L'idée que Bitcoin est traçable et ne convient pas aux utilisations criminelles est là depuis 2011 [1], et pourtant les criminels continuent de s'en servir (avec Monero). Bitcoin peut tout à fait être utilisé anonymement, notamment grâce au mélange de bitcoins (CoinJoin).
L'acceptation de cet élément de propagande par les bitcoineurs est une stratégie ayant pour but d'éviter l'interdiction de Bitcoin par les pouvoirs publics [2].
Le problème, c'est que nouveaux arrivants y croient et sont amenés à imaginer que la confidentialité n'est pas essentielle. Cependant, sans elle, il n'y a pas de résistance à la censure, ni de résistance à l'altération du protocole, donc rien qui ne garantisse la limite des 21 M.
Sans confidentialité, Bitcoin n'est qu'un vulgaire système de monnaie numérique contrôlé par l'État.
Les attaques contre les proches des détenteurs de bitcoins sont sordides, et très inquiétantes pour l'avenir de ce pays qu'est la France. Mais ce n'est pas la faute des médias si les criminels exploitent le caractère « sans autorisation » de la cryptomonnaie.
Il n'y a pas de solution technique parfaite : même avec des verrous temporels, on ne peut pas empêcher un transfert de finir par se faire, quand bien même ce serait le paiement d'une rançon.
[1]
"Saylor is taken seriously not simply because he is a rich guy, though that helps. He is taken seriously because he, like Jobs, can create a 'reality distortion field.' His intensity and zeal are dazzling. He mesmerizes people."
– David Plotz, March 2000
I've put together an archive of Satoshi Nakamoto's writings.
It contains:
- emails to Metzdowd Cryptography, p2p-research and Bitcoin mailing lists
- emails to Back, Dai, Finney, Trammell, Hearn, Malmi, Matonis, Hanyecz & Andresen
- posts from P2P Foundation and Bitcoin forums
- code from Nov. 2008, v0.1.0 & SourceForge commits
- icon and logo
Am I missing something?
La maîtrise du fonctionnement des preuves à divulgation nulle de connaissance en 1998 ne prouve pas qu'une personne est Satoshi Nakamoto. Cette primitive cryptographique ne faisait pas partie de la conception originelle de Bitcoin, et Satoshi ne semblait pas bien la connaître.
La première utilisation viable de zk-proofs pour améliorer la confidentialité de Bitcoin a été proposée en avril 2013 par Matthew Green au travers du protocole Zerocoin. Il a attiré l'attention de Hal Finney, Nicolas van Saberhagen (ByteCoin) et Gregory Maxwell sur Bitcointalk.
Le message de Satoshi où il parle des zk-proofs (qu'il orthographie "zero-knowledge-proofs") :
C'est une chose de dire que #BTC n'est pas comme les autres cryptomonnaies, et ça peut se défendre. C'en est une autre de dire que BTC n'est pas une cryptomonnaie : c'est un contresens historique.
Un acteur pratiquant la censure financière à profusion depuis des années annonce lancer son stablecoin sur Ethereum, et l'écosystème se réjouit, vraiment ? Il y a vraiment des gens qui n'ont pas fait leurs devoirs.
La DeFi existe parce que la CeFi censure, discrimine, exclut. Qu'est-ce qu'ils font sur Ethereum si c'est pour reproduire la même chose ?
« L'une des grandes avancées de la théorie économique autrichienne est la notion que toute valeur est complètement subjective - il s'agit tout simplement de ce que les gens sont prêts à payer pour la chose valorisée. [...] Toute monnaie est psychologique. »
– Perry Metzger, courriel à la liste extropienne, 27 juillet 1993
https://diyhpl.us/~bryan/irc/extropians/raided-mailing-list-archives/unzipped/disk-16/DIG727_6.TXT