du macronisme : mettre en scène une écoute et un dialogue alors que les choses sont déjà décidées tout en organisant une répression très offensive visant à effrayer les manifestants les moins radicaux et à offrir des images cataclysmiques aux médias. Ces derniers n’auront alors plus qu’à broder autour du discours sécuritaire habituel, avec des feux de poubelle et des jeunes en cagoule en arrière-plan sur un plateau recevant des syndicats de policiers. Sauf que la recette est désormais bien connue et que plus grand monde n’est dupe. D’ailleurs, l’économiste Gabriel Zucman a bien mis en évidence ce 1er octobre que le gouvernement s’apprêtait à proposer le budget le plus austéritaire de ces dernières décennies, sans imaginer un instant une fiscalité plus équitable, notamment à destination des très grandes fortunes qui pourtant payent peu d’impôts et voient leur patrimoine exploser depuis 20 ans. Au menu de Sébastien Lecornu : rabotage des retraites supérieures à 2 000 euros par mois, déremboursement de médicaments, réduction des indemnités en cas d’accident du travail, coupes dans les budgets sociaux des collectivités territoriales, baisse du nombre de fonctionnaires, notamment à l’Éducation Nationale… Réunions partout, moyens nulle part Comment, dans ces conditions, croire le ministre Édouard Geffray qui déclare « écouter les lycéennes et lycéens, examiner leurs revendications et construire avec eux des réponses concrètes » ? De quelles marges de manœuvre et de quelle volonté politique dispose-t-on à Matignon pour accéder à la moindre revendication des lycéens qui demandent davantage de moyens ? D’ailleurs certains jeunes rencontrés et qui participent aux blocus et à la manifestation pacifique organisée devant les locaux de la NR ce 2 octobre pour la venue de Gabriel Attal évoquent la question de la confiance en la parole des politiques, parlant volontiers de la violence et son caractère improductif ou nécessaire suivant le contexte, ayant l’impression que c’est malheureusement le seul outil pour être pris au sérieux. Il n’y a donc pas vraiment de fossé entre jeunes pacifiques et jeunes nihilistes mais plutôt un continuum de rapports à la violences qui peuvent évoluer. Du reste, conscients de cette impasse répressive dans laquelle le gouvernement emmène le mouvement lycéen, des syndicats enseignants de la région – Sud, SNES-FSU, CGT’educ, FO, SGEN-CFDT… – commençaient en fin de semaine à sortir des communiqués de soutiens aux élèves mobilisés, alors que dans certains établissements comme au lycée Voltaire à Orléans des enseignants se sont interposés pour protéger leurs élèves des charges de la Police. Un libéralisme autoritaire à bout de souffle Donc nous y voilà. Au terme d’un cycle de 12 ans – si ce n’est 25 – d’un libéralisme économique dogmatique et rigide qui a frappé les services publics alors même que la population vieillit, que la structure de l’emploi est plus fragile, que le dérèglement climatique devient critique et que le contexte géopolitique est incertain, la société civile craque de partout. Pourtant, les politiques objectivement responsables de la situation et qui forment ce qu’il convient d’appeler le bloc central (PS, Macronistes, Modem, UDI, Horizons et LR), n’esquissent pas l’ombre du début d’un mea-culpa, et encore moins d’un infléchissement de leurs théories. Si le choses ne vont pas bien, c’est qu’on ne va pas assez loin dans ce qui est imposé depuis 20 ans et il faudra donc naturellement passer la vitesse supérieure en 2027, sans esquiver la soupe à la grimace du budget qui arrive. Ce déni et l’agressivité extrême envers toute formation politique de gauche, et surtout LFI qui représente par sa force électorale le principal danger pour le bloc central, empêche de penser les dérives de ces dernières années et les atteintes à l’état de droit. Les équipements et les armes de plus en plus lourdes de la police et une doctrine de maintien de l’ordre qui préconise le contact et le carton n’ont rien réglé du tout malgré les drames à répétition depuis Sivens en 2014. Désormais, conscients du danger et du rapport de force ultra-asymétrique, même des gamins de 16 ans partent en manifestation la peur au ventre, équipés de masques, de lunettes de plongée et se procurent des armes par destinations de plus en plus dangereuses pour les forces de l’ordre, pour eux-même et pour les passants. Et désormais, aux abois et quelques fois en roue libre et couverts par la hiérarchie, certains policiers n’hésitent plus à charger des élus ou à faire usage de LBD ou autre sur des enfants – un jeune a eu l’œil crevé en plein centre de Tours en milieu de semaine, un jeune en région parisienne a eu la bouche broyée par un tir de grenade lacrymogène à bout portant –. A quand une désescalade ? Résultat ? Il y a, depuis quelques années maintenant, toute une manière d’être et de faire d’une partie des classes populaires lorsqu’elles sont collectivement dans la rue, quelle que soit la raison, avec cet encadrement policier agressif et sa doctrine de maintien de l’ordre. Match de foot, fête de la musique, nouvel an, manif ? Ce sera tirs sauvages de feux d’artifice, comportements routiers dangereux et vandalisme versus lacrymogènes, charges policières et courses-poursuites des brigades motorisées. Perdant-perdant pour tout le monde, mais surtout pour les classes populaires, en un cercle vicieux dont on voit mal l’issue. Car plutôt qu’une réflexion systémique sur une désescalade de long terme et sur le travail de prévention et de dialogue pour encadrer intelligemment et pour la sécurité de tous les foules dans l’espace public, tout est renvoyé à des questions individuelles et éducatives, voire culturelles pour l’extrême-droite. Pour l’heure, Gérald Darmanin a proposé comme ultime solution de faire payer les dégâts occasionnés par les jeunes à leurs familles, Eric Ciotti, allié du RN, allait pour sa part plus loin, demandant des retenues sur les allocations et l’expulsion du HLM pour les familles des « casseurs »… Dès ce vendredi, le Rectorat annonçait la fermeture provisoire de plusieurs lycées de l’académie et le passage à des cours en distanciel. Le soir même à 20h sur TF1, le ministre de l’Intérieur se voulait rassurant au sujet du mouvement lycéen : « il n’y a aucune consigne de retenue et aucune consigne de ne pas utiliser tout l’armement à disposition des forces de sécurité intérieure ». A Tours, deux heures plus tard trois drones et un hélicoptère avec un projecteur quadrillaient l’espace entre la place Jean Jaurès, la gare et le Sanitas.     L’article Retour sur une semaine tendue de mouvements lycéens est apparu en premier sur Mag'Centre. La montée en tension des blocus et des manifestations lycéennes et étudiantes à quelques mois des élections présidentielles est le symptôme d’une configuration politique tout ce qu’il y a de plus classique et « en même temps », comme dirait l’autre, inédite en bien des points. Petite vue d’ensemble sur cette semaine anxiogène, notamment en région Centre […] L’article Retour sur une semaine tendue de mouvements lycéens est apparu en premier sur Mag'Centre. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
Festival Bulleberry : 30 années de bande dessinée célébrées à Bourges Le week-end du 3 et 4 octobre 2026, le Festival BulleBerry célébrait ses 30 années d’existence avec 36 auteurs, 7 expositions et 12 animations gratuites et toujours plus innovantes dans la ville de Bourges. La future Capitale européenne de la culture bulle au rythme de la bande dessinée le temps d’un week-end. En marge du salon des auteurs installé dans la salle du Duc Jean de l’Hôtel du Département, de nombreux temps forts rythment la 30ème édition du Festival BulleBerry. La médiathèque Leïla Slimani de Bourges reçoit pour l’occasion trois professionnelles venues dévoiler au public les coulisses de leur métier de coloriste de bandes dessinées. “C’est un métier invisible parce que dans la bande dessinée, on parle plus du dessin que des couleurs”, admet Elvire de Cock, qui présentait le tome 5 de Ladies with Guns avec Bocquet et Anlor aux éditions Dargaud. Animée par le youtuber marseillais le Commis des Comics, cette table ronde féminine a également donné la parole à Li (Sophie Uliana) coloriste du tome 5 de la série Okko de Hub et Bérangère Marquebreucq coloriste de la série animée Les aventures extraordinaires de Jules Verne de France 3, qui ont dévoilé des planches exclusives de leurs derniers projets. “On me donne des informations générales. On me dit s’il fait jour ou nuit et s’il pleut ou s’il fait beau. Ensuite, ces informations passent par le filtre de ma sensibilité”, explique Bérangère, qui a toujours une idée précise de là où elle veut aller. Un code couleur universel qui parle à l’inconscient collectif S’il peut exister autant de ciels pluvieux que de coloristes et qu’aucune formation ne délivre de diplôme officiel, il existe néanmoins des techniques partagées dans le milieu. “Utiliser un détail comme le papier peint pour inscrire le récit dans l’atmosphère des années 1970 ou jouer sur l’orientation de la lumière pour créer une atmosphère intime entre deux personnages“, détaille Bérangère. La couleur n’est pas toujours réaliste mais elle ouvre une troisième voie, celle de la rencontre entre le scénario, le dessin et une subjectivité. “On peut aussi transmettre des choses par le contraste, poursuit Elvire, qui utilise les effets spéciaux pour accentuer l’impact d’une action. J’essaie d’ajouter de la température, de faire sentir une odeur en jouant sur les stéréotypes. Il existe comme un code couleur universel qui parle à l’inconscient collectif.” En modulant l’épaisseur des traits, c’est aussi une forme de lisibilité qui est donnée au dessin. Celle-ci dirige le regard du lecteur et lui suggère une certaine compréhension de l’image. En orientant son regard, la couleur vient ainsi sublimer image et récit. Battles Wakfu et concert de harpe dessiné La Battle de dessin, animée par le Commis des Comics, a rempli l’auditorium du Conservatoire de Bourges samedi après-midi. L’équipe Wakfu, composée de Cynthia Leman et Malec, a affronté l’équipe Mama Mia de Nora Morreti et Ohazar. En début de soirée, l’artiste sino-libanaise Ameylia Saad Wu a offert un concert à la harpe, qui ont dévoilé les univers des autrices de BD jeunesse. Le Jardin des fées de Nora Moretti et le Grimoire d’Élfie de Mini Ludvin. A lire aussi sur Magcentre: Le scandale des fraises espagnoles en BD  L’article Festival Bulleberry : 30 années de bande dessinée célébrées à Bourges est apparu en premier sur Mag'Centre. Le week-end du 3 et 4 octobre 2026, le Festival BulleBerry célébrait ses 30 années d’existence avec 36 auteurs, 7 expositions et 12 animations gratuites et toujours plus innovantes dans la ville de Bourges. La future Capitale européenne de la culture bulle au rythme de la bande dessinée le temps d’un week-end. En marge du […] L’article Festival Bulleberry : 30 années de bande dessinée célébrées à Bourges est apparu en premier sur Mag'Centre. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
Lutte contre les dépôts sauvages : la métropole d'Orléans renforce son dispositif de caméras "nomades et intelligentes" Il y a un an, la métropole d'Orléans décidait de tester un système de dix caméras mobiles et "intelligentes" pour lutter contre les dépôts sauvages. Le bilan est tel - 160 amendes dressées pour un total de 65 000 € - que le dispositif va être étendu avec dix caméras supplémentaires. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
Le cirque Akoreacro voltige vers la lumière Installé à St Jean de Braye, la compagnie présente Ostinato. Une incroyable tentative d’atteindre le ciel. Douze porteurs, voltigeurs et équilibristes se lancent en l’air dans une folle ambiance joyeuse. Réglé au millimètre, leurs figures font rêver. Prouesse, mais aussi intelligence et partage, Ostinato diffuse de l’émotion brute. Ostinato, vers la lumière. Photo Kalimba. Par Bernard Cassat La compagnie Akoreacro a quitté son Cher de résidence pour installer son chapiteau dans le parc des Longues Allées de St Jean de Braye. Un vrai grand chapiteau de cirque, avec plusieurs entrées, des gradins en rond et une très grande hauteur au dessus de la scène. Invité par la Scène nationale d’Orléans, c’est là que la compagnie présente son dernier spectacle, Ostinato. Un spectacle qui raconte les efforts insensés des hommes pour attraper la lumière du monde. Ils ont construit, bâti des structures pour s’élever. Ils sont même partis dans l’espace, sans pourtant jamais l’atteindre. C’est cette histoire que nous raconte la compagnie, mais sans paroles. Ils sont circassiens, porteurs, voltigeurs, musiciens, trapézistes, équilibristes et comédiens. Avec juste leur corps et quelques outils, ils nous parlent de la quête des hommes. Obstinément, ils essayent d’attraper la lumière sans jamais se décourager. Haute voltige. Photo Kalimba. Ils se montent dessus pour s’élever, se lancent en l’air, se tiennent à bout de bras dressés, inventent des balançoires pour monter plus haut. La puissance des corps, surtout lorsqu’ils se regroupent, leur fait faire des choses incroyables dans l’air. Et quand la plate-forme ascenseur se transforme en balançoire collective, à la fois dangereuse et amusante, le jeu prend le dessus. Ils s’aplatissent pour qu’elle passe au dessus, ils sautent pour l’éviter, ils en profitent pour taquiner une fois de plus la lumière, tout en haut. Les musiciens très présents. Photo Kalimba. En plus du jeu avec la pesanteur, le jeu avec les notes et avec l’humour structure tout ce spectacle. Ils se font des farces, se piquent des bouts de décor, se lancent des défis. Surtout entre homme et femme ! Car avec la quête de la lumière, il y a le système mis en place par les humains, les chefs qui commandent, les petites mains qui exécutent. Et les défis, le conflit hommes/femmes. Mais tout ça juste présent, évoqué, sans détruire la joie et l’énergie. Quelques instruments et beaucoup de jeu; Photo Kalimba. Le monde moderne, le monde des gratte-ciel les emmène encore plus haut, avec des trapèzes qui augmentent les voltiges. Ils passent de mains en mains, à l’endroit, à l’envers. Sans arrêt, avec une énergie considérable, un humour constant sur une musique originale qu’ils jouent en s’immisçant dans les saltos. Ils ne peuvent aller plus loin sans crever le plafond. Magnifique spectacle emballant tout le public jeune et vieux (belle ovation finale à la première représentation). Akoreacro a trouvé un équilibre merveilleux entre tous les éléments qu’il manie, voltige, contenu, humour, musique. Très proches du public, les artistes brisent les cadres traditionnels du spectacle pour que l’émotion se répande plus fortement. Pour un début de saison de la Scène nationale d’Orléans en fanfare, c’est plus que réussi !   Ostinato Chapiteau Parc des Longues Allées à St Jean de Braye. Mardi 6 octobre, mercredi 7 à 19h30 Jeudi 8 octobre, vendredi 9, samedi 10 à 20h30 Découvrir l’envers du décor Samedi 10 octobre à 16h30 Renseignements et billetterie A lire aussi sur Magcentre: Jil Caplan ouvre la riche saison culturelle de l’Unisson de Saint-Jean-de-la-Ruelle L’article Le cirque Akoreacro voltige vers la lumière est apparu en premier sur Mag'Centre. Installé à St Jean de Braye, la compagnie présente Ostinato. Une incroyable tentative d’atteindre le ciel. Douze porteurs, voltigeurs et équilibristes se lancent en l’air dans une folle ambiance joyeuse. Réglé au millimètre, leurs figures font rêver. Prouesse, mais aussi intelligence et partage, Ostinato diffuse de l’émotion brute. Par Bernard Cassat La compagnie Akoreacro a […] L’article Le cirque Akoreacro voltige vers la lumière est apparu en premier sur Mag'Centre. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
"Si je ne suis pas accompagnée, je ne sors pas" : quand les difficultés de mobilité conduisent à l'isolement des seniors L'association des Petits Frères des Pauvres vient de publier son rapport 2026 sur la mobilité et l'isolement des personnes âgées. Elle estime qu'en France un million de séniors sont "assignés en résidence". La problématique est particulièrement sensible en Centre-Val de Loire. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
Mouvement lycéen : une intersyndicale du Loiret se joint à la mobilisation et dénonce une "répression policière aveugle" Plusieurs syndicats du Loiret annoncent se joindre au mouvement lycéen, en cours depuis une semaine. Ils appellent à la mobilisation, ce mardi 6 octobre, à Orléans. #nostrfr #actualites #loiret
Actus Loiret's avatar
Actus_Loiret 2 days ago
Un mois après un problème technique, le réacteur n°1 de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux remis en service Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux était à l'arrêt depuis le 25 août dernier, en raison d'un dysfonctionnement sur un composant électrique. Un peu plus d'un mois plus tard, il vient d'être remis en service, après la réalisation de travaux. #nostrfr #actualites #loiret
↑