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⬆️ Perso ⬇️ Komainu : archives Bitcoin & Articles @f®@nO< npub1kw037ye3me74cwpsdq5uupmx96jqym6d5yqz3zwehtssav66a07q94p4ns https://yakihonne.com/profile/nprofile1qqst88clzvcaul2u8qcxs2wwqanzafqzdax6zqpg38vm4cgwkddwhlqzqqpsgqqqqqqqg8smwe Nip05 : franckb@blitzwalletapp.com
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Famas 2 months ago
Thomas d’Aquin : maître thomiste fusionnant Aristote et foi chrétienne. Juste prix anti-usure, propriété pour le bien commun, vertu vers Dieu. Influence éternelle en éthique et doctrine sociale ! #Thomisme #HashEcon #nostrfr 👀 https://hashecon.univer.se/ View article →
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Famas 2 months ago
📜 Né à Sérignan (1248), le franciscain Pierre de Jean Olivi pense la valeur comme subjective, défend le juste prix du marché, condamne l’usure et légitime le commerce : un précurseur de l’économie moderne. #HashEcon #nostrfr https://hashecon.univer.se View article →
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Famas 2 months ago
👑 Robert de Courçon (1160-1219) 💰 Son obsession : l’usure. Pour lui, prêter à intérêt = vendre ce qui n’existe pas. Une croisade morale contre les profits faciles. #HashEcon #nostrfr https://hashecon.univer.se View article →
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Famas 2 months ago
💡 XIVe siècle, Nicole Oresme (1323–1382) dénonce déjà l’injustice des dévaluations monétaires : pour lui, la monnaie appartient à la communauté, pas au prince. Précurseur des débats sur inflation, “argent sain” & limites du pouvoir, il trace la voie vers l’économie moderne. #HashEcon #nostrfr View article →
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Famas 3 months ago
François Quesnay (1694 – 1774) Il était médecin de Louis XV et surtout connu comme le fondateur de l'école des Physiocrates, un courant économique du XVIIIe siècle en France, qui mettait l'accent sur l'agriculture comme source unique de richesse et prônait un gouvernement minimaliste respectant l'ordre naturel. Les Physiocrates, influencés par des idées confucéennes et l'idéal d'un royaume agricole, défendaient des principes comme la liberté du commerce et une fiscalité unique sur la terre. Les Physiocrates croyaient en un « ordre naturel » économique, où l’agriculture est la source première de la richesse, et où les lois économiques naturelles doivent être respectées. Parmi ses disciples ou ceux qui gravitèrent autour de lui : le marquis de Mirabeau (père du révolutionnaire), Pierre-Samuel Dupont de Nemours, le Mercier de la Rivière, l’abbé Baudeau, etc. Son œuvre emblématique, le *Tableau économique*, illustre cette vision systématique de l'économie. - "Sans la certitude de la propriété, le territoire resterait inculte." (Sans la certitude de la propriété, la terre resterait inculte.) Cette phrase souligne l'importance de la propriété privée pour le développement économique. - "Laissez faire, laissez passer." (Laissez faire, laissez passer.) Un slogan emblématique des Physiocrates, plaidant pour la non-intervention de l'État dans le commerce. - "Pauvres paysans, pauvre royaume." (Pauvres paysans, pauvre royaume.) Elle met en évidence le rôle central de l'agriculture dans la prospérité nationale. - "To secure the greatest amount of pleasure with the least possible outlay should be the aim of all economic effort." (Obtenir le plus grand plaisir avec le moins de dépense possible devrait être l'objectif de tout effort économique.) Cette idée reflète une approche utilitariste de l'économie. D'autres citations, comme "Tel est le débit, telle est la reproduction" (Tel est le débit, telle est la reproduction), insistent sur les flux économiques. François Quesnay et les Physiocrates n'ont pas de lien direct avec l'école autrichienne d'économie (fondée au XIXe siècle par Carl Menger et développée par des penseurs comme Ludwig von Mises ou Friedrich Hayek), mais il existe des influences indirectes via la tradition libérale et subjective de la pensée économique. Selon certains historiens comme Joseph Schumpeter, l'école autrichienne s'inscrit dans une lignée d'analyse subjective qui remonte aux scolastiques tardifs, passe par des économistes français comme Cantillon, Condillac, Quesnay, Turgot et Say, pour aboutir à Menger. Les Physiocrates ont influencé les idées de liberté économique et d'ordre naturel, qui résonnent avec le concept d'ordre spontané cher à Hayek. Cependant, les Autrichiens critiquent souvent les Physiocrates pour leur focalisation exclusive sur l'agriculture, les plaçant en conflit avec d'autres écoles. Quesnay est ainsi vu comme un précurseur distant plutôt qu'une référence centrale pour les Autrichiens. Murray Rothbard — il voit les physiocrates (et Quesnay) comme des précurseurs importants du libéralisme économique et il leur accorde un rôle positif dans la lutte contre le mercantilisme ; Rothbard les cite explicitement dans des essais sur la préhistoire de l’école autrichienne. oll.libertyfund.org Ludwig von Mises — évoque la pensée physiocrate en la replaçant dans l’histoire du libéralisme/économie politique et note certaines maximes populaires du XVIIIᵉ siècle liées à cette tradition. (Références à la physiocratie dans des commentaires historiques de Mises). Emerald+1 Friedrich Hayek — Hayek discute surtout Cantillon mais reconnaît des traits (division tripartite de la société, analyses pré-classiques) qui se recoupent avec ce qu’on attribue ensuite à Quesnay ; Hayek sert donc de pont intellectuel en montrant la filiation d’idées pré-classiques vers la pensée libérale ultérieure. oll.libertyfund.org Carl Menger / Böhm-Bawerk — il n’existe pas (ou peu) de références directes et soutenues de Menger ou Böhm-Bawerk qui reprennent Quesnay comme source théorique centrale. Menger est plutôt situé historiquement comme fondateur d’une nouvelle rupture (théorie subjective de la valeur) ; les bibliothèques/archives note(nt) la place historique de Quesnay mais pas d’emprunt théorique massif. Point de rupture majeur : les fondements théoriques divergent fortement. Les autrichiens (Menger → subjectivité de la valeur, rôle central de l’entrepreneur, théorie du capital) ne reprennent pas la thèse physiocrate fondamentale selon laquelle seule l’agriculture produit un surplus net. Les autrichiens développent des outils analytiques et méthodologies (marginalisme, action humaine, incertitude) qui n’existent pas chez Quesnay. Readings in Economic Thought+1 Influence indirecte : plutôt qu’une filiation doctrine-par-doctrine, on a une parenté d’esprit (préférence pour la liberté économique, critique du mercantilisme) et une héritabilité historique : Quesnay fait partie d’un substrat d’idées (économie politique du XVIIIᵉ) que les penseurs libéraux et certains autrichiens ultérieurs reconnaissent comme contexte ou antécédent. Article Mises.org (portail autrichien) : “Physiocracy and Free Trade in 18th-Century France” — montre comment les physiocrates, Quesnay inclus, sont vus dans la tradition libérale ultérieure pour leur défense du libre-échange. Mises Institute Rothbard (essais historiques) : il classe les physiocrates comme influence importante sur la tradition libérale ; Rothbard reprend Quesnay dans ses discussions sur la préhistoire de l’école.
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Famas 3 months ago
Vincent de Gournay (1712-1759) est un économiste français du XVIIIe siècle, souvent présenté comme un précurseur de l’économie politique libérale. Vincent de Gournay appartient à la famille des économistes libéraux classiques français de l’époque des Lumières. Il est considéré comme un pionnier de la pensée économique libérale en France, préfigurant les physiocrates (comme François Quesnay) et influençant directement des figures comme Anne-Robert-Jacques Turgot. Contrairement aux physiocrates, qui mettaient l’accent sur l’agriculture comme source unique de richesse, Gournay défendait un libéralisme plus large, axé sur le commerce, l’industrie et la liberté des échanges, tout en critiquant les réglementations étatiques et les corporations. Il est parfois associé à un “groupe de Gournay” ou à une école informelle de libéraux pratiques, distincte mais complémentaire des physiocrates, qu’il a devancés de plusieurs années dans la lutte contre les interventions gouvernementales excessives. Son influence s’inscrit dans le contexte mercantiliste de l’époque, qu’il cherchait à réformer vers plus de liberté économique intérieure, bien qu’il maintenait des vues protectionnistes à l’international pour contrer les rivaux comme l’Angleterre. Gournay est surtout connu pour avoir popularisé (sinon inventé) l’expression emblématique du libéralisme économique : • “Laissez faire, laissez passer” (Let it be done, let it pass), qui symbolise l’idée que l’État devrait s’abstenir d’intervenir dans les affaires économiques pour laisser les marchés s’autoréguler. Cette phrase, souvent attribuée à lui par ses contemporains comme Turgot, reflète son opposition aux réglementations et aux monopoles. Une autre citation attribuée à Gournay, variant sur le même thème, est : • “Laissez faire et laissez passer, le monde va de lui-même” (Let it be done and let it pass, the world goes on by itself), soulignant la confiance dans les mécanismes naturels de l’économie sans ingérence bureaucratique. Ces citations proviennent de ses discussions et écrits, comme rapporté dans l’Éloge de Turgot (1759), et incarnent son credo contre les “procédés pédantesques des gouvernants”. Bien que Vincent de Gournay ait vécu plus d’un siècle avant la fondation formelle de l’école autrichienne (par Carl Menger dans les années 1870), il est souvent considéré comme un précurseur indirect de ses idées, particulièrement dans les cercles libertariens et autrichiens modernes. L’école autrichienne (avec des figures comme Ludwig von Mises, Friedrich Hayek et Murray Rothbard) met l’accent sur l’individualisme méthodologique, la liberté des marchés, l’opposition à l’interventionnisme étatique et le rôle des entrepreneurs – des thèmes qui résonnent avec les plaidoyers de Gournay pour la liberté du travail, du commerce et contre les corporations. • Influence et références : Les économistes autrichiens, via des institutions comme le Mises Institute, le citent comme un ancêtre intellectuel du libéralisme radical. Par exemple, dans l’ouvrage 15 Great Austrian Economists (édité par Randall G. Holcombe et publié par le Mises Institute en 1999), Gournay est inclus parmi les “grands économistes autrichiens” pour son rôle pionnier dans la promotion du laissez-faire, même si cela étend rétroactivement le label “autrichien” à des libéraux classiques. Mises et Hayek ont référencé des penseurs français comme Turgot (élève direct de Gournay), qui a transmis ses idées sur la concurrence et la marine marchande. Gournay a influencé la publication posthume de l’Essai sur la nature du commerce en général de Richard Cantillon (1755), un texte clé pour les autrichiens en raison de sa théorie de l’entrepreneur et des marchés dynamiques – un lien indirect via le “groupe de Gournay”. Des historiens comme Antoin Murphy notent que Gournay et Quesnay ont contribué à diffuser Cantillon, renforçant ainsi une chaîne d’influence vers l’école autrichienne, qui valorise Cantillon comme un proto-autrichien. • Points de convergence : Les deux courants partagent une aversion pour les réglementations (guildes pour Gournay, planification centrale pour les autrichiens) et une confiance dans les processus spontanés du marché. Cependant, le lien reste plus historiographique que direct : Gournay n’a pas développé les outils théoriques autrichiens comme la subjectivité de la valeur ou les cycles économiques, et ses vues protectionnistes extérieures contrastent avec le libre-échange pur des autrichiens. En résumé, Gournay n’est pas un membre de l’école autrichienne, mais il est revendiqué comme une référence fondatrice dans leur généalogie intellectuelle, particulièrement pour son combat contre l’État interventionniste. 📚Œuvres de Vincent de Gournay 📚Gustave Schelle – Vincent de 📚Gournay (1897) 📚Turgot – Éloge de Vincent de Gournay #nostrfr
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Famas 3 months ago
Le marquis d’ #Argenson (René-Louis de Voyer de Paulmy, 1694-1757) est considéré comme un précurseur du libéralisme économique en France, antérieur aux physiocrates comme François #Quesnay. Ses idées s’inscrivent dans la tradition des penseurs libéraux du XVIIIe siècle, influencés par des figures comme John #Locke, et marquent une transition vers l’économie classique. Il prônait une intervention minimale de l’État dans l’économie, avec une emphase sur la liberté du commerce et la suppression des barrières douanières, sans pour autant appartenir formellement à l’école #physiocrate, qu’il a précédée et influencée indirectement.    Ses écrits, comme les Considérations sur le gouvernement de la France, défendent un gouvernement limité favorisant la liberté naturelle, le plaçant parmi les proto-libéraux ou les économistes indépendants favorables au libre-échange. Le marquis d’Argenson est souvent associé à l’origine du principe “laissez-faire”, qu’il a formulé dans ses mémoires et écrits économiques. Voici quelques citations emblématiques extraites de ses œuvres : • “Pour gouverner mieux, il faudrait gouverner moins.” (Exprimant l’idée d’un gouvernement minimal pour une meilleure efficacité.)  • “Laissez faire, morbleu ! Laissez faire !” (Une exhortation passionnée à laisser libre cours au commerce sans intervention étatique.)   • “Qu’on ne s’embarrasse pas de l’air, il sort, il entre, et néanmoins on n’en manque jamais dans le royaume ; c’est cependant une denrée bien nécessaire.” (Analogie pour défendre la liberté des échanges, comparant les marchandises à l’air qui circule librement.)  • “Cela prouvera que, en bien des choses, laissez aller la nature et la liberté naturelle, et tout ira bien mieux que par des règlements qui forcent ; ce qui concourt à obéir aux ordres du Créateur.” (Soulignant les bénéfices de la liberté naturelle sur les régulations forcées.)  • “Qu’on laisse faire chacun en droit soi, au lieu de gêne et de précautions mal inventées. Alors tout va bien.” (Plaidoyer pour la non-ingérence dans les affaires individuelles.) Il n’existe pas de lien direct documenté entre le marquis d’Argenson et l’école autrichienne d’économie (fondée au XIXe siècle par Carl Menger, et développée par Ludwig von Mises et Friedrich Hayek au XXe siècle). Cependant, un lien indirect existe via ses idées sur le “laissez-faire” et le gouvernement minimal, qui sont des piliers de la pensée autrichienne. Les économistes autrichiens valorisent les précurseurs du libéralisme classique, et d’Argenson est parfois cité dans des cercles libertariens comme un pionnier de ces principes, bien qu’il ne soit pas explicitement référencé par Mises ou Hayek dans leurs œuvres principales. Bien que non central dans la littérature autrichienne, son influence se manifeste à travers l’héritage du libéralisme français (comme chez Turgot ou Bastiat), que les Autrichiens ont souvent invoqué pour critiquer l’interventionnisme étatique. image
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Famas 3 months ago
Pierre de Boisguilbert (ou Pierre Le Pesant, sieur de Boisguilbert) (1646-1714) Pierre de #Boisguilbert (ou Pierre Le Pesant, sieur de Boisguilbert) est considéré comme un économiste préclassique français, précurseur des #Physiocrates et l’un des premiers théoriciens du libéralisme économique continental. Il s’opposa fermement au mercantilisme colbertiste, prônant le laissez-faire et une intervention minimale de l’État pour permettre aux individus de poursuivre leur intérêt personnel, ce qui favoriserait l’harmonie économique naturelle.   Il est souvent classé parmi les premiers libéraux éclairés, influençant la tradition libérale française qui mènera aux Physiocrates (comme #Quesnay et #Turgot) et à l’école libérale du XIXe siècle.   Son œuvre marque le début d’une lignée d’économistes libéraux en France, soulignant l’importance du marché libre et de la critique des politiques réglementaires.  Sur la critique des prédécesseurs et des politiques ruineuses (adressé au ministre Chamillart sur la fiscalité jusqu’en 1695) : 
Original : “vos prédécesseurs étaient bien intentionnés, mais ils agissaient comme s’ils étaient payés pour précipiter la chute du Roi et de son peuple.”

Contexte : Critique des méthodes fiscales destructrices qui mènent à la ruine économique.  • Sur les restrictions au commerce des grains : 
Original : “comme poignarder chaque année une grande quantité de personnes.” 
Contexte : Condamnation des restrictions gouvernementales sur le commerce des grains, qui aggravent la faim au lieu de la soulager.  • Sur la nécessité de reconnaître la réalité économique (à un contrôleur général) : 
Original : “veuillez être assez bon pour ouvrir les yeux sur la véritable situation du royaume.”

Contexte : Appel à une prise de conscience des conditions économiques réelles pour réformer les politiques.  • Sur l’effet dissuasif d’une fiscalité injuste et imprévisible : 
Original : “Seule une vie quotidienne de pain et d’eau peut garder un homme en sécurité. Si son voisin le voit acheter un morceau de viande ou des vêtements neufs, on le fera payer ; s’il reçoit par accident de l’argent, il doit le cacher, car s’il était jamais connu, il serait un homme perdu.”

Contexte : Description de comment une fiscalité oppressive incite les gens à cacher leur richesse et à limiter leur consommation, freinant l’économie.  • Sur les restrictions commerciales décourageant les producteurs : 
Original : “une fois qu’un producteur a expérimenté ce qu’il faut pour vendre sa marchandise, voyant comment les employés du gouvernement abusent du commerce, le producteur s’assurera de ne plus jamais commercer.”

Contexte : Critique des abus bureaucratiques qui découragent le commerce et la production.  • Sur la liberté des routes et du commerce : 
Original : “La liberté des routes est nécessaire pour la consommation et par conséquent pour les revenus. Ils ne peuvent pas sortir d’une situation où l’on rencontre à chaque pas des gens qui sont payés pour empêcher deux pays de commercer l’un avec l’autre.”

Contexte : Plaidoyer pour la liberté commerciale interne et externe, critiquant les barrières qui entravent les échanges.  Pierre de Boisguilbert est souvent référencé par les économistes autrichiens comme un précurseur des idées libérales et du marché libre, bien qu’il ne fasse pas directement partie de l’école autrichienne (fondée au XIXe siècle par Carl #Menger). Son influence réside dans sa défense de l’ordre naturel spontané du marché, où l’intérêt personnel des individus mène à une harmonie sociale sans intervention étatique, des concepts qui résonnent avec les principes autrichiens comme l’ordre spontané (#Hayek) et la critique de l’interventionnisme (#Mises).    Murray #Rothbard, figure clé de l’école autrichienne, loue Boisguilbert dans son Histoire de la pensée économique et d’autres écrits, le décrivant comme l’un des premiers à concevoir le système de relations sous-jacent à l’ordre économique, soulignant son approche méthodologique (partir d’échanges simples pour étendre à l’économie globale) et sa critique des politiques mercantilistes.   Rothbard note que Boisguilbert voyait l’harmonie collective émerger des efforts individuels pour avancer leur intérêt personnel : “Collective or social harmony… arises from the efforts of innumerable individuals to advance their self-interest and their happiness.” Il ajoute que “nature alone can introduce that order and maintain the peace. Any other authority spoils everything by trying to interfere, no matter how well-intentioned it may be,” reliant cela à l’idée autrichienne d’un marché auto-régulé.  Boisguilbert est ainsi une référence historique pour les Autrichiens, illustrant l’évolution des idées libérales vers l’économie de marché libre, bien que son influence soit plus indirecte via la tradition libérale française.
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Famas 3 months ago
L’abbé de Saint-Pierre (Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre, 1658-1743) n’est pas strictement classé comme un économiste au sens moderne, mais comme un penseur des Lumières et un réformateur politique et social dont les idées touchent à l’économie. Il appartient à la famille des précurseurs du #libéralisme économique français, influencé par les idées utilitaristes et réformistes du XVIIe siècle. Ses écrits sur le commerce, les finances publiques, les impôts (comme une taille tarifée proportionnelle ou un système fiscal équitable, incluant un impôt progressif sur le revenu), la monnaie et les réformes administratives le placent parmi les penseurs de l’école libérale classique naissante. Il est considéré comme un pionnier du laissez-faire, avec des idées sur la paix perpétuelle favorisant le libre-échange et la prospérité économique, influençant les #physiocrates (comme #Quesnay) et les libéraux ultérieurs comme #Bastiat ou #Molinari. Ses propositions utilitaristes visent à maximiser le “bonheur du plus grand nombre” par des réformes étatiques efficaces, le reliant aux économistes éclairés français plutôt qu’aux mercantilistes ou aux socialistes. Des sources comme l’Institut Coppet le présentent comme un contributeur à l’économie politique libérale émergente, rectifiant les idées sur le commerce et l’impôt.      • Sur la paix perpétuelle (du Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe, 1713) : “Sans doute la paix perpétuelle est à présent un projet bien absurde ; mais qu’on nous rende un Henri IV et un Sully, la paix perpétuelle redeviendra un projet raisonnable.” Cette phrase souligne son optimisme conditionnel pour une union européenne pacifique, malgré les obstacles actuels.   • Sur l’utilité et le progrès humain (inspiré de ses réflexions morales et politiques) : “L’habitude est une seconde nature, et qui sait si la nature elle-même n’est pas une première habitude.” (Adaptation d’une idée de Pascal, mais reprise dans ses écrits pour justifier les réformes sociales et économiques durables).  • Sur le travail et la prospérité (dans des contextes réformistes) : Il met l’accent sur le travail productif comme source de bien-être, réduisant l’oisiveté et le luxe, avec des idées comme : “Le travail productif et rémunérateur augmente le bien-être et réduit l’oisiveté.” (Synthèse de ses propositions sur l’économie bienfaisante et les réformes fiscales).   Il n’existe pas de lien direct entre l’abbé de Saint-Pierre et l’école autrichienne d’économie (fondée au XIXe siècle par Carl #Menger, puis développée par #Mises, #Hayek, etc.), car il précède cette école de plus d’un siècle. Cependant, des liens indirects existent via la tradition libérale classique : • Influence via le libéralisme français : Saint-Pierre est vu comme un précurseur du libéralisme, avec des idées sur la paix internationale favorisant le libre-échange et la division du travail, qui résonnent avec les principes autrichiens de marchés libres et d’ordre spontané. Des économistes libéraux français comme Gustave de #Molinari (un proto-anarcho-capitaliste influençant les Autrichiens comme #Rothbard) l’ont étudié et cité comme un pionnier du pacifisme libéral et des réformes utilitaristes. Molinari, dans son essai de 1857, le présente comme une figure symbolique pour les libéraux du XIXe siècle promouvant la paix et la liberté économique.   • Références dans des cercles libéraux modernes : L’Institut Coppet, qui promeut les idées libérales classiques et autrichiennes (inspiré du Groupe de Coppet et proche des penseurs comme Mises), publie et analyse ses œuvres, le reliant à l’histoire du libéralisme. Ses propositions pour une union européenne pacifique et des réformes fiscales équitables (comme un impôt gradué, bien que cela diverge des vues autrichiennes anti-progressives) influencent indirectement la pensée libérale qui nourrit l’école autrichienne, via des intermédiaires comme Bastiat ou Say.    • Points de divergence : Ses idées étatistes (réformes centralisées, rôle fort du gouvernement dans l’éducation et les finances) contrastent avec l’individualisme méthodologique autrichien, mais son utilitarisme et son opposition à la guerre (coûteuse économiquement) alignent avec les critiques autrichiennes des interventions étatiques destructrices. En résumé, Saint-Pierre est une référence historique pour les libéraux, influençant indirectement l’école autrichienne via la chaîne du libéralisme classique français, sans être une influence centrale ou citée fréquemment par Menger ou Mises.
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Famas 3 months ago
Sur les trois manières de profiter de la monnaie (et leur immoralité croissante) Original (latin) : « Tres sunt modi quibus ex pecunia, non posita ad usum naturalem, lucrum fieri potest: unus est ars nummulariorum, argentariorum sive cambiorum; alius est usura; tertius est mutatio monetarum. Primus modus contemptibilis, secundus malus, tertius pejor. » Traduction moderne : « Il y a trois manières de profiter de la monnaie sans l'employer à son usage naturel : la première est l'art des changeurs, banquiers ou échangistes ; la seconde est l'usure ; la troisième est l'altération de la monnaie. La première est méprisable, la seconde mauvaise, la troisième pire. » Oresme hiérarchise les abus monétaires, plaçant la mutation au sommet de l'immoralité, pire que l'usure. Nicole Oresme 1355 #nostrfr
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Famas 3 months ago
« Je suis d’avis que la cause principale et finale pour laquelle le prince prétend avoir le pouvoir d’altérer la monnaie est le profit ou le gain qu’il peut en tirer ; sinon, il serait vain de faire tant de changements si grands. » Nicole Oresme 1355 🗿
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Famas 3 months ago
« Moneta non est dominium principis sed commune bonum populi. » « La monnaie n'est pas la propriété du prince, mais le bien commun du peuple. » Nicole Oresme 1355
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Famas 3 months ago
🇬🇧R. P. Shepherd – Turgot and the six Edicts In this book, professor Shepherd offers a comprehensive study of the radical reforms enacted by Turgot in 1776, which aimed at establishing in France a free-market economy. At a time when the ancien régime was already falling apart, the newly appointed Minister tackled its most aberrant and archaic features by putting forward the freedom of labor, the freedom of trade, and the abolishment of economic privileges. Twenty years before the Révolution française, these bold reforms were designed to overhaul the monarchy and avoid turmoil. The author provides the first full translation of these six edicts and thus enable the reader to make sense of this very daring project. Free PDF Mobi Epub DOC HTML version image
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Famas 3 months ago
🇬🇧 New and unpublished material regarding French classical liberalism French classical liberalism is commonly recognized as one of the greatest traditions of promoters of freedom. Yet this recognition and the help these authors provide is limited by a great number of misconceptions, which stem from the fact that, up to this day, historians and commentators have relied upon scattered and limited sources. In this book are published a wide range of new and unpublished documents, from renown authors such as the physiocrats, Bastiat, Molinari, J.-B. Say, Yves Guyot, among other names. These writings, offered in both original French and English translation, and carefully annotated, uncover new aspects of French classical liberalism and will be of great value to scholars and lovers of liberty alike. Free pdf version image
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Famas 3 months ago
🇬🇧 Collected Works of Dupont (de Nemours) – vol. 1 In 2019, the Institut Coppet in Paris has initiated the long-overdue publication of the collected works of physiocrat economist Pierre Samuel Dupont de Nemours (texts in the original French; introduction and notes in English), with the aim of having his merit as a thinker more widely and fairly recognized. — The first volume, covering his early writings (1763-1764), offers almost ninety percent of new documents, obtained from archives and libraries both in France and in the United States, shedding new light on Physiocracy and on the history of political economy in 18th century France. Free pdf version image
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Famas 3 months ago
Léonce de Lavergne – Les économistes français du dix-huitième siècle Plus que toute autre période de notre histoire intellectuelle, le XVIIIe siècle continue de nous dominer et de nous fasciner. Son héritage est tout à la fois scientifique et moral : c’est l’ère de la science, qui certes n’est pas close, et celle d’un humanisme qui reste rafraîchissant. Dans le domaine de ce qu’on appelait encore « l’économie politique », les réalisations furent plus brillantes encore peut-être qu’en philosophie, en littérature ou en politique. En 1700, c’était toute une science sinon à créer, du moins à coordonner et à organiser, que cette discipline, et une série de penseurs dont la notoriété reste encore à faire, s’en sont occupés. Le livre que nous rééditons ici contient une série de tableaux, sur quelques-uns des personnages, tous plus attachants les uns que les autres, qui ont concouru dans cette carrière, autour de l’époque des Lumières : l’abbé de Saint-Pierre, François Quesnay, le marquis de Mirabeau, les physiocrates, Turgot, le marquis de Chastellux, l’abbé Morellet et Dupont de Nemours. Cet ouvrage est disponible gratuitement au format électronique : PDF #nostrfr image
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Famas 3 months ago
Gm #nostrfr 22 ans de mariage today.